訓辞

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Résumés des Fictions

50% Travesti <En cours>

Depuis le départ de son colocataire, Mathis vit seul dans le grand appartement. Celui-ci avait eut une relation tendue avec son ex coloc. Mais ce n’est pas une grande perte pour Mathis ! Il fit une annonce sur Internet. De préférence, une fille ; car le désordre d’un mec le mettait hors de lui.

Bien vite, quelqu’un répondra à son annonce…

Quant à Miyabi, il va recevoir une lettre qui dit que son propriétaire est mort. Et l’appartement où il vit va être rendu aux héritiers du défunt. Il devra se trouver donc un logement, et vite ! Il cherchera dans les journaux, sans succès. Puis, le Net, résolution à tout ! Et bonheur, un appartement au loyer pas cher. Mais Malheur… C’était une fille qu’on réclamait.


Aucune inquiétude, Miyabi trouvera une solution !


C'était presque parfait <En pause>


Une histoire d'amour qui commence par un entretien d'embauche dans une agence de mode. Le jeune styliste tombe amoureux de son patron. Il cèdera plus tard, quand il comprendra qu'il n'a plus aucune chance. Les semaines passent, et le patron ne peut plus se le cacher. Son nouvel employé ne le laissait pas indifférent... Ils se mettent donc ensemble. Mais les mois passent, et le Patron change. Il aime tellement le styliste qu'il veut le garder tout pour lui. Le patron était devenu possessif, malade de jalousie, violent.

Le jeune styliste l'aimait toujours autant, mais c'était soit aimer en souffrant, soit aimer en silence...

Qu'allait-il choisir ?


Deux pour Un <Finie>

Deux adolescents, Seiishi et Alexandre, découvrent leur sexualité. Lentement pour l'un, impatiemment pour l'autre. C'est bien plus tard, et en plein milieu de leur timide histoire d'amour, que débarque un personnage mystérieux ; Jeremy. Attachant, acceptant son homosexualité, semant le trouble et la confusion. L'un des deux amants, Seiishi, est moins ouvert, n'affirme pas son orientation, et refuse de passer à l'acte. Alex cèdera-t-il à la tentation qu'était Jeremy à son égard ?

Frères de sang <En pause>

Deux frères ont été séparés durant leur enfance. Leurs parents biologiques sont morts. Ils se sont fait adoptés et en même temps, séparés... Ils vont grandir et se rencontrer par hasard. Leur lien fraternel les unira, de la plus belle des manières. Une manière belle mais interdite, mal vue et inapprouvée.

La vérité les freinera-t-il ?


The hell of iron <En pause>

Tout se passera dans une prison, où Joël fera son entrée.

Le frère de Joël lui a donné un certain conseil à suivre, lui-même ayant fait de la prison auparavant.
Joël rencontrera une personne en particulier.
Une personne hypocritement aimée par les autres taulards pour éviter les ennuies. Takeshi Keisuke.
Leur rapprochement les lient dans une incertaine aventure,
Où leur combat pour leur amour n'est pas garantie..


Glacées sont tes lèvres... <En pause>

Les parents de Jorys lui offre un billet pour le Népal, où il fera une escapade dans les montagnes de l'Himalaya. Dans son groupe de voyage, il y a : Une femme enceinte de 4 mois, un médecin, un grand-père et son petit fils trisomique, un vieu guide et son apprenti...

Apprenti pour lequel Jorys ne resistera pas.

En haut, dans les montagnes, tout ne se passe pas comme prevu.

Ils resteront coincés dans une grotte, après une violente avalanche qui tuera l'un du groupe.
Trois des sept survivront au voyage, qui était censé être une joyeuse rendonnée.

Jorys 
saura-t-il garder en vie celui pour qui tout n'est qu'une question d'amour ?


L'orgie du Prince <En cours>


Moyen-âge, 1400. Le roi fête chaque année les orgies. Il a un fils âgé de 16 ans, concidéré donc comme un adulte. Son père lui annonce qu'il a le droit, pour sa fête de maturité, à choisir ses servants susceptibles de lui plaire. Le prince refuse de se vouer à ce genre de fête, il avait toujours trouvé que les orgies étaient immondes et barbares. Il était trop sensible pour osé toucher quelqu'un sans son consentement, tandis que les autres soldats ne se gênaient pas pour violer les plus jeunes. Malgré cela, il allait devoir bientôt se trouver une princesse, et ces orgies étaient une sorte de moyen pour s'en trouver une qu'il protègera de ce rituel annuel. Mais jamais il n'aurait pensé que cette princesse sera un villageois de son âge, fils d'un simple et pauvre agriculteur...

Him or the Justice ?  <Finie>

Aryan, âgé de 23 ans, vient de devenir flic sous les félicitations de tous.

Lui et Kelii, son collègue de travail, auront pour charge de résoudre un dossier sur la Mafia Japonaise, depuis longtemps poursuivie par les policiers.
Quand Aryan rencontrera Korin, fils unique du Caïd Japonais, sa vie d'humble policier changera.

Leur amour naquit dans les quartiers insécurisés de New York. Malgré leur destin totalement opposé, la liberté de vivre un rêve les prend tous les deux, mais jusqu'où les mènera-t-il ?

 

Mercredi 28 mai 2008

Chapitre VIII (Partie I)

 

Un mois, quatre semaines et quelques jours que Kassian et Kris se fréquentaient. Peut-être pas encore fous amoureux, mais chez les deux adolescents se lisaient un désir pour l’autre. Cela allait également faire tout ce temps que Kate passait le moins de temps possible à l’appartement, préférant éviter la stupide liaison qu’entretenaient les jeunes gens. Il ne rentrait que pour prendre du repos, à des heures où il était sûr que personne ne squatterait les lieux.

 

Ce soir-là, Miko, Andrea et Jelski étaient présents. C’était la première fois en moins d’un an qu’ils pouvaient, enfin, se retrouver ensemble comme au bon vieux temps. Sauf qu’il manquait une seule et unique personne à la petite fête…

 

Tous les quatre étaient assis à terre, sur le sol recouvert d’un nouveau tapis, au salon. Les trois aînés jouaient au poker, tandis que Kassia se permettait d’aller chez l’un et l’autre pour voir leur carte.

 

-          Kassia, j’te jure que si t’aides Miko à gagner, ça va mal s’passer pour toi ! S’énerva Andreï qui n’acceptait pas ses défaites.

-          Comment t’es un mauvais joueur ou quoiii ! Se moquait gentiment Jelski, qui lui vola un baiser.

 

Le silence retomba à nouveau quand ce fut au tour du perdant de tirer.

 

-          Kassian… Va nous chercher des bières s’te plait… Murmura-t-il, toujours concentré.

 

Malgré l’heure tardive, l’ukrainien se résigna à exécuter les ordres du chef, qui ne cherchait qu’à se débarasser de lui. Toutefois, râleur, il lâcha avec amusement, avant de refermer la porte derrière lui :

 

-          C’pas parc’que j’me casse que t’auras plus de chance, boulet !

 

Descendant les escaliers à pas de course, l’adolescent put entendre « EH BAH SI PARCE QUE TOI TU PORTES MALHEURE ! ». Le sourire aux lèvres, il traita son abruti de frère de tous les noms et sortit hâtivement de l’immeuble. Resserrant sa veste sur sa peau, il jura contre l’air froid qui pesait dans l’atmosphère. Le ciel grisâtre et nuageux aurait pu le démotiver à faire tout le chemin pour des conneries de canettes de bière, mais il était, étrangement, tellement de bonne humeur que rien ne pourrait l’arrêter dans sa démarche.

 

Avant d’entrer dans le petit magasin miteux, il compta ses quelques pièces. Oh bien sûr, voler n’était pas un problème, mais quand il avait les sous sur lui, il préférait cette méthode plus honnête…

 

Quand il franchit la porte, le vendeur, qui était assis derrière son comptoir, lui jeta un regard suspect avant de rabaisser les yeux et de retourner à ses occupations. Kassian n’y fit pas attention, et se dirigea dans les rayons alcoolisés, cherchant des yeux la marque préférée de ses aînés. Il n’avait sur lui qu’un euro et quelques cents, ce qui ne suffirait qu’à deux canettes. Cachant quatre bières sous sa veste, il en garda deux autres dans ses mains, histoire de ne pas trop attirer les soupçons.

 

Il paya sans difficulté et, au moment de sortir, la voix ironique et grave du vendeur retentit à ses oreilles telle une alerte.

 

-          C’est ok pour cette fois, mais n’prends pas trop cette habitude.

 

Kassian nia son avertissement, et continua tranquillement son chemin. Décidément, lui qui croyait qu’il passait aussi inaperçu que Miko, il se trompait royalement…

 

Sur le chemin du retour, il eut la surprise de voir Kate qui « attendait » en bas de l’immeuble. Les bras chargés d’alcool, l’aîné le fixa d’un air hautain, haussant un sourcil.

 

-          Ce… C’est pas pour moi ! C’est pour Andrea et les au…

-          J’en ai rien à foutre, je t’ai rien demandé. Contente-toi de faire la chienne, ça te va tellement bien.

 

La voix froide et le ton brusque du russe eurent l’effet d’un coup de poignard dans le cœur du jeune gamin. Il serra les dents pour éviter de ne rien dire de regrettable. Finalement, baissant les yeux, il décida d’être plus intelligent que Kate, et disparut dans le couloir du hall sans rien ajouter.

 

Arrivé à l’appart’, il déposa lentement les achats sur le sol.

 

-          C’est normal que Kate soit en bas ? Questionna l’adolescent.

-          Euh… Nan, Affirma Miko.

-          Si si, c’est normal ! Il voulait m’parler. J’reviens, continuer sans moi, Lâcha simplement Andreï qui se leva pour quitter le salon.

 

Une fois celui-ci partit, Kassian s’assit à sa place et jugea de son regard fouineur l’attitude de ses frères. Miko regardait ses pieds en se grattant le crâne, tandis que Jelski faisait mine de prendre une des canettes.

 

-          J’sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’on m’cache un truc… Marmonna Kassia d’un mauvais ton.

-          Hein ? Quoi ?

-          Oh ça va Miko, je suis pas bête ! De quoi vont-ils causer ?!

-          C’pas des trucs de goss, Rétorqua le lituanien.

 

L’ukrainien émit un long et dur soupir, qui exaspéra les deux vieux.

 

-          Vous allez vraiment rien m’dire ? C’est dégueulasse ! J’fais parti d’vous, merde, on est pas censé se cacher des choses ! Vous faites chier !

 

Il s’enferma dans leur chambre, et fit y les cent pas, écoeuré par leur comportement. « C’pas des trucs de goss ». L’excuse pourrie, minable, insensée, naze ! Il shoota dans un coussin, qui atterri en plein vol sur le mur voisin.

 

Il avait soudainement envie de la présence de Kristian. Au cours des semaines qui s’étaient écoulées, il avait eu bien tord au sujet de son compagnon. Toutes les fois où il avait pensé qu’il était comme Cameron, il avait eu faux… Kris avait un cœur énorme. Il était sentimental, romantique, sensible et généreux. Sauf qu’il cachait toutes ses qualités, et qu’il se forgeait une insupportable carapace à la Came, exposant des défauts qui n’étaient pas siens.

 

Sur son matelas inconfortable, il ferma les yeux, et s’endormit petit à petit…

 

Plus tard, trois coups furent donnés à la porte. Kassian, qui « dormait », ne prenait pas la peine de répondre. Et puis de toute manière, il savait qu’il s’agissait de Miko ; Il n’y avait que lui qui prenait la peine de toquer…

 

Celui-ci s’approcha du corps qu’il croyait endormi. Puis, bizarrement, chose que le polonais ne faisait jamais, il se coucha maladroitement aux côtés de l’ukrainien. L’adolescent eut le cœur qui rebondit lorsqu’un bras chaleureux le resserra contre un torse nu.

 

… Et Miko ne dormait jamais sans vêtement…

 

Une main agrippa la sienne. Kassia n’osait pas ouvrir les yeux. S’il le faisait, il verrait à qui appartenait ses douces mains… Et il ne voulait pas y croire…

 

 

Quand il ouvrit ses paupières, la lumière du soleil avait déjà envahi la pièce. Il n’y avait personne d’autre que lui. Tous les autres semblaient déjà s’être réveillés… Mais hier soir ? Etait-ce un rêve qu’il avait cru réel, tellement l’envie qu’il se produise le dévore… ? Il abandonna ses pensées, et se leva tel un zombi plus mort que vivant, et sortit en trombe de la chambre. Il découvrit Jelski et Andrea dans la fameuse pièce interdite, Miko qui s’empiffrait de sandwich et porno lesbien, et Kate qui griffouillait dieu seul savait quoi sur des sortes de parchemins à trois cents.

 

Il décida de rejoindre le polonais, s’emparant du pain qui lui était destiné.

 

-          Alors ? Tu fais toujours la gueule ? S’inquiéta Miko.

 

L’adolescent ne répondant pas, le polonais eut la confirmation silencieuse à sa question.

 

-          Tu sais… Il y des choses qu’on ne doit pas dire… Et qu..

-          Bah y a blindé d’truc que vous me cachez, alors. Mais bon, rien à branler. J’vous dirais plus rien non plus, c’est simple, Rétorqua-t-il sèchement.

 

L’aîné soupira et tapota l’épaule de son frangin, tournant la page de son magazine. Kassian l’observa longuement, et s’approcha de son oreille, demandant à voix basse :

 

-          Dis… Hier soir… Quelqu’un est entré dans la chambre ?

-          Bah j’en sais rien… Pourquoi ?

-          Comment ça t’en sais rien ?!

-          J’étais concentré au poker, mec ! Se vexa le blond.

 

Bah voyons.

 

Et Kassian parierait que c’était encore un truc qu’ils lui cachaient. Ils étaient tous pitoyables ! Il se redressa, et contempla Kate. Celui-ci avait beau être le plus désagréable des humains, le plus froid et le plus distant, il était terriblement attiré par lui… Et, en retour, tout ce qu’il recevait, c’était une indifférence monumentale à son égard. Kate se foutait de lui et sa gueule de mioche, c’était évident…

 

L’ukrainien observait discrètement les mèches argentées qui cachaient ses prunelles sombres. Un crayon à la main, le russe semblait plongé dans son occupation. Mâchant son sandwich au curry, il se demandait bien qu’était la passion de Kate. Sans doute qu’un gars aussi excentrique et solitaire que lui était attiré par ce qui était discret et généralement apprécié.

 


Désolée de devoir couper le chapitre, mais il était trop long =)

par Inki Inochi publié dans : Undercover Queer
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Samedi 24 mai 2008

Chapitre XVII

 

 

Vers minuit moins quart, des servantes s’étaient introduites dans la gigantesque chambre du jeune prince et son invité. Elles les avaient surpris en pleine séance de bisous et câlins un peu trop familiers à leur goût entre deux inconnus, mais elles ne laissèrent cependant pas leur préjugé les gagner. Séparant les deux amants, Aurèle dut suivre deux des quatre femmes à une autre pièce. Elles le lavèrent une seconde fois, l’habillèrent d’une tenue égale aux personnages sous royaux, ce qui le mit extrêmement mal à l’aise.

 

Du côté de l’héritier, tout ce passait plus ou moins mal. Il n’avait vraiment pas aimé qu’on vienne le déranger avec ces futilités qu’ils devaient subir pour « bien paraître » au banquet. Cassidy n’en avait que faire, de ce maudit banquet ! La chaleur des bras de son agriculteur préféré lui manquait déjà. Ils avaient été trop longtemps séparés, c’était ce qui le mettait hors de lui.

 

-          Non mais.. Vous… Mais vous serrez trop ce col ! Stop, laissez-moi faire ! Grogna-t-il.

 

Les bonnes femmes s’écartèrent un peu, visiblement vexées. Ce fut à cet instant qu’Aurèle les rejoignit. Elles sortirent discrètement à son arrivée, refermant lentement la porte d’entrée. Cassi, qui était face au miroir, n’avait rien vu de cette scène… Il se douta d’une manigance seulement quand des doigts hésitants se posèrent sur les siennes, afin de prendre le relais des ficelles à nouer. Il se calma aussitôt, mais ne résista pas à la tentation de se retourner vers le villageois, et de le fixer droit dans les yeux alors qu’il arrangeait son col…

 

Le bout de leur nez se frôlait, arrachant des sourires amusés à chacun d’eux. Rougissant, Cassi caressait de ses mains tremblotantes les joues hâlées de son beau prétendant. Inconscient qu’il n’aidait pas du tout Aurèle en le touchant de cette manière si charnelle, il continua à balader ses doigts sur le cou frémissant…

 

Hélas, les vêtements qui surchargeaient le corps admirable du travailleur empêchèrent toute autre exploration. Cassi poussa un juron, terriblement frustré qu’on le prive ainsi du jeune homme qu’il avait choisi.

 

-          Embrasse-moi et je te laisse tranquille… Murmura le prince à l’intention d’Aurèle.

-          Qui t’a dit que je voulais que tu me laisses tranquille ? Le taquina celui-ci.

-          Je ne sais pas pourquoi, mais je savais que tu allais répondre ça…

 

Cassidy lui emprisonna la bouche entre ses lèvres, en ayant la certitude qu’il ne se lassera jamais de lui. Sentir sa langue déguster la sienne, leur chaleur s’unir aussi intimement… Cassi ne pouvait mieux rêver que de rester aux côtés de cet être qu’il trouvait fascinant pour sa compréhension, sa naturelle beauté physique, et surtout, son bel intérieur où un cœur battait en sa faveur…

 

Enlacés, ils marchèrent lentement vers la sortie, toujours à s’échanger les dernières gâteries qu’ils pouvaient avant de faire leur entrée à la Salle où le banquet se déroulera.

 

Tandis que le prince baissait le poignet de la porte, ils lâchèrent leurs mains jusqu’à présent entremêlées.

 

Un homme les attendait là, souriant à Cassidy.

 

-          Veuillez me suivre, Dit-il de son étrange voix douce.

 

Les deux adolescents s’exécutèrent et, en silence, gagnèrent le reste des fêtards. L’héritier sentit une profonde joie en lui quand il vit Aurèle, un grand sourire aux lèvres. Celui-ci observait avec admiration les bouffons, présents pour divertir les invités, mais surtout le roi. Des jongleurs, des musiciens, des danseurs… Le villageois semblait être, pour la première fois de sa vie, participant et non spectateur de l’ivresse, l’hilarité et l’euphorie.

 

Les deux conjoints s’assirent discrètement aux chaises qui leurs étaient destinées, au premier rang, face au roi et à ses jeunes demoiselles qu’il avait visiblement choisies pour cette orgie.

 

C’était la première fois que le prince Cassidy se montrait ouvertement en public, ce qui lui valait des regards et chuchotements à son égard.

 

Faisant preuve de courtoisie, Aurèle salua le gros personnage comme il se le devait. Aurèle était assez impressionné de se retrouver ici, dans le château, aux côtés du prince, son père et ses sujets… Il en était très intimidé, même s’il essayait de le cacher.

 

Quand les centaines de plats différents furent servit, tous commencèrent à manger après le discours habituellement banal du monarque. La musique, les dialogues et les rires masquèrent les mots que s’échangeaient les deux jeunes hommes.

 

-          … Je suis content que tu aies été aussi compréhensif à mon égard, Aurèle…

 

Celui-ci, quelque peu embarrassé que Cassidy remette ce sujet sur le tapis, se contenta d’hocher la tête.

 

-          Je.. Comment je pourrais m’excuser… ? Insista l’héritier.

-          Et si tu commençais par te taire ? Se moqua Aurèle, oubliant à qui il s’adressait.

 

Cassi lui administra un coup de pied qui fit rire l’agriculteur, avant que celui-ci n’agrippe la main libre du prince, sous la nappe de table… Le cœur de Cassidy se réchauffa aussitôt, et il resserra leurs doigts entrelacés.

 

-          J’ai faim de toi.. Murmura dangereusement Cassi à l’oreille de son hôte, J’ai faim et je veux te manger… Là, maintenant, tout de suite…

 

Aurèle se mordit la lèvre pour s’obliger à ne pas soupirer de frustration.

 

-          Montons dans ta chambre, alors, Répliqua malicieusement le blond.

 

Le prince réprima un sourire en coin, amusé de la situation.

 

-          J’essayais juste de t’exciter !

-          Oui, et bien moi, je me dois de te calmer… Ironisa le jeune villageois.

 

Malgré le monde présent, et le roi qui mangeait juste en face d’eux, Cassidy eut l’audace d’aller mordre le lobe de son invité pour gentiment le punir. Il lança ensuite un regard provocateur à son père qui avait vu cet échange, duquel il aurait bien aimé être épargné.

 

Après quelques échanges avec des gens qu’il n’avait jamais vus, le bal s’apprêtait à s’ouvrir dans quelques minutes.

 

-          Cassidy ! Intervint le roi, c’est à toi d’ouvrir la danse !

-          Hein ? Non mais ça va pas, tu ne m’avais jamais averti de ça ! Je ne sais pas danser ! Se plaignit Cassi, qu’Aurèle continuait d’observer anxieusement.

-          Un prince est censé savoir danser, Cassidy. Allez. Prends n’importe quelle cavalière ! Tiens, euh… Cette jeune fille, là !

 

Il désigna du doigt une adolescente aux longs cheveux bruns, bouclés et coiffés minutieusement. L’héritier lança un regard au villageois, et s’approcha de lui afin que personne ne l’entende.

 

-          Tu ne voudrais pas plus tôt danser toi, avec moi ? Sourit le prince.

-          Je ne crois pas que cela soit une bonne idée, Cassi… Advint l’agriculteur.

 

Cassidy soupira et, déçu, il s’en alla inviter la jeune chanceuse. Celle-ci avait rougie dès l’instant où il avait posé sa main sur sa hanche, employant les mots justes qui faisaient chavirer toutes les jeunes filles.

 

Tandis que le duo se prélassait au milieu d’un cercle formé par les invités, Aurèle fixait l’adolescente. Elle se rendait sûrement compte de la chance qu’elle avait d’être femme, et de ne pas devoir se cacher. Si seulement lui aussi pouvait poser ainsi sa main sur le dos du prince, descendre jusqu’à ses hanches, bouger sur le rythme lent des notes qui parsemaient la salle…

 

Ce fut avec exaspération qu’il se rendit compte qu’il était, en ce moment même, extrêmement jaloux. Profondément jaloux de cette impertinente qui profitait de la situation pour s’approprier le prince !

 

Enfin, d’autres couples se joignirent à eux.

 

Durant au moins une heure, des dizaines de filles passèrent par les bras de l’héritier, semblant réjouies que le prince leur accorde une danse. Trépignant sur place, Aurèle perdait de plus en plus de patience.

 

-          Dites-moi, jeune homme… Commença le roi, s’adressant d’une manière distante à l’agriculteur.

 

L’interpellé, très intimidé, rougit et baissa les yeux, répondant d’une voix bafouillante :

 

-          O.. Oui, Mon Seigneur ?

-          Qui est votre père ? Son nom ?

-          Perceval D..

-          Ah ! « Le » Perceval à qui la femme est défunte ? Sourit l’Altesse, coupant son interlocuteur.

 

Aurèle, prenant mal ce ton qu’il jugeait presque moqueur, ravala sa salive pour s’empêcher de dire une quelconque injure.

 

-          Oui… Ce Perceval…

 

Le roi hocha continuellement la tête en signe de compréhension, et s’en alla jaser avec d’autres personnes. Intérieurement, Aurèle jura mille et une fois contre ce gros tas de graisse qui n’avait même pas honte de ses paroles offensantes.

 

L’adolescent tourna un œil vers Cassidy. Celui-ci buvait le vin, papotant avec des gens dont, Aurèle en était sûr, il ne connaissait même pas le nom. Soupirant d’ennuie, il se demanda s’il lui était permis de se lever et de quitter la table. Tandis qu’il s’apprêtait à s’en aller, Cassi le vit faire. Celui-ci le rejoint immédiatement.

 

-          Mais où vas-tu ? S’inquiéta-t-il.

-          Peut-être que toi, Prince de France, tu t’amuses, mais moi, Pauvre de France, je m’ennuie. Alors tu m’excuseras, mais je pense que j’ai autre chose à faire que de rester assis sur cette satanée chaise en bois qui me fait mal au derrière !

-          Change de ton avec moi quand on est accompagnés, Aurèle…

-          Et quoi ? Que risques-tu de me faire ? Me brûler, me fouetter, m’enfermer ?

 

Le cœur de l’héritier se resserra, vexé.

 

-          Non ! Jamais ! Il serait simplement bizarre pour les autres que tu t’adresses ainsi à moi !

 

Aurèle répliqua un « Bah voyons » et continua son chemin vers la sortie, terriblement déçu de son propre comportement.

 

-          Aurèle, je t’en pris ! Je.. Je me dois de faire une bonne impression… Je suis désolé…

 

Celui-ci se retourna, et refit face au jeune homme aux cheveux châtains. Il toisa ses yeux verts scintillants d’un regard sévère, qui s’adoucit pourtant aussitôt…

 

-          Allons au lac, Cassi… Partons d’ici. Ce n’est pas un endroit qui nous ressemble, Répliqua l’agriculteur.

-          Je le sais…

 

Le blond émit un discret soupir de frustration.

 

-          Je meurs d’envie de te caresser la joue, t’enlacer, t’embrasser… Ne m’oblige pas à me contenir plus longtemps, Le taquina-t-il d’un ton plus joueur afin de le mettre plus à l’aise.

 

Le prince eut un sourire en coin, gêné qu’Aurèle dévoile ses pensées à voix haute. Il lui chuchota à l’oreille « Ok, je vais aller en parler à Agathe. En attendant, tu restes sagement ici et tu m’attends. »

 

Lorsque Cassidy le quitta, le villageois se sentit observé. Il tourna discrètement les yeux de droite à gauche, et remarqua que deux ou trois serviteurs personnels du roi le fixaient avec un intérêt trop important à son goût. Il nia cependant ces échanges, car Cassidy revenait, un large sourire aux lèvres.

 

-          Agathe a accepté de prévenir mon père de notre départ… Alors allons-y, puisque tu t’ennuies tant !

-          .. Ne me dit pas que tu ne t’ennuyais pas ?! Rétorqua Aurèle, choqué.

-          Si, je l’avoue. J’ai beau avoir un sang royal, tous ce décors me laisse indifférent… C’est bizarre, non ?

 

L’agriculteur haussa des épaules, secrètement satisfait de la réponse de l’héritier. Avant de refermer la porte sur eux, Aurèle jeta un dernier coup d’oeil aux espions indiscrets du Seigneur, et confirma ses pensées ; Ceux-ci le guettaient avec attention.

par Inki Inochi publié dans : L'orgie du Prince
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