Chapitre X
Catherine avait invité Helena chez elle. Celle-ci ne savait pas qu’Alexandre avait des problèmes, ni qu’il était depuis maintenant deux mois et un jour dans sa chambre
s’en en être sortit.
Helena sonnait à leur porte vers 21h00. Catherine ouvrit la porte, l’embrassa et referma la porte derrière elle. Elles s’avançaient vers le salon.
- T’as soif ? Demandait
machinalement Catherine.
- Oui, mais j’ai apporté une
bouteille de champagne ! Tu n’as qu’à faire à manger !
- Hoo c’est du vin
français ?
- Tout frais Comme t’aimes.
Catherine sautait de joie, chose qu’elle n’avait pas fait depuis un certain moment. Puis son visage s’assombrit.
- Merde…
- Quoi ? S’inquiétait
Helena.
- J’ai plus à bouffer… Je n’ai pas
fait les courses…
Helena était sur le point de dire que ce n’était pas grave mais Catherine l’interrompit :
- Attends moi là ! J’vais aller
nous chercher à manger dehors ! Italien ou chinois ?
- Heu… J’voudrais bien manger un plat
chinois se soir… Mais, tu veux que je t’accompagne ?
Catherine aurait accepté si Alexandre était en état de rester seul, mais elle refusait, on ne sait pas ce qui pouvait arriver…
- Non… Non, ça ira plus vite si je
vais seule… A plus ! J’me grouille ! Disait-elle en prenant son sac, sortant de la maison.
Helena s’assit sur le canapé, allumant la télé en attendant.
Alexandre, croyant que sa mère était partie, sortait de sa chambre pour aller à la toilette. Il ne savait pas qu’elle avait invité Helena, vu qu’ils ne se parlaient
même plus...
Il passait le salon, quand un cri l’arrêtait.
- HAAA !!
Il se retournait, et voyait une femme de grande taille, les longs cheveux bruns, une longue robe noire, très bien maquillée.
- Qui êtes-vous ?!
- Haaa, Alex, tu m’as fait
peur ! Je ne savais pas que tu étais là, car ta mère m’invite seulement quand personne n’est là… Dit-elle en se levant pour lui donner la bise.
Il recula à se contacte. Alexandre n’avait plus l’habitude à ce genre de chose.
- Mais qu’y a t’il ? Tu es tout
pâle !
A cette question, Alexandre abandonna l’idée d’aller à la toilette et retournait dans sa chambre en courant, fermant la porte à clef.
Il refermait sauvagement la porte et sautait sur son lit, au chaud dans ses couvertures.
Helena fronçait des sourcils.
J’crois que j’ai raté un épisode là…
Elle éteignit la télévision et se dirigeait vers la chambre d’Alexandre. Elle y toquait plusieurs fois. Aucune réponse.
Elle soupira et eu un sourire. Les jeunes se croyaient toujours plus malins, ça la faisait rire.
Helena prit une pince de ses cheveux, qui cascadait à présent sur ses épaules. Elle introduisait la pince dans la serrure et fit quelque manœuvre. Puis la porte
s’ouvrit.
Elle l’ouvrit lentement.
- Eh !! Comment vous avez
fait !! Sortez, je ne veux causez à personne !!
- Je sais, c’est moi qui voudrais te
causer.
- Très drôle…
Refermant la porte, elle allumait la lumière, ce qui fit réagir Alexandre.
- Eteignez cette
lumière !!
- Je vois que le fils de ma copine à
la joie de vivre.
Il ne répondit rien et enfonçait sa tête dans ses coussins.
S’asseyant sur le lit, elle posait un bras sur l’épaule d’Alexandre.
- Qu’est-ce qui ne vas
pas ?
- Comme si ça vous regardait…
- Effectivement. A cause de toi ta
mère se sent mal. Très mal. Je n’avais pas compris pourquoi, elle ne m’avait rien dit. Mais là je comprends.
Aucune réponse.
- Alexandre, ce n’est pas en restant
ainsi, sans volonté et désespéré que tu arriveras à faire grand chose.
- Et si je ne voulais rien
faire ?! Dit-il en s’asseyant brutalement.
- Eh bien c’est très con de ta part.
Tu as 18 ans, quand même.
L’air de rien, ces mots firent réfléchir Alexandre. L’attention d’Helena le touchait car ils ne se connaissaient pas et elle essayait de l’aider. Il fit un effort,
sachant très bien qu’elle a raison.
Il lui conta alors ces dernières heures qu’il avait passé dehors, il y a deux mois. Elle, elle l’écoutait attentivement.
En fait, Alexandre se confiait plus facilement aux gens qu’il ne connaissait pas, en toute confiance. Les choses sortaient ainsi toutes seules.
Quelques minutes passaient. Quand Alexandre eut finit, il se recachait, craignant une réaction inattendue. Il sentit alors une main lui caresser l’épaule à travers la
couverture.
- C’est exactement ce que ta mère et
moi avons traversé quand nous étions jeunes ! Elle, elle n’avait aucun mal à accepter sa…
- Oui oui je sais elle me l’a déjà
dit pas la peine de répéter…
Elle sourit et hochait de la tête.
- Bon ! Je peux te donner un
conseil ?
- Allez-y toujours…
- Vas en cours demain et mets tout ça
au clair une bonne fois pour toute avec Seiishi. Je n’ai pas envie de te faire culpabiliser, mais t’as vraiment été con de l’envoyer chier quand il est venu pour s’expliquer…
Depuis un bon moment déjà, Catherine était à la porte, en train d’écouter. Elle pleurait tellement elle était heureuse. Elle partit dans la cuisine, posant les sacs qui
contenaient les mets sur le comptoir.
- Alors, tu vas tâcher d’aller en
cours, demain ? Interrogeait Helena.
- Non… Enfin… J’ne sais pas…
Helena soupirait. Ce n’était pas une réponse convaincante, mais Alexandre était comme Catherine.
On pouvait s’attendre à tout.
備考