訓辞

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Résumés des Fictions

50% Travesti <En cours>

Depuis le départ de son colocataire, Mathis vit seul dans le grand appartement. Celui-ci avait eut une relation tendue avec son ex coloc. Mais ce n’est pas une grande perte pour Mathis ! Il fit une annonce sur Internet. De préférence, une fille ; car le désordre d’un mec le mettait hors de lui.

Bien vite, quelqu’un répondra à son annonce…

Quant à Miyabi, il va recevoir une lettre qui dit que son propriétaire est mort. Et l’appartement où il vit va être rendu aux héritiers du défunt. Il devra se trouver donc un logement, et vite ! Il cherchera dans les journaux, sans succès. Puis, le Net, résolution à tout ! Et bonheur, un appartement au loyer pas cher. Mais Malheur… C’était une fille qu’on réclamait.


Aucune inquiétude, Miyabi trouvera une solution !


C'était presque parfait <En pause>


Une histoire d'amour qui commence par un entretien d'embauche dans une agence de mode. Le jeune styliste tombe amoureux de son patron. Il cèdera plus tard, quand il comprendra qu'il n'a plus aucune chance. Les semaines passent, et le patron ne peut plus se le cacher. Son nouvel employé ne le laissait pas indifférent... Ils se mettent donc ensemble. Mais les mois passent, et le Patron change. Il aime tellement le styliste qu'il veut le garder tout pour lui. Le patron était devenu possessif, malade de jalousie, violent.

Le jeune styliste l'aimait toujours autant, mais c'était soit aimer en souffrant, soit aimer en silence...

Qu'allait-il choisir ?


Deux pour Un <Finie>

Deux adolescents, Seiishi et Alexandre, découvrent leur sexualité. Lentement pour l'un, impatiemment pour l'autre. C'est bien plus tard, et en plein milieu de leur timide histoire d'amour, que débarque un personnage mystérieux ; Jeremy. Attachant, acceptant son homosexualité, semant le trouble et la confusion. L'un des deux amants, Seiishi, est moins ouvert, n'affirme pas son orientation, et refuse de passer à l'acte. Alex cèdera-t-il à la tentation qu'était Jeremy à son égard ?

Frères de sang <En pause>

Deux frères ont été séparés durant leur enfance. Leurs parents biologiques sont morts. Ils se sont fait adoptés et en même temps, séparés... Ils vont grandir et se rencontrer par hasard. Leur lien fraternel les unira, de la plus belle des manières. Une manière belle mais interdite, mal vue et inapprouvée.

La vérité les freinera-t-il ?


The hell of iron <En pause>

Tout se passera dans une prison, où Joël fera son entrée.

Le frère de Joël lui a donné un certain conseil à suivre, lui-même ayant fait de la prison auparavant.
Joël rencontrera une personne en particulier.
Une personne hypocritement aimée par les autres taulards pour éviter les ennuies. Takeshi Keisuke.
Leur rapprochement les lient dans une incertaine aventure,
Où leur combat pour leur amour n'est pas garantie..


Glacées sont tes lèvres... <En pause>

Les parents de Jorys lui offre un billet pour le Népal, où il fera une escapade dans les montagnes de l'Himalaya. Dans son groupe de voyage, il y a : Une femme enceinte de 4 mois, un médecin, un grand-père et son petit fils trisomique, un vieu guide et son apprenti...

Apprenti pour lequel Jorys ne resistera pas.

En haut, dans les montagnes, tout ne se passe pas comme prevu.

Ils resteront coincés dans une grotte, après une violente avalanche qui tuera l'un du groupe.
Trois des sept survivront au voyage, qui était censé être une joyeuse rendonnée.

Jorys 
saura-t-il garder en vie celui pour qui tout n'est qu'une question d'amour ?


L'orgie du Prince <En cours>


Moyen-âge, 1400. Le roi fête chaque année les orgies. Il a un fils âgé de 16 ans, concidéré donc comme un adulte. Son père lui annonce qu'il a le droit, pour sa fête de maturité, à choisir ses servants susceptibles de lui plaire. Le prince refuse de se vouer à ce genre de fête, il avait toujours trouvé que les orgies étaient immondes et barbares. Il était trop sensible pour osé toucher quelqu'un sans son consentement, tandis que les autres soldats ne se gênaient pas pour violer les plus jeunes. Malgré cela, il allait devoir bientôt se trouver une princesse, et ces orgies étaient une sorte de moyen pour s'en trouver une qu'il protègera de ce rituel annuel. Mais jamais il n'aurait pensé que cette princesse sera un villageois de son âge, fils d'un simple et pauvre agriculteur...

Him or the Justice ?  <Finie>

Aryan, âgé de 23 ans, vient de devenir flic sous les félicitations de tous.

Lui et Kelii, son collègue de travail, auront pour charge de résoudre un dossier sur la Mafia Japonaise, depuis longtemps poursuivie par les policiers.
Quand Aryan rencontrera Korin, fils unique du Caïd Japonais, sa vie d'humble policier changera.

Leur amour naquit dans les quartiers insécurisés de New York. Malgré leur destin totalement opposé, la liberté de vivre un rêve les prend tous les deux, mais jusqu'où les mènera-t-il ?

 

Vendredi 30 mai 2008

Chapitre X

 

 

Du côté de Jelski, toute l’ampleur des choses tournait mal. Le lituanien avait le cœur serré, l’estomac noué. Dans leur moment d’intimité, qu’il avait eu avec Andrea, celui-ci promettait d’essayer d’arrêter la prostitution… Lui promettait de rester avec lui… Des dires qui, jusqu’ici, n’ont jamais été tenues.

 

Ce soir-là, Andreï avait un client. Jelski cherchait désespérément la chambre qu’occupaient son amant, et ce fils de pute qui le payait pour les délices qui ne devait être destinés qu’à lui. La villa gigantesque de Klara paraissait alors encore plus grande.

 

Il monta au dernier étage, et ouvrit toutes les portes avec la même brusquerie. S’il les trouvait, il n’allait pas être doux. Oh que non. Plus personne ne toucherait à Andreï, maintenant. Argent en jeu ou pas. Jelski préférait crever de faim dans les bras de son conjoint que de le savoir dans le lit d’un autre.

 

La chambre suivante dans laquelle il débarqua fut la bonne. Ils étaient encore habillés. Mais le baiser qu’ils échangeaient était la goutte en trop.

 

Le lituanien s’approcha à pas rapide, surprenant l’hôte et son client.

 

-          Lâche-le ! Lâche-le, connard ! S’écria-t-il, prenant l’individu par les épaules.

-          Jelski ! mais bordel, t’en mêle pas !

 

Andrea ne prit pas le temps de reboutonner sa chemise, et vint défaire son client des griffes de son amant.

 

-          Si, je m’en mêle ! T’es à moi ! Putain ! Tu m’avais promis, merde ! Lui reprocha-t-il, les larmes aux yeux.

 

Mais cela ne sembla pas affecter le client, qui se rua sur le lituanien, lui administrant un monumental coup de poing au visage.

 

-          Seth ! Arrête !

 

Andrea repoussa l’homme hors de la chambre, lui jetant ses liasses billets à la figure. Il referma violement la porte, et s’agenouilla auprès de son compagnon.

 

-          Jelski… Pourquoi t’as fait ça… Pourquoi t’es venu… !?

 

Il l’embrassa avidement, caressant chaque parcelle de peau du slave. Andreï le serrait fort dans ses bras, telle à une bouée à laquelle on s’accrochait pour se sortir du gouffre…

 

-          Tu n’as plus… besoin de faire ça, Andy… Ces hommes-là ne t’aiment pas autant que moi… Je t’en pris… Tu me fais du mal à chacun de tes rendez-vous !

-          Et ma dope, hein ? Qui c’est qui va me la payer, ma putain de came ?! Personne ! PERSONNE !! S’emporta le blond sous l’effet du manque.

 

Ignorant la réponse à la question fatidique, les larmes jaillirent plus qu’il ne l’aurait fallu, donnant un mal de tête atroce à Jelski.

 

-          On… on trouvera une solution…

-          On n’en trouvera aucune, bordel ! Aucune !

-          A.. Arrête de crier… Supplia le lituanien.

-          ET POURQUOI, HEIN ? Toi évidemment t’en as rien à foutre de ce que je peux bien vouloir ! PUTAIN, ET JE VAIS M’LA PAYER COMMENT, MA DOPE ?! MERDE !

 

Il shoota dans un meuble, avant de se laisser tomber à terre. Il calma du mieux qu’il pouvait sa respiration saccadée. A côté de lui, Jelski était replié sur lui-même, honteux. Il se sentait terriblement coupable de l’état du seul être qu’il aimait… Pourquoi cette foutue dépendance… ?

 

-          Je me casse ! Et si tu me rattrapes, j’te jure que tu peux m’oublier ! Trancha-t-il avant de quitter la pièce.

 

Jelski sursauta au moment où la porte claqua avec une férocité incomparable. Le lituanien n’avait jamais vu son aîné aussi enragé par le manque de drogue…

 

 

Miko redescendait les escaliers, sortant à peine des toilettes. Ce fut avec soulagement qu’il aperçu Andrea, sortant d’une chambre. Il se dirigeait vers celui-ci quand il le vit rattraper un homme qu’il avait l’air d’avoir déjà vu. C’était Seth. Un client. Un habitué. Andreï semblait s’excuser, et après quelques secondes à peine, ils prirent à deux le chemin vers une autre chambre.

 

Le polonais fronça des sourcils, avant de voir apparaître Jelski, la mine humidifiée par les pleurs. Ce fut là qu’il comprit immédiatement que l’intervention du lituanien n’avait servit à rien… Andrea choisira toujours sa dépendance. Il était trop accro.

 

-          Jelski…

-          On se casse.

-          Ca c’est mal passé ? S’inquiéta-t-il.

-          Putain, Miko. T’es sourd ou quoi ? On se casse !

 

Le polonais n’insista pas plus longtemps, et descendait les dernières marches avec lenteur. Il aurait bien aimé rester indifférent à cette situation compliquée. Rester indifférent comme Kate le faisait si bien, restant ainsi à l’écart de tous ces conflits.

 

Ils ne durent pas chercher Kassian et Kate. Ceux-ci attendaient déjà devant l’entrée. Et Miko soupira en constatant que ceux-ci avaient l’air de s’être tout aussi disputé que Jelski et ce con d’Andy. L’ukrainien et le russe avaient au moins trois mètres d’écart entre eux, ce qui fit malgré tout sourire le polonais.

 

Celui-ci tapota dans le dos de l’androgyne aux cheveux argentés, histoire de le détendre. Ils sortirent sans un au revoir à personne.

 

Comme s’il n’y avait pas assez de problème ainsi, l’air tendu vint se joindre au rendez-vous… Tout comme la stupide question de Kassia.

 

-          … Andrea n’rentre pas avec nous… ? Osa-t-il demander.

 

Et, comme tout le monde le prévoyait, Jelski ironisa pour ne pas montrer sa douleur.

 

-          Nan, figure-toi qu’il préfère se faire défoncer le cul que d’se..

 

Miko lui administra un petit coup aux côtes, le grondant en marmonnant un « Ta gueule, sinon tu seras rongé par le remord de tes paroles ». Le lituanien n’acquiesça pas, mais se tut tout de même en baissant la tête.

 

Le reste du chemin vers l’appartement se passa dans un silence de mort. Jelski marchait à l’avant, Miko un mètre derrière avec Kate, et Kassian préférait s’éloigner d’eux. Jelski ne semblait pas de bonne humeur. Miko était vexé et loin d’avoir l’envie de plaisanter. Et Kate… Après ce qu’il s’était passé… Kassia n’était pas étonné de la distance que le russe avait à nouveau imposée. Sa froideur était plus dure, et le blessait tout autant. Avec le seul changement qu’elle faisait plus mal…

 

Arrivés, chacun se mit de son côté. Jelski s’enferma sur le petit balcon, buvant bière par bière. Miko s’était effondré sur le canapé, semblant épuisé…

 

Et, sans le faire exprès, lui et Kate eurent le même réflexe ; S’enfermer dans la chambre. A mi-chemin du salon et de leur dortoir, ils s’arrêtèrent, s’observant. Le russe le fixait d’un air accusateur « Tu me suis, ou quoi ? » tandis que Kassia rougissait comme une meuf. Kate haussa des épaules en émettant un soupir lassé, et continua sa route, suivit de loin par l’adolescent.

 

Une fois à l’intérieur, ils se changèrent, tous les deux assez gênés du silence morbide installé. Et le pire était que leur matelas était l’un à côté de l’autre.

 

Génial, pensa l’aîné, sarcastique.

 

Ils se couchèrent sans un mot, ni sans regard. Et puis, cela n’était pas plus mal ainsi…

 

 

Trois heures plus tard, l’heure indiquait deux heures du matin. Miko rejoignit Jelski, le prévenant qu’il allait dormir.

 

-          Tu te coucheras quand ? Se soucia le polonais.

-          J’sais pas.

 

Miko baissa les yeux, et s’apprêta à s’en aller. Ce fut là que la voix du lituanien retentit, plus douce mais pas moins soucieuse.

 

-          Tu crois que quand il rentrera, il sera calmé… ? Une… Une fois qu’il aura sa dope… il ne me criera plus dessus… ?

 

Le polonais remarquait le ton craintif et angoissé de son frère.

 

-          Il me fait peur quand il n’a pas eu sa dose..

 

Ne sachant pas quoi répondre, Miko se contenta d’étreindre le lituanien avec toute l’affection qu’il pouvait. Il lui déposa un baiser sur le front, et lui chuchota des mots réconfortants à l’oreille, qui détendirent quelque peu Jelski. En souriant, Miko arracha l’alcool des mains de son aîné. Jelski lui rendit un faible sourire en retour, et reprit son occupation à admirer les étoiles.

 

 

Kassian avait toujours les paupières ouvertes. Il n’arrivait pas à dormir. Et c’était vraiment vexant de constater que pour ce qui était de Kate, il semblait déjà aux pays des rêves !

 

Bordel, ses lèvres, ses mains, sa bouche ! Il embrasse comme un Dieu ! J’fais qu’penser à ça, j’peux pas dormir !

 

Il se redressa lentement, et observa le russe qui lui tournait le dos.

 

Est-ce qu’il dort vraiment… ?

 

L’adolescent était tenté par l’idée d’aller vérifier. Mais est-ce que c’était vraiment convenable… ? Oh, puis zut ! Après la pelle que lui avait rouler Kate, fallait certainement revoir la notion de convenable !

 

A quatre pattes, le plus silencieusement possible, il se dirigea vers le matelas de son frère. Puis, par mégarde, il bouscula quelques bouteilles de vin qui firent tout un vacarme.

 

-          Ouais, bah pour la discrétion, c’est raté, Ironisa la voix rieuse de Kate.

par Inki Inochi publié dans : Undercover Queer
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Jeudi 29 mai 2008

______________________________Chapitre IX (Partie II)


L’interpellé sourit à l’amie de son « ex ». Au moment où ils passèrent le seuil, elle jeta un regard plus que gourmand à Kate, qui lui fit un clin d’œil indiscret. Kassian, qui avait vu cet échange, plaignait déjà cette fille à l’avance pour essayer de contenir sa jalousie qui augmentait au fur et à mesure qu’ils avançaient. Tous les regards, d’hommes ou femmes, se braquaient quelques minutes sur celui qui faisait exprès d’attirer l’attention de tous. Le russe marchait d’une démarche féline qui ne laisserait personne indifférent. Même Jelski matait le petit cul de son Kate ! Nan mais personne n’avait honte ou quoi ?!

 

-          J’y vais chercher ce con d’Andrea, on s’rejoindra à la sortie de ce foutu labyrinthe ! S’exclama le lituanien.

 

Pour ce qui était de Miko, il se chargea de mettre ses gants quand il vit l’horrible vision de poussières et empreintes de doigts sur tous les meubles.

 

-          Argh, mais c’est l’enfer ici ! Répliqua le polonais.

-          Mh… Pas tant que ça… Murmura Kate, qui dévorait un jeune homme des yeux.

 

C’était plus fort que lui ; Kassian lui administra un petit coup de coude, afin de le remettre sur place. Le russe esquissa un sourire charmeur, et s’éclipsa sous l’œil possessif de l’adolescent.

 

-          Désolé Kassia, mais j’te laisse aussi ! Je n’me sens pas bien du tout, j’vais aux chiottes ! Déclara Miko, qui semblait royalement dégoûté par toute cette crasse.

 

Se retrouvant seul une fois de plus, bien que les circonstances furent différentes, l’ukrainien soupira bruyamment. Il se dirigea sur la terrasse, où il vit Klara couchée sur une serviette de plage, un peu plus loin de la piscine.

 

-          Hey Klara, Sourit-il.

-          Kassiaaaa ! Ah ! Mais tu t’es souvenu de mon anniversaire !

-          Hn… Oui, mentit-il.

 

A vrai dire, il ne savait même plus quels jours ils étaient. Mais peu importait, de toute manière.

 

-          Oh mais viens, assoies-toi à côté d’moi ! Wah ! Ca fait longtemps hein !

 

Ca y est, elle le gonflait déjà. Elle avait toujours l’horrible tic de dire « Ca fait longtemps !», même s’ils ne se voyaient pas qu’un jour.

 

-          Alors ? Tu veux te baigner avec moi ?

-          Non merci, je… Je vais pas rester trop longtemps…

-          Tu rigoles j’espère ! Mes dix-huit ans vont durer toute la nuit, tu pensais quoi ?!

 

Bah c’est justement ça que je pensais…

 

Klara sirotait dans son jus, tout en discutant avec ceux qui venaient lui faire la lèche car elle était friquée. Puis, tandis que Kassian observait les environs, il leva les yeux et aperçu Kate, sur le balcon de Vera, la petite sœur de Klara, qui devait avoir les quatorze-quinze ans.

 

Oh mon dieu. Une dizaine de filles l’entouraient, ne le laissant pas tranquille.

 

-          Ka.. Kate ! J’suis là, en bas !

 

Le russe baissa son regard sur lui, et l’ordonna de venir l’aider à sortir de cette troupe de groupies yaoïstes déchaînées.

 

-          Mais pourquoi t’es allé là-bas ?! S’inquiéta Kassia.

-          Cette… salope, Dit-il en désignant Vera, m’a tendu un piège ! Viens m’aider !

 

Kassian lui tira la langue, et esquissa un sourire moqueur à l’adresse de cet idiot de russe. Il lui avait pourtant dit que la famille de Klara était on ne peut plus bizarre, et que cette Vera était une fan inconditionnelle des gays. Maintenant, ils devraient lui donner de l’or pour qu’elle et ses amies lâchent le beau spécimen qu’était Kate.

 

Quatre à quatre, il monta les marches qui menaient à l’étage, après s’être excusé auprès de Klara. Il savait exactement quelle chambre c’était. Toquant à la bonne porte, la vilaine Vera vint lui ouvrir.

 

-          Oh… Encore un gentil et beau garçon… Entre !

 

Elle se poussa, cédant le passage à Kassia, qui était mal à l’aise. Il découvrit les amies de la richarde assise sur le grand lit rose, et Kate qui y était couché, tournant le dos aux furies en bouchant ses oreilles pour ne pas entendre leur hystérie.

 

Kassian s’approcha du lit, et attrapa la main de son aîné, qui se redressa afin de quitter cet enfer.

 

-          Où vous croyez aller comme ça, les gars ? Susurra l’une d’elles.

-          On se casse ! Gronda le russe, qui en avait assez de ces adolescentes excitées.

-          Nan ! Pas sans un truc en retour ! Ronchonna une seconde emmerdante.

 

Ils se fixèrent tous haineusement. Les cris de guerre pouvaient commencer.

 

-          Combien tu veux ? Lâcha Kassian.

-          On ne veut pas de fric, mon joli…

-          C’est une pelle digne de ce nom qu’on préfère ! Termina Vera.

 

Kassian écarquilla les yeux, choqué par leur demande. Em... brasser… Kate…

 

-          Vous êtes complètement malades ! S’obstina-t-il.

-          J’trouve pas, moi… Murmura le russe à son oreille.

 

Second choc. L’ukrainien tourna un visage crispé et intimidé vers l’aîné.

 

-          Nan mais t’as fumé ou quoi ? Lui chuchota-t-il, agacé par ce faux plan qui ne le branchait pas du tout.

 

Il suffirait qu’il embrasse Kate, et se serait la fin. Il savait qu’il apprécierait, il savait qu’il en voudrait encore, et il savait que le russe refuserait ses autres demandes. Alors non. S’il devait y avoir une première fois, il ne voulait pas que cela soit la dernière…

 

Kassian, embarrassé, leva des yeux fuyards vers le plus âgé. Celui-ci l’observait avec cet air intéressé et distant à la fois. L’adolescent sentit ses joues s’empourprer de leur maudite couleur rouge vif. Les doigts de Kate avancèrent, hésitantes, vers ses hanches. S’y agrippant, une main ne voulait pas en rester là, et décida de remonter lentement, empruntant un chemin jusqu’au cou du plus jeune. Kassia n’avait pas lâché le regard métallique de son frère. Il continua de l’observer avec insistance, tandis que leurs visages semblaient de plus en plus proches.

 

Les soupirs des filles, ils ne les entendaient plus. Elles-mêmes n’existaient plus, il n’y avait qu’eux. Kassian fut même étonné de voir à quel point Kate était entreprenant avec lui. Etait-ce pour satisfaire les demoiselles qu’il le caressait ainsi, ou parce qu’il en avait envie ? L’ukrainien priait pour la première solution…

 

Une main froide se colla à l’une de ses joues, chaudes à cause du plaisir que Kassian éprouvait à sentir le torse de son aîné contre le sien. Ce fut quand l’adolescent ferma les paupières que deux lèvres se scellèrent aux siennes. D’abord de doux et timides baisers, en allant jamais trop loin. Puis, impuissant, Kassian laissa son corps parler. Il autorisa son bassin à se frotter délicatement au bas-ventre du russe, à qui les mains se baladaient sous la veste du blond. Celui-ci étouffa un gémissement lorsqu’il sentit la langue de son aîné se mélanger à la sienne avec une avidité incontrôlable.

 

Kate souleva le cadet, le posant sur un des meubles le plus proche. Il ne savait pas pourquoi il appréciait tant ce gamin, mais en cet instant, tout ce qui comptait, était de lui faire implicitement comprendre qu’il ne le haïssait pas autant qu’il le montrait à travers ses paroles.

 

Les jambes de l’adolescent entourèrent les hanches de son grand frère. Kassian offrit son cou au russe, qui s’y était adorablement niché. Avec ivresse, lenteur et délectation, l’aîné goûtait à la peau pâle du blond, dont la respiration se faisait indéniablement régulière…

 

-          Ok ok ! Se pressa Vera. Stop ! Stooop ! Mais bordel, vous voulez que j’ai un orgasme ou quoi ?!

 

Les deux frères sursautèrent presque à la remarque, oubliant où ils étaient. Lorsqu’il remarqua la présence des filles, Kate leur esquissa son habituel sourire diabolique, avant de replonger ses pupilles dans les yeux du cadet. Il lui déposa un dernier baiser sur le bout de son petit nez, et le lâcha enfin.

 

-          Z’avez eu c’que vous vouliez. On dégage, maintenant.

 

Il attrapa la main de Kassian, et le hissa hors de la chambre.

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