Mercredi 12 décembre 2007
Chapitre XI
 
 
Quelle agréable nuit !
 
En une soirée, les lèvres de Miyabi avaient fait de croustillantes rencontres par deux hommes aussi attirants l’un que l’autre !
 
L’asiatique n’arrivait plus à se sortir Andy de la tête, ni ses paroles touchantes et sincères… Depuis que celui-ci était parti tel un voleur après lui avoir volé un baiser furtif, il n’avait fait que danser, refusant tout autre client.
 
Dans sa loge, alors qu’il se rhabillait, Gustav entra près avoir toqué.
 
-         Miyavi, tu as été génial !
 
L’intéressé esquissa un immense sourire victorieux.
 
-         Plusieurs demandeurs t’ont laissé des pourboires !
 
Miyabi écarquilla les yeux.
 
Ok, il était sexy.
Ok, il était irrésistible.
Ok, il était un être magnifique…
 
Mais il les avait quand même tous remballés ! Et eux lui laissaient encore des sommes en plus… C’était…
 
-         Tu es leur chouchou !
 
TROP GENIALISSIIIME !!
 
-         Donc, en plus de tes 200€ pour ta nuit, tu as..
 
Le directeur compta les billets qui entassaient ses mains.
 
-         193€ en plus !
-         Ce qui fait en tout.. ?
-         Bah tu additio.. Roh, 393€ ! Annonça le dirlo d’une voix choquée, pensant que Miyabi était canon mais horriblement con.
 
Le japonais en fut certes très heureux, il n’en demandait pas plus.. Enfin, c’était façon d’parler, 500€ n’aurait fait de mal à personne, et surtout pas à lui !
 
Quand Gustav s’apprêta à sortir, l’asiatique le retint vivement.
 
-         Dites, vous auriez des infos sur les clients ? Essaya Miyabi en pensant à Andy.
-         Non, à part leur compte bancaire, rien d’autre ne nous intéresse ! Ricana le directeur, imitant le geste désignant l’argent à la main. Il continua cependant avec un brin de sérieux : Les clients préfèrent rester anonyme.
 
Les clients souhaitaient l’anonymat ? Alors pourquoi Andy s’était-il présenté… ? Miyabi était-il une exception pour lui ?
 
Alors que le cœur du japonais entamait des sursauts excités, Miyabi ne vit pas son patron quitter la pièce. Son stupide sourire béat scotché aux lèvres et ses yeux divagants, il rentrait à son appartement tout en fredonnant des airs navrants.
 
Quand il referma la porte d’entrée, les aiguilles jaunes de sa montre colorée indiquaient 07h29.
 
Miyabi s’enferma instinctivement dans la salle de bain, pour une longue douche méritée. Ensuite, il se prit un petit-déjeuner digne de ce nom, pour enfin aller se coucher…
 
 
-         Et alors ? T’as dit quoi, ensuite ?
-         « Désolé »…
-         Quoi ?!
-         Oui, j’ai dit « Désolé » ! Je suis con, je sais !! J’ai dit un putain de « Désolé » ! Et j’me suis enfui comme une meuf !
 
Le collègue de travail tomba de sa chaise tellement son fou rire était intense. Le second infirmier ne trouva pas cela si marrant que ça, mais ne broncha pas et garda sa mauvaise humeur pour lui.
 
-         Mathis, t’es vraiment un gros con !! HAAAAHAHAHHAAA !!
-         Oui bon, ça va, je pense que tout l’hôpital à compris là, arrête de rire aussi fort !
 
Il soupira en constatant que son ami n’arrangeait pas sa situation.
 
-         On n’aurait peut-être jamais du faire ça..
 
Billy, le fameux collègue chiant, se leva d’un bond précipité et annonça d’une voix enjouée :
 
-         Bon, t’as peut-être fini ton service, mais pas moi ! A demain !
 
Mathis se prit la tête entre les mains, soupirant bruyamment. Voilà déjà trois heures qu’il avait fini son service, et il n’osait toujours pas rentrer. Il avait, comme on dit, les boules…
 
Il se décida finalement à bouger. Il n’était tout de même pas un de ces mecs faibles qui.. Préféraient… Fuir…
 
-         Bon allez, j’squatte encore une petite vingtaine de minutes et..
 
Hum..
 
-         Non ! Je dois la rejoindre ! Elle doit se faire un sang d’encre ! Se persuada-il en se ruant à la porte des vestiaires.
 
 
Les quelques heures de sommeil qu’a eu Miyabi lui avait suffit à retaper la forme, ce qui expliquait sans nul doute le fait que la musique était à son maximum, et qu’il se trinballait en robe de nuit rose bonbon dans le salon.
 
Il s’entraînait à danser avec le plus de professionnalisme possible. Il voulait attirer Andy dans ses filets, et il l’aurait, c’était indéniable, incontestable, c’était... C’était logique !
 
Sa bonne humeur parvint même à lui faire inventer de nouveaux pas de danse Made Miyavi, tant dans les gestes que dans le regard.
 
Le bruit de clé malvenue l’interrompit dans son délire. C'était Mathis. Il avait décidé de l’ignorer, et de faire comme si jamais ses lèvres n’avaient basculées sur les siennes… Si douces.. Délicieuses… Ennivr..
 
Il secoua sa tête et baissa le son de la radio.
 
-         Mathis, bonjour ! Tu es arrivé bien tard aujourd’hui !
 
Ouiii elle s’est inquiétée pour moi ! Pensa joyeusement l’infirmier, qui restait néanmoins stoïque.
 
-         Oui, je.. J’ai eu un empêchement…
 
M’ouais bah il aurait peut-être pu durer plus longtemps cet empêchement, nân ?!
 
-         Tu as faim ? Reprit-il. J’te fais un sandwich s’tu veux.
-         Non, merci, Miya, je préfère aller dormir.. Bonne journée à toi…
 
Il s’enferma dans sa chambre sur ces mots. Mathis avait un insupportable pincement au cœur qu’il essayait vainement d’ignorer. Ca ne lui plaisait pas que Miya nie leur petit moment intime de la veille… Il savait bien que cela l’arrangeait, mais il ne pouvait pas l’accepter. Ils devraient au moins… En parler !
 
Miyabi, lui, était vexé, et se demandait de plus en plus s’il embrassait si mal que ça, au point de faire fuir cet imbécile. En tout cas, il ne ferait pas le premier pas ! C’était lui la nana, non ?!
 
Il entendit son portable sonner, et couru dans sa chambre respective.
 
-         MOSHI MOSHIII ?
-         Haa ! Miyabi ! T’es pas encore mort ? J’voulais vérifier !
-         Nâ sœur chérie, ch’uis vivant, en santé, et débordant de sexe ! Toi, ça va ?
-         Miyabi, c’est drôle un moment mais c’est tout, arrête de raconter des conneries. Comment réagi ton colloc’ ?
 
Le japonais réfléchis un instant à la question.
 
-         Je l’ai embrassé.
-         MIYABI ! QU’EST-CE QUE JE T’AVAIS D..
-         Oui oui je sais, que je ne devais rien faire de tout cela, mais que veux-tu, il est irrésistible le petit !
-         Idiot ! Il doit être tout perdu, maintenant ! Déjà que t’es bizarre de nature !
-         Moui..
-         Miyabi, je vais venir te rendre une petite visite, un de ces jours ! ET dans ton travail, ET dans ton appartement.
 
L’asiatique allait lui hurler un « MON TRAVAIL N’EST PAS UN ENROIT POUR TOI !! » Mais Saito raccrocha. Quelle sale fouine, quand elle s’y mettait ! Il détestait quand elle raccrochait sur son nez. C’était les seules fois où il n’avait pas le dernier mot, et Dieu que cela le frustrait !
 
Il reposa le gsm sur son coussin, respirant un bon coup. Il regagna le salon, qui était toujours vide… Il ne put s’empêcher de lancer un regard à la porte close de son colocataire.
 
Y aller, ne pas y aller ?
 
-         Y aller !
 
Il traversa le salon, et au moment où il posa sa main sur la poignée de la porte, celle-ci s’ouvrit à la volée.
 
Mathis fût surpris de la trouver là.
 
-         T.. Tu voulais peut-être quelque chose ? Demanda-t-il, semblant se forcer à ne pas faire quelque chose qui lui tiraillait le corps.
 
Hohooow… S’il est tendu comme ça c’est.. Parce qu’il veut m’embrasser ! HAHA ! Il a peur de me blesser le pauvre petit ! Bon allez, j’vais l’aider…
 
-         Alors Mathis, on est pressé ? Lâcha-t-il d’un air volontairement coquin.
 
L’infirmier rougit. Sa mine adorable se déforma quand il ouvrit la bouche pour prononcer une phrase que Miyabi aurait ne jamais voulu entendre…
 
-         Oui, je voudrais pisser !
par Inki Inochi
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Dimanche 2 décembre 2007
Heeey Miyavi, si tu lis cette fiction, je pique pas ton nom de scène hein ! Elle t'appartient ! xD Et toi, SiSeN, j'ai juste piqué tes fringues pour ce chapitre.. Mais ils t'appartiennent aussi =O

Chapitre X
 
 
 
Je crois que Mathis est le pire des idiots, pour ne pas dire complètement con, taré, débile, stupide !!
 
Après un baiser chargé de surprise et de douceur, Mathis avait murmuré un « Désolé », et était parti à grande enjambée, laissant Miyabi énervé et frustré plus que jamais.
 
Le japonais, alors qu’il se rendait au club, pour sa première nuit de travail, pestait contre la mauvaise volonté de son stupide colocataire et de sa putain de timidité, qui malgré tout, le faisait craquer.
 
Il passa la porte d’entrée qui se trouvait derrière la boîte, strictement réservée aux employés. Il pouvait entendre la vulgaire musique résonner dans ses tempes.
 
Vulgaire musique sur laquelle il adorerait se déhancher lentement… Oh oui, ce boulot allait lui plaire.
 
Une main amicale se posa sur son épaule ; C’était le directeur et son regard amusé.
 
-         Bonsoir bonsoir ! Vous n’étiez pas obligé de vous travestir, savez-vous !
-         Mmh..
-         … Suivez-moi.
 
Son supérieur l’amena à une porte, où trônait fièrement son prénom.
 
-         C.. Cette pièce est… Rien qu’à m..
-         Vous ! Oui, c’est bien ça. Il y a vos maquillages, vos costumes.. Tout ce qu’il faut. Prenez votre temps.
 
Gustav lui sourit en tendant les cléfs, puis partit, laissant à Miyabi l’honneur de faire connaissance avec son studio.
 
L’asiatique se dirigea instinctivement vers les grands miroirs ornés de petites ampoules multicolores. Il se déshabillait en vitesse, et jeta un coup d’œil aux déguisements qui arborait les gigantesques armoires.
 
Il opta pour un petit boxer vert fluo, des gants et des plates formes* roses parsemées de plumes légères au niveau des hautes semelles, ainsi qu’un corset transparent, laissant à vue un torse déjà un peu transpirant.
 
Dans le couloir sombre, alors qu’il se dirigeait fièrement vers la pièce principale où les cris et les rires étaient de rendez-vous, Miyabi pu distinguer la voix aisée du directeur.
 
-         … Ce soir, nous accueillons un nouvel employé… Jeune, talentueux et beau… Il est déjà dans la liste des Hôtes… Disponible et motivé !... Son nom de scène est Miyavi…
 
« Miyavi » ? C’pas mal mais il aurait pu me demander mon avis le vieux !
 
La musique reprit tout à coup. Le japonais entendit son nom, hurlé par les personnes de la salle. Il se sentit tout d’un coup important, et avait donc décidé de les faire attendre une dizaine de minutes, histoire de se faire désirer…
 
Finalement, quand l’excitation et la fierté ont été plus fortes, il passa l’unique porte qui le séparait de ces humains excités.
 
Deux gardes l’attendaient là.
 
-         Vous êtes Miyavi ?
-         En personne HAHA ! Pas mal mon déguisem..
-         Entrez.
 
Ils lui ouvrirent la porte. Miyabi leur lança un regard meurtrier qui en disait, en somme, « On n’parle pas comme ça à la star ».
 
Des hurlements, des applaudissements, des sifflements admiratifs lui étaient dédiés. Il ne pu malgré tout pas s’empêcher de rougir, qu’est-ce qu’il adorait être, en quelque sorte, le centre de quelque chose !
 
On lui avait déjà dit ce qu’il devait faire, et la première chose était de déambuler à travers les tables remplies d’hommes et de femmes, qui eux mettait des billets à l’intérieur de son caleçon pour montrer leur évidente satisfaction.
 
Miyavi, lui, pouvait à sa guise choisir la personne qu’il accompagnera durant la soirée, et qu’il incitera également à consommer, car tel était le but ; Gagner le plus d’argent.
 
Un serveur s’approcha de lui, lui donnant un verre.
 
-         Cet dégustation est offerte par l’homme au cigare, assis à la table au fond de la salle, Déclara-t-il, lui adressant un clin d’œil.
 
Miyabi restait bouche bée quoique ému.
 
A peine dix minutes qu’il était là, et déjà tant de demandeurs, dont un qui se la jouait romantique en lui payant un verre ! Voilà qui allait être fortement amusant ! Il jeta un coup d’œil discret vers la direction de son admirateur assis en compagnie de ses amis, et vit que celui-ci l’observait, le déshabillant presque du regard.
 
Cet homme devait être âgé d’environ trente cinq ans. Il était habillé d’une façon assez classe, et quelque peu provocatrice si on faisait attention à sa chemise déboutonnée et à sa cravate défaite, comme si une main trop gourmande avait tiré dessus, et la suite, Miyabi se l’imaginait que trop bien…
 
D’une démarche presque féline, il s’approcha de l’homme qui le dévorait des yeux, toujours son verre de champagne à la main.
 
Une fois face à lui, il se permit de s’asseoir à ses côtés, croisant les jambes de façon à ce que ses talons fluorescents frôlent la cuisse du prétendant.
 
-         Bonsoir.
 
Miyabi fût assez émerveillé par la voix sensuelle et impérieuse de l’homme. Comme il ne disait rien, celui-ci continua, narguant toujours plus le japonais :
 
-         Vous avez accepté mon verre, vous m’acceptez donc ?
 
Si ce type voulait que Miyabi se jette dessus, c’était gagné, l’asiatique tremblait presque des cuisses tellement il lui faisait de l’effet.
 
-         Evidemment, Répondit-il finalement.
-         Je suis ravi.
 
L’admirateur se rapprocha du visage du japonais, et susurra une petite présentation improvisée.
 
-         Andy Ivanevski, trente-deux ans, et je vous trouve tout simplement magnifique.
 
Miyabi avait bien entendu souvent reçu des compliments. Mais celui-ci lui paraissait extrêmement sincère, et cette voix sérieuse le rendrait presque fou. « Canon », « Trop beau »… Mais l’appellation « Magnifique », il n’y avait jamais eu droit..
 
-         Miyavi, Murmura-t-il.
 
Andy lui prit délicatement la main, et y déposa du bout des lèvres un baiser furtif, sans quitter des yeux le japonais. Celui-ci ressentit un frisson électrisant qui menaçait son corps d’une future excitation très proche.
 
-         Je suis enchanté.
 
L’homme lui adressa un sourire à la fois fier et victorieux, avant de légèrement se redresser sur le canapé aux tissus rougeâtres. Il se leva sur ses chaussures noires et cirées, avec toujours cette attitude décontractée et gentleman.
 
Ivanevski attrapa doucement le menton de l’asiatique. Lentement, il ne fit que poser ses lèvres sur le côté de la bouche de Miyabi, et chuchota à son oreille :
 
-         A la revoyure…


* Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est :

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par Inki Inochi
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Samedi 1 décembre 2007
Comme je viens de reprendre cette fiction, j'ai pas eu le "temps" de me mettre bien dans l'histoire.. J'pense que les prochaines maj seront plus captivantes xD

Chapitre IX
 
 
Magasin, shopping, maquillage, Institut de beauté…
 
Tout. Mathis avait du tout subir. Quoique « subir » fût un grand mot, il avait adoré cette journée avec Miya. Il appréciait déjà cette femme, et en si peu de temps, il ne la connaissait que trop bien.
 
Vers la fin de l’après midi, aux alentours de seize heures, ils regagnèrent l’appartement où régnait un air convivial. Leur soirée allait se terminer par un dîné à l’extérieur, une manière d’ « officialiser » l’arrivée de la japonaise…
 
L’heure du rendez-vous semblait arriver bien vite pour Miyabi, qui se préparait depuis une bonne heure déjà. Il avait chopé la salle de bain, et sans doute allait-il y rester une vingtaine de minutes encore.
 
Mathis, qui demeurait dans sa chambre en attendant Miya, se demandait pourquoi il jetait un œil furtif au miroir toutes les cinq secondes. Inconsciemment, il voulait plaire à l’asiatique. Elle était si extravertie, belle et sociable, que lui, à ses côtés, se sentait minable et tout petit.
 
Il la trouvait unique.. Vraiment unique. Son côté légèrement masculin lui plaisait énormément. Une fille à papa un peu garçon manqué, nouveau fantasme qu’il s’était attribué.
 
Mathis se leva, sortant de sa cambuse pour se diriger vers le salon.
 
Il rit en entendant Miya se parler à elle-même.
 
-         Raaah ! Vert ou rose ? Ch’ais paaaaas !
 
Il songea qu’il n’était apparemment pas le seul à vouloir plaire, ce soir… Quoiqu’il s’en doutait un peu, il savait pertinemment que venant de Miya, plaire était une chose habituelle.
 
N’oublions pas qu’elle était une femme, et qu’elle jouait à se faire désirer à la perfection.
 
Mathis avait le sentiment d’être une faible proie malencontreusement tombée sous les filets du prédateur.
 
-         Mathiiis ?
 
Au son de la voix de sa nouvelle colocataire, Mathis arrangea vite son costard, et fit irruption dans la pièce.
 
-         Oui ?
 
Miyabi se retourna, plusieurs vêtements plein les bras. Il voulait connaître l’avis de Mathis sur sa tenue…
 
Les tissus qu’il tenait en main tombèrent au sol à la minute même où il croisa l’infirmier.
 
-         Hé bien hé bien ! Approuva Miyabi en tournant autour de son ami.
 
Celui-ci rougissait à vue d’œil, heureux que ses efforts n’ont pas été vains.
 
-         Et alors Mathis, on s’est mis sur son trente et un ? Taquina le japonais.
 
L’infirmier bafouillait quelques mots incompréhensibles, tandis que Miyabi rit intérieurement de son pouvoir d’intimidation. Etrangement, il considérait que Mathis était bien mignon quand il perdait ses moyens !
 
-         Bon, tu sais quoi, Commença Miyabi, je vais me choisir une tenue assortie à la tienne !
 
Fouillant dans son armoire négligemment ordonnée, il en sortit une longue robe noire.
 
-         Tu veux te la jouer romantique, alors on va se la jouer romantique ! Sourit-il, celle-ci te plait ?
-         Ravissante… Murmura Mathis à son intention plus qu’à répondre à cette banale question.
 
Quant à Miyabi, il fit une bouille que n’importe qui qualifierait d’Irrésistible, et rajouta d’une voix sensuelle :
 
-         J’espère bien ! Je ne suis pas née parfaite pour rien !
 
L’asiatique rattacha ses cheveux. Une fois prêt, il adressa un sourire en coin à son ami et chopa un petit sac noir de sa commode.
 
-         Prête ! Où tu m’emmènes ?
-         Hé bien, vu que tu es asiatique, il m’a semblé qu’un restaurant japonais te plairait..
 
Miyabi esquissa un sourire hypocrite.
 
Putain, un resto chic.. Moi qui voulait un bon MacDonald !
 
-         Ca te va ?
-         Mais bien sûr ! Allons-y ! Déclara-t-il, Crétin !
 
Il empoigna le bras de Mathis, y logeant ses mains.
 
L’infirmier était aux anges. A vrai dire, il aurait préféré un McDo’ aux restaurants chics, mais là, il se disait qu’il pouvait bien faire un effort en ce qui concernait Miya… Elle avait l’air d’être habituée à ce genre de chose que les riches s’offraient.
 
Il fut surpris quand elle agrippa son bras pour y abriter ses mains. Une chaleur inhabituelle parcourue l’entièreté de son corps. Il eut un frémissement qui n’échappa pas à Miyabi.
 
Cela dit, celui-ci n’y porta pas plus attention.
 
-         « La mer en or » ? S’étonna Miyabi, C’est ça le nom du restau ?
-         Effectivement, comme tu peux le lire..
 
Ils restèrent quelques secondes devant le grand immeuble noir. Ils étaient assez impressionnés, aucuns des deux n’avaient l’habitude de fréquenter ses endroits. Miyabi râla un peu quand il remarqua que le MacDonald se trouvait juste une rue plus loin. Ce foutu restaurant n’avait même pas de la bonne musique en fond, excepté les pitoyables discussions des consommateurs présents.
 
-         Bonjour Madame, Monsieur. Puis-je vous guider à votre table ? Les aborda une jeune serveuse au regard pétillant.
 
Mathis acquiesçait tandis que Miyabi insulta la demoiselle qui, à son goût, se la pétait un peu trop.
 
Ils s’installèrent près d’une fenêtre, dans un coin non fumeur, au fond de la grande salle. Le japonais pesta au moment où il remarqua que cette pouffiasse blonde les avait installé juste en face de ce qu’il désirait tant…
 
Son irrémédiable envie d’hamburger et de frites à la sauce ketchup, qui augmenta d’une traite !
 
-         Je vous laisse choisir la commande, Rajouta-t-elle avant de s’éloigner.
 
Mathis retira sa veste. Il jeta un bref coup d’œil à Miya, qui observait le fameux fast food. Il ne fit aucun commentaire, sans doute la vue lui déplaisait-elle ? En tout cas, être face au Mcdo’ ne l’arrangeait pas, sa furieuse envie de manger des cochonneries lui tiraillait le ventre.
 
-         Alors Miya ! Parle-moi de toi ! De ton travail, tiens !
 
L’asiatique soupira intérieurement. Il ne voulait pas jaser sur ce sujet déplaisant, bien qu’il comprenait la curiosité de son colocataire.
 
-         Je te l’ai dit, je distrais les gens. Et ça paye très bien ! Et toi, être infirmier n’est pas trop ennuyeux ?
 
Mathis refit son éternel sourire.
 
-         Loin de là, et c’est aussi bien payé.
 
Hein hein… Ch’uis sûr que j’suis plus riche que toi !
 
Voyant la serveuse réapparaître, Mathis et Miya choisirent leur commande à la va-vite.
 
Au fil des minutes, Mathis sentit que Miya se détendait plus facilement.
 
Il ne parlait que de lui, évitant de poser les questions dont les réponses lui tiraillaient l’esprit. Il voyait bien qu’elle était une femme mystérieuse et cachottière… Et cela lui plaisait plus qu’il ne l’aurait imaginé.
 
Son cœur bouillonnait à chaque regard qu’elle lui lançait. Tous ses membres tremblaient au son de sa voix. Il n’arrivait plus à maîtriser son être, Mathis ne comprenait que trop bien ce qui lui arrivait…
 
Ce fut l’arrivée des mets qui le sortit de ses agréables rêveries.
 
La serveuse leur souhaita un Bon Appétit, et s’éclipsa plus vite qu’elle n’était venue quand elle vit le regard meurtrier de Miyabi.
 
-         Je l’aime pas, celle là ! Pesta-t-il.
 
Finalement, il avait beau ne pas l’apprécier, la blondasse ne leur gâcha pas la soirée qu’ils s’étaient offerte.
 
Malgré tout, le japonais trouvait que Mathis se confiait trop. Il ouvrait trop son cœur, et c’était dangereux pour eux deux.
 
Ils devaient rester amis, rien de plus, c’était impératif.
 
L’asiatique voulait en finir avec ce dîné qui devenait trop romantique à son goût. Il appréciait certes Mathis, mais le trouvait sensible et il s’attachait trop aux personnes, en l’occurrence lui.
 
Il regarda sa montre, et fût soulagé de constater qu’il était 20h17.
 
-         Qu’y a-t-il ? S’inquiéta Mathis.
-         Il est tard, je vais devoir aller travailler.
-         Oui.. Moi également, Sourit-il, les joues légèrement rouges.
 
Ho la la.. Qu’il est mignon quand il rougiiit ! Pensa Miyabi, détaillant les traits du visage de son colocataire.
 
Celui-ci paya l’addition au comptoir, tandis que Miya le rejoignit, s’empêchant d’à nouveau loger ses doigts dans la chaleur des bras de l’infirmier.
 
Une fois dehors, ils préférèrent prendre un taxi. Sur la route, la petite tension qui s’était installée entre les deux colocataires s’évaporait petit à petit grâce au conducteur qui parlait sans arrêt de ses exploits en pêche.
 
Miyabi le maudissait pour lui casser la tête avec ces âneries, mais le bénissait car il brisait le silence pesant.
 
Après que Mathis eut payé le stupide taximan trop bavard, ils descendirent avec hâte.
 
-         Je.. Je vais te laisser rentrer seule, je pars directement… On ne se reverra pas avant demain matin, alors.. Bonne nuit…
 
Je vais craqueeeeeer !
 
Miyabi observait les pommettes rosées de Mathis d’un air attendrit.
 
Sa bonne conscience lui ordonnait de ne pas profiter de la naïveté de cet homme et de rentrer à l’appartement…
 
… Mais le japonais préférait de très près la solution de sa mauvaise conscience…
 
De toute manière, pour Mathis, Miya était une femme, non ?
 
Alors autant en profiter !
 
Il attrapa négligemment la cravate défaite de l’infirmier et l’attira contre son corps.
 
-         Bonne nuit, Mathis…
 
Délicatement, ses lèvres rejoignirent la bouche tremblante de Mathis, avant d’y glisser une langue taquine et baladeuse…


CETTE MAJ ENNUYEUSE = DEDI TO MARINE <3
par Inki Inochi
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Samedi 2 juin 2007
Chapitre VIII
 
 
-         Dis, tu es un pervers pour ne vouloir que d’une femme comme colocataire ? Demanda Miyabi pour se faire remarquer.
 
Il remarquait que Mathis rougit violement.
 
-         Heu.. N.. Non, voyons ! Juste que le bordel d’un mec ça m’énerve, je t’assure, ne va pas t’imaginer quelque chose !! Répondait-il, embarrassé.
 
Miyabi riait, content que Mathis tire son nez de son travail. Le japonais s’approchait, prit une chaise et dit tout à coup :
 
-         Qui est-ce qui te fait dire que je ne suis pas bordélique ?
 
Mathis eut un temps de réflexion.
 
-         Hé bien… La façon dont tu es habillée,… Et puis tu dois sûrement venir d’une riche famille. Je me trompe ?
-         Touuut à fait ! Mentit Miyabi.
 
Mathis sourit et se replongeait dans son travail.
 
Non mais j’vais lui déchirer ses papiers s’il continue !
 
-         Hmm… Tu travailles sur quoi ? Demanda Miyabi avec un sourire, alors qu’il en avait complètement rien à faire.
-         Je suis infirmier, là j’étudie le dossier de quelques patients.
 
Miyabi était bouche bée. Lui ? Infirmier ?
 
HAAHAHAH !! Trop cooon !
 
-         Mais c’est génial ! Et ça te plaît ?
-         Evidemment ! Quand de petits enfants viennent chez toi se faire soigner, tu ne peux qu’être content.
-         … M’ouais…
 
Mathis rangeait ses dossiers, les mit dans un coin de la table et croisait les bras, l’air décisif.
 
-         Et parlons un peu de toi !
-         Euh… Je n’aime pas trop me déballer… Mentait Miyabi, qui parlerait de lui durant des heures s’il le pouvait.
-         Ha… J’aurais juré le contraire ! Et donc, comme métier, tu fais quoi ?
 
Mon métier ? Bonne question, ça, Mathis, très bonne question… Qu’est-ce que je peux répondre ? Et cette conne de Saito qui m’a rien dit là-dessuuus… !
 
-         Hé bien… Hm… Attends j’dois aller aux chi… Aux toilettes !
-         Ok !
 
Miyabi courait vers son sac, et s’enfermait aux toilettes. Il appelait sa sœur.
 
-         Répond, salo…
-         Allô ?
-         Saitoooooo Aide moiiii ! Criait le plus bas possible Miyabi.
-         Ho non hein ! J’en ai fais assez comme ça !
-         Pitié… Il me demande mon métier…
-         Bah t’en as pas !
 
Ha zut. Miyabi avait complètement oublié qu’il ne lui avait pas dit pour son travail.
 
-         Bah si, en fait, j’en ai trouvé un…
-         Mais c’est génial ! C’est payé combien ?
-         200€ la soirée.
-         … La soirée ? Miyabi, c’est quel genre de boulot ?
-         Oh… Tenir compagnie à des gens !
-         Mais encore… ?
-         Dans une boîte de strip tease… A des hommes, plus particulièrement…
-         Tu ne vas quand même pas poser nu ?
-         Ho ! Ca ne me dérangerait pas, mais j’ai une fierté.
-         Ha bon ? Riait Saito.
 
Miyabi, lui, était sur le point d’exploser. Comment osait-elle douter de sa fierté ?!
 
-         Oui j’en ai une !!
-         Soit. C’est ta décision… Bon, allez, Dit lui que tu tiens compagnie à des gens tout simplement.
-         Mais c’est pas assez clair, il va croire des trucs.
-         Et il aura raison de les croire ! Se moqua encore Saito.
-         Saito tu ne m’aides pas là !
-         Halala… Dans une maison de repos alors. Je ne sais pas moi !
 
Miyabi lui raccrochait au nez, elle ne l’aidait vraiment pas. Il ressortit des chiottes. Regardant vers la table, il vit que Mathis n’y était plus.
 
Il se dirigeait alors dans la cuisine.
 
-         Je prépare à manger ! Annonça Mathis.
-         Et je ne peux pas le faire moi ? Demandait sérieusement Miyabi.
-         Bah… Tu n’aimes pas les pâtes ?
-         Trop banal comme cuisine.
 
Mathis souriait et se remit à cuisiner. Il ne savait pas pourquoi, mais cette colocataire-là, il la sentait bien. Elle était franche, avait du caractère, elle n’était pas une allumeu…
 
Mathis sentit des mains lui masser les épaules et une voix sensuelle retentir à ses oreilles :
 
-         Tu me trouves comment, physiquement parlant ?
 
Mathis posait sa fourchette et se retournait, faisant face à Miyabi. Il regardait d’abord ses beaux yeux bridés d’un bleu magnifique, dommage que ce n’était des lentilles.
 
Puis ces lèvres humides si tentantes. Mais il devait se retenir ! Très belle asiatique, mais elle avait sûrement quelqu’un, vu cette rare beauté…
 
-         Miya… J’étais justement en train de penser que tu n’étais pas une de ses allumeuses…
 
Miyabi paniquait un peu, son jeu de séduction tombait à l’eau. A vrai dire il était trop direct, pour une femme. Mais il ne s’appelait pas Miyabi pour rien !
 
-         Haha ! Je te testais, Mathis ! Voir si tu n’étais vraiment pas un de ces pervers !
-         Ha… Ha bon… ?
 
Miyabi en rajouta une couche, pour exagérer un peu :
 
-         Oui ! Et d’ailleurs je suis vexée que tu m’aies pris pour une allumeuse !
 
Mathis semblait franchement culpabiliser qu’il en oublia les pâtes.
 
-         Non… Non !! Je.. Je suis désolé, c’est que je suis tombé sur une salope avant toi et voilà.. Excuse-moi…
-         Ok je t’excuse. Bon allez, manges tes pâtes qui sont en train de cramer et montre moi ma chambre !
 
Miyabi sortait de la cuisine, content d’avoir fait oublier à Mat la question sur son métier.
 
Quinze minutes à peine, et Miyabi fût déjà collé par Mathis, qui la chouchoutait presque.
 
-         Mmmh… Ca tu le mets… Là ! Et ce gros truc qui est là, juste ici, à côté du lit… Et j’ai apporté mes draps, alors change-les s’te plaît.
 
Mathis s’exécutait, tandis que Miyabi s’asseyait, tout tranquille.
 
-         C’est tout ?
-         Pour l’instant !
 
Miyabi remarquait l’air interrogateur qu’arborait le visage de son nouveau colocataire. Pourquoi Mathis le regardait-il ainsi ?
 
-         Mathis, qu’est-ce que tu regardes ?
-         Hm.. Ta… Ta façon de t’asseoir… Tu es genre un peu… Euh… Garçon manqué ?
 
Miyabi était mal à l’aise. Il baissa les yeux pour remarquer qu’effectivement, il avait les jambes bien écartées.
 
-         Oh, ça… Héhé… Hm… Heu… Non, juste que j’ai…
 
Trouve un truc Miyabi… TROUVE un truc.
 
-         Mon mec s’assit souvent comme ça, tu vois ! Alors à force…
 
Mathis perdit son sourire. Alors comme il se le disait bien, elle avait quelqu’un. Pas étonnant, en fait. Le physique qu’elle se tape devait jouer aussi.
 
-         Ha.. Ton mec… Tu… L’inviterais, une fois ?
 
Hein ? Mais quel culot il a !
 
-         Oui, je l’inviterais. Un jour. En attendant… Dit moi il est quelle heure !
-         12h00.
 
Miyabi réfléchissait. Que faire en attendant ce soir ? Il était pressé d’aller bosser, gagner son argent, acheter encore et encore,… Le rêve !
 
-         Dit, Mathis, tu veux sortir ? Ce soir je bosse et je ne serai…
-         Ha, tu ne m’as toujours pas dit ce que tu faisais ! Sourit Mathis.
 
Mais… Quelle conne je suis !!
 
-         Je… Accompagnatrice !
-         … Hein ?
-         Bah oui… Tu sais, quand les gens t’appelles pour leur tenir compagnie, quoi… Souvent, c’est des vie… Des personnes âgées !
-         Et tu aimes ça ?
-         Oui, j’ai le contacte facile.
-         Mh… Moi aussi je travaille ce soir. Toute la nuit, d’ailleurs, je ne reviendrais que le matin.
 
YES !
 
-         Sinon, oui, je veux bien sortir, pourquoi pas… Tu veux aller où ?
-         Magasin ! Criait presque Miyabi, les yeux pleiiins d’étoiles roses.
 
Mathis riait et dit, enthousiaste :
 
-         Et après, un dîné ?
-         Oui, mais tu payes.
-         Haha ! Au moins tu es directe ! Et c’est ce que je comptais faire, aucun gentleman ne laisse une femme payer !
 
Toi, un gentleman ? Attends, attends… A côté de moi, t’es rien, Mathis, sache ça !
par Inki Inochi
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Mercredi 23 mai 2007
Chapitre VII
 
 
Le soir même, Saito et Fergie n’étaient pas encore arrivées.
 
-         Hé Jean, ça fait DES HEURES qu’on fait ton sport, là ! Et en plus, j’ne dois pas me muscler si je veux resse… Heu j’ai rien dit.
-         Ouais t’as raison, viens, on va voir comment ça se passe avec Elisabeth.
 
Alors qu’il descendait l’étage, Miyabi demandait, avec une pointe de dégoût dans la voix :
 
-         Hé… Elle ne te fait pas peur ?
-         Oh, au début oui, mais on s’y habitue…
-         S’habituer à quoi ?!
 
Miyabi sursautait en même temps que Jean. La vieille savait s’y prendre pour leur flanquer la frousse, avec sa tête de… De Femme âgée.
 
-         A… S’habituer à…
-         Soit ! Je ne veux pas savoir. Les filles sont arrivées, je les ai vu par la fenêtre. Je sors par la porte de la cuisine, donne-moi mon argent !
-         Ha lala, oui, oui…
 
Jean sortit de l’argent de sa poche, beaucoup, semblait-il à Miyabi.
 
La vieille dame s’en allait au même moment où Saito ouvrait la porte, le sourire aux lèvres.
 
-         Youhouu, Miya CHÉRIE, tu sais pas ce qu’on t’a dégoté !
-         TU VAS ADORER ! Criait Fergie à son tour.
 
Elles déposèrent leurs sacs blindés de fringue dans le salon. Fergie ordonnait à Jean qu’il aille faire dormir les gosses…
 
-         Mais c’est déjà fait chérie, voyons… Tu me connais, quand même !
-         Oui, mais on sait jamais. BON ! Miya moi et Saito on va te laisser. Faut s’occuper de Miyabi… Au fait, il s’en ait bien sorti avec les gosses ?
-         Tu veux savoir la vérité ?
-         Oui… J’ai peur, là, allez accouche !
-         EXCELLENT CE MEC ! Franchement, il est parfait ! j’ai rien dû faire !
 
Les yeux des deux femmes brillaient. Saito se reprit et dit :
 
-         Mon cul ouais. Bon allez, tous dans la chambre !
 
Les deux frères et sœurs s’y rendaient, ainsi que Fergie. Jean avait préféré regarder son match ; et c’était mieux comme ça.
 
-         Alors ? Jupes ? Robes ?
-         Non… Que des pantalons moulants. Mais vraiment beau ! Avec des hauts différents et des chaussures à tal…
-         Saito ta gueule, je veux voir !
 
Elle soupirait et lui tendit le premier sac. Miyabi en sortit des tas de frocs multicolores, et au fur et à mesure qu’il fit connaissance avec ces bouts de tissus qui étaient siens, ses yeux s’illuminèrent…
 
-         Les… Je… Je ne sais pas comment vous remercier…
-         Miyabi, arrête de jouer à ce jeu, on sait très bien que du moment que t’as ces fringues, ta vie est rose !
-         Ouais… Bon.
 
Il se levait et se déshabillait, afin de pouvoir tous les essayer.
 
-         Les filles, fermer vos yeux. Un Miyabi comme moi il n’y en a pas deux, je me mérite.
 
Les deux filles grognèrent et tournèrent leurs têtes. Cinq minutes passaient.
 
-         Regardez !
 
Ce qu’elles firent. Miyabi avait mit un des pantalons moulants, qui était mauve foncé, et un haut noir, aux courbes longues, dont les longues manches cachaient les bras.
 
-         Miyabi, ça te va vraiment bien… Et si on t’attachait les cheveux, ça serait parfait…
-         Mais les cheveux lâchés, Fergie !
 
Elle soupira et se levait.
 
-         Bon ! Je suppose que le reste te va aussi. Alors… Demain matin, on ne se reverra pas, je pars travailler très tôt. Je te dis donc au revoir maintenant…
-         Hey, tu parles comme si j’allais mourir ! Riait-il.
 
Les deux filles firent la moue.
 
-         Et moi j’y vais ! Je ne pense vraiment pas que t’es près, mais j’espère que la chance sera avec toi… Un dernier conseil : Allume-le.
-         Hein ?! Et si c’est un thon ? Enfin, sa voix était magni…
-         Ne dramatise pas tu m’énerves !
 
Miyabi soupirait un instant. Avait-il dit à Saito pour son boulot ? Non… Il ne le pensait pas. Devrait-il ?
 
-         Au fait, Saito, je…
 
Celle-ci était déjà partie.
 
-         Tu voulais lui dire quoi ?
-         Heu… Rien ! J’y vais dormir, sinon je n’arriverais jamais rendez-vous demain. Bonne nuit beauté.
 
Il s’en allait dans sa chambre et se couchait, complètement dénudé. Il appliquait ses quelques crèmes indispensables à sa survie et s’endormit très vite.
 
 
Le bruit d’enfant qui chialait le réveillait ; 06h00.
 
-         Non mais… Quelles bandes d’enc… NON ! Je suis une femme. Une femme ça parle bien !
 
Il se levait, il ne trouverait plus le sommeil, maintenant.
 
Enfilant un pantalon noir, ainsi que le haut rose, il mit des chaussures talons noir. Il s’entraînait un peu à marcher avec et quand il se sentit près, il se sauvait à la salle de bain, où il se coiffait comme la veille.
 
Il se maquillait comme à son habitude.
 
Miyabi finit d’emballer ses affaires. Il appelait Fred.
 
-         Pourquoi tu m’appelles à six heures ?!!
-         Parce que à 06h00, t’es déjà levé !
-         … Q’est-ce que tu veux ?
-         Aurais-tu l’amabilité de venir me chercher chez Fergie ?
-         Oui, seulement si je sais où elle habite…
 
Miyabi lui donnait rapidement l’adresse. Il dut attendre une bonne heure. Quand on sonnait à la porte, il s’y précipitait.
 
-         AAH !! Miyabi ! C’est quoi ce déguisement ?!
-         Je ne suis pas belle ? Et à partir de maintenant c’est Miya !
 
Il sortit de la maison et pointait du doigt son sac :
 
-         Je t’en pris. Mais fais attention, objet fragile !
 
Le trajet n’avait pas été compliqué. Enfin, juste pour Miyabi. Car le facteur dut supporter les lamentations et commentaires de son ami. Fred se garait enfin face à un immeuble à l’apparence très accueillante.
 
-         Tu veux que je t’accompagne ?
-         Juste porter mon sac jusqu’à l’ascenseur… Si il y en a un. Enfin, je te le souhaite !
 
Fred commençait à maudire le Dieu pour lui avoir fait croiser le même chemin que Miyabi il y a quelques années.
 
Ils descendirent de la voiture premier modèle.
 
Là, Fred bénissait le bon Dieu pour l’ascenseur !
 
-         Bon… C’est là qu’on se quitte.
-         Mais qu’est-ce que vous avez tous à parler comme si j’allais crever !!?
 
Le pauvre facteur fit de grands yeux. Puis, il sourit, et tapotait le dos de son ami :
 
-         Miyab…
-         Miya.
-         Miya, je ne sais pas à quoi te sers ces vêtements, mais j’espère que tu te fourres pas dans une merde !
-         Non, voyons. Bon allez, oust !
 
Les portes de la machine se refermaient sur un Miyabi souriant. Il était totalement excité… Non, Surexcité.
 
L’ascenseur s’arrêtait sur l’étage 2, et un homme y entrait.
 
BEAUU !! Pensait Miyabi en le regardant de haut en bas sans se gêner.
 
Mais il se rappelait bien vite qu’il était une femme. Il prit un air droit et sentait le regard de l’homme sur lui. Il était fier de faire de l’effet, en mec comme nana, la nature l’avait bien gâté !
 
-         Excusez-moi… Fit Miyabi. Connaîtriez-vous un homme dans cet immeuble cherchant un.. une colocataire ? Parce que j’ai rendez-vous avec lui, et j’avoue que je me perds !
 
L’homme fit de grands yeux étonnés.
 
-         C… C’est moi ! Riait-il.
 
Quoi ? Je vais vivre avec lui ? NAN !! Il ressemble à un hétéro !… Ho au moins je pourrais l’embrasser…
 
-         Hoo… Bonjour, alors ! Fit Miyabi avec un grand sourire. Il reprit : Mathis, c’est bien ça ?
-         Oui.. Répondait-il, gêné.
-         Ha tu vois, j’étais peut-être bourrée, mais je me souviens d’ton nom !
 
Mathis trouvait ça bizarre qu’elle le tutoyait si directement, mais n’en dit rien, une femme au caractère c’était toujours plaisant… Bien que ça manière de parler était suspect !
 
-         Et toi c’est Miya, non ?
 
Ouais, et c’est toi qui m’a donné ce surnom si minable, si tu veux savoir.
 
-         Oui c’est bien ça.
-         Tu es d’origine asiatique ?
 
Il fait exprès ou quoi ? Pff… Au moins il fait la conversation. Bon allez, soit gentil Miya, répond gentiment…
 
-         On parlera de ça une fois à l’intérieur ! Lâchait Miyabi.
 
… C’est gentil ça ?
 
Mathis n’insistait pas et sortit de l’ascenseur, au 5ème étage.
 
Il attendait que Miyabi sorte mais… Effectivement, il sortait, mais sans ce gros sac exagérément lourd. Il comprit bien vite le message. Miya devait venir d’une famille de riche pour s’habiller comme ça et avoir ces manières…
 
Qu’est-ce que je suis con ! Evidemment que je dois porter son sac !
 
Mathis porta alors le sac jusqu’à sa porte. Alors qu’il le posait à terre, il croisait du reg