Vendredi 23 novembre 2007
EPILOGUE
 
 
C’était dans la ville de New York qu’une histoire s’achevait, contée par la bouche même de celle qui l’avait, en partie, vécue.
 
-         Et alors mamie, tu l’as revu, ton grand-frère ?
 
Ellie regardait sa petite fille avec tendresse, avant de lui déposer un baiser furtif sur le front.
 
-         Oh oui, je l’ai revu.. Répondit-elle en murmurant presque pour elle-même.
-         Et comment il va ? Où il est ? Et il est toujours avec son amoureux ?
-         Je te raconte la suite demain soir, promis !
 
L’enfant s’assoupit.
 
Encore une merveilleuse histoire que sa grand-mère lui avait conté, pour qu’elle puisse trouver paisiblement le sommeil…


                                                                                                                                                   _____________

Ne m'en veulliez pas pour la petitesse de cet épilogue, mais j'ai jamais dit qu'il allait faire 4 pages XDDD
Sinon, je suis contente d'avoir fini cette fiction, j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire, même si à un moment ça m'a gavé =O

Sabii : Désolée XD Je sais que tu voulais un lemon (Et pas que toi, n'est-ce pas Haaru ? xD), mais je n'ai pas trouvé le temps pour l'écrire (Et je n'avais pas l'inspi x_x..)

Pepi : Pfff ! MAIS POURQUOI T'AS PAS PLEUREEER ? *Moi qui voulait faire une fin belle, romantique et un peu triste, c'est râté XD*  [Moi aussi je t'aime mon chocolat blanc =DDD]

Cely : Merci pour tes commentaires réguliers ! Et tu sais quoi ? Korin m'a dit qu'il t'appréciait ! xD

DONC, cette histoire étant achevée, je vous laisse le choix entre :

50% Travesti                      > I I I I I I I I I I I I I I
Glacées sont tes lèvres...   > I I
C'était presque parfait        > I I I I I I

A la revoyuuure~~~ !
par Inki Inochi
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Jeudi 22 novembre 2007
Chapitre XXVIII
 
 
-         Kelii, réponds-moi maintenant ! Pourquoi m’as-tu appelé ici ? Et d’abord, pourquoi y a la voiture de mon père ? Et pourquoi en pleine nuit ?!
 
L’haïtien pressentait qu’il n’allait pas supporter plus longtemps cette attitude curieuse. Aussi, il n’allait pas tenir bien longtemps, son mal de crâne allait le trahir, il le sentait.
 
-         Aryan, tu ne peux pas la fermer un peu ? Tiens, parlons un peu ! Comm..
-         Non ! Tu fais exprès ou quoi ? Tu sais très bien que Korin se trouve à quelques mètres de moi ! Et plus je reste ici, je souffre !!
 
Hors de lui, Aryan sortit de la caisse, claquant bien fort la portière pour exprimer sa rage à son ami.
 
-         Héhé.. Effectivement, il se trouve à quelques mètres de toi, idiot… Murmura Kelii pour lui-même.
 
Aryan marchait rapidement vers le chemin de sa maison. Il ne comprenait pas Kelii, pourquoi faisait-il ça ?
 
Livré à ses pensées, Aryan n’avait pas vu les personnes en face de lui, qui se tenait debout. Et d’ailleurs, pourquoi se tenaient-ils debout ? Pourquoi avait-il l’impression qu’ils le regardaient ?… Pourquoi avait-il l’impression qu’Il le regardait ?
 
Il leva lentement les yeux. Il reconnut Ellie et Joslin.
 
Mais il n’arriva pas à croire que Korin se tenait là, planté devant lui. Il en venait même à se frotter les paupières. Quand il eut la certitude de la présence du japonais, il ne pu s’empêcher de sourire. Des larmes de joie et de regret gouttèrent sur ses joues.
 
-         Alors grand frère, t’as vu que je tiens mes promesses ! Lâcha Ellie en retournant à la voiture, assistée de Joslin.
 
Les deux amoureux restèrent l’un devant l’autre, sans n’oser parler le premier. Finalement, Korin eut plus de courage.
 
Il avança d’un pas décidé vers Aryan, et posa ses mains sur les joues froides de celui-ci. Ils se cherchaient du regard, frôlant leurs nez l’un contre l’autre.
 
-         Tu m’as manqué.. Fredonna Korin.
 
Aryan laissa échapper un gémissement quand deux lèvres gelées se glissèrent sur les siennes. Une langue lui caressa sa jumelle, avant de posséder entièrement sa bouche.
 
Les mains du policier encerclèrent la taille du jeune amant, collant son torse au japonais, qui lui effleurait la nuque du bout des doigts.
 
Le baiser approfondi s’interrompit par Aryan, qui logea son visage au creux de l’épaule de l’asiatique.
 
-         Je suis désolé mon amour… Je suis désolé, je t’aime, je n’aurais jamais du te rejeter, pardonne-moi, pardonne-moi...
 
Korin accueillit ses paroles à bras ouvert.
 
Pour toute réponse, il l’enlaça plus fort, essuyant les larmes de son homme, qui semblait atrocement culpabiliser.
 
Alors qu’ils entrelacèrent leurs doigts, les sirènes des voitures de police retentirent à leurs oreilles.
 
Le cœur d’Aryan se tordit, et ses battements s’accélérèrent.
 
-         Aryan, Korin, venez, on s’en va ! Criait Ellie depuis la fenêtre du véhicule.
 
Aryan attrapa la main du japonais et se hâta dans l’auto. Kelii et Joslin étant à l’avant, Korin s’installa sur les genoux de son amant. A vrai dire, Ellie faisait exprès de prendre autant de place, elle souhaitait simplement que les retrouvailles de son aîné soit merveilleux malgré les conséquences.
 
-         Aryan, Commença Kelii, je suis obligé de vous laisser dans un endroit hors de la ville, le temps que les choses se calment, et j..
-         Ne t’inquiète pas, de toute manière, je compte m’en aller…
 
Une lueur dans les yeux du japonais s’illumina tandis qu’Aryan continua, resserrant son étreinte.
 
-         … Avec Korin. Loin d’ici. Emmène-nous à la gare.
 
Le ton d’Aryan avait été tellement décisif que personne n’osa répliquer. Korin dévisagea son compagnon, avant de voler ses lèvres pour un doux échange..
 
La voiture noire, qui roulait sur l’autoroute, passait quasiment inaperçue sous ce ciel obscur. Les trois adolescents dormaient, tandis que les deux adultes s’échangeaient quelques mots.
 
-         Tu comptes faire quoi, précisément ? Intervint Kelii.
-         Je pense que, plus tard, je vais partir vivre en Inde.
-         En Inde ?! S’étonna Kelii.
-         Oui.. Je veux changer d’air.
 
L’haïtien eut un sourire chaleureux aux lèvres.
 
-         Je suis content que tu aies enfin trouvé ta voie, Aryan, sincèrement.
 
Aryan lui rendit la pareille, et se faufila un peu plus dans les bras chauds de l’asiatique, qui dormait point ferme. Son visage paisible et enfantin lui réchauffait le cœur. Ils s’étaient enfin retrouvés.
 
Vers trois heures du matin, Kelii s’arrêta près d’un hôtel isolé.
 
-         Restez ici pour la nuit, ok ? Je te passerais l’argent que j’ai pour ton voyage.
 
Les deux hommes descendirent de la voiture. Une fois l’un en face de l’autre, Aryan fut le premier à le serrer dans ses bras. Leur amitié avait été forte, il ne l’oubliera jamais.
 
-         Je sais qu’on ne va plus jamais se revoir.. Mais… N’oublies quand même pas de m’envoyer des cartes ou des lettres, ok ? Insista Kelii, qui sentait les larmes jaillirent.
-         J’te le promets, best friend ! Le rassura Aryan.
 
Ellie sortit précipitamment de la voiture, comme si sa vie en dépendait.
 
-         ARYAN !! OU EST AR.. Aryaaan ! S’écria-t-elle en sautant à ses bras.
-         Ell.. Ellie, tu.. Tu m’étouffes…
 
Tandis qu’elle desserra son étreinte avec d’une mine faussement boudeuse, ses traits se changèrent vite en une expression de tristesse.
 
-         Aryan.. J’peux rester avec toi ?
-         Non Ellie.. Pour quelques temps, il faudra qu’on se sépare. Il faut que tu comprennes qu’on est certainement déjà recherché, et.. Et pendant un bon moment, je ne reviendrais pas en ville.
 
La jeune fille se mordait les lèvres. Elle n’aimait pas l’expression qu’affichait Aryan, comme si.. Comme si plus jamais il n’allait revenir dans sa vie. Comme si c’était la dernière fois qu’ils se regardaient, qu’ils se parlaient, qu’ils s’enlaçaient…
 
-         Tu me promets qu’on va se revoir ? Répéta-t-elle en le reprenant de plus belle dans ses bras.
-         Bien sûr !
 
Les sanglots d’Ellie avaient réveillé Korin et Joslin, qui sortirent à leur tour du véhicule.
 
Le japonais se tenait un peu l’écart, ses adieux-là ne le concernait pas. Aryan s’approcha ensuite de Joslin. Il lui prit la nuque, et lui fit un grand sourire.
 
-         Toi, mon grand, protège cette chipie !
-         Juré !
 
Alors qu’Aryan s’échangeait des mots d’affection avec Kelii et son frère, Korin fût très surpris qu’Ellie le prenne dans ses bras. Elle le serrait si fort qu’il avait l’impression de faire partie de leur famille… Elle le serrait si fort qu’il avait l’impression de leur faire du mal, en les séparant ainsi. Il sentait que c’était sa faute.
 
-         Korin.. Je ne t’en veux pas, à toi, que vous partiez ainsi… Mais rappelle-lui jour et nuit qu’il a une sœur qui veut le revoir ! Je ne veux pas qu’il m’oublie !
 
L’asiatique hocha la tête. Il ne trouvait jamais les mots pour s’exprimer, mais là son seul regard suffit à l’adolescente, qui remonta dans la voiture en même temps que les trois autres.
 
-         Bah Ellie, tu ne me donnes pas un dernier baiser ? S’étonna Aryan.
-         Et pourquoi ça ? On se revoit, non, tu l’as toi-même dis ! Sourit-elle.
 
La dernière vision qu’eut Aryan de sa sœur était une jeune fille sensible, heureuse et peinée à la fois. Mais sans doute très fière d’elle et de son exploit, qu’elle contera un jour à qui voudra l’entendre…
 
 
Le lendemain matin, dans la ville de New York, aucun avis de recherche n’avait été lancé. La cause fût très simple, les deux amants échappés étaient morts aux yeux de tous. La nouvelle avait été révélée par deux hommes fidèles à leur ami.
 
-         Entrez ! S’écrit Pexton, qui se tenait debout face à la fenêtre, songeur aux derniers évènements.
 
Kelii entra, son badge, son arme, et ses menottes en main. Il regarda droitement son supérieur.
 
Alors que l’haïtien posait ses quelques affaires sur le bureau de Pierce, celui-ci ne dit rien, même si le message avait été clairement compris.
 
-         Je donne ma démission.
-         Démission acceptée.
 
Un court silence s’installa, brisé par la voix grave du patron.
 
-         Pourquoi ? Demanda le supérieur, curieux.
-         C’était justement de quoi je voulais vous parler.
 
Il inspira profondément et se lança :
 
-         Ce n’est pas la peine de lancer des avis de recherches. Aryan a été tué pendant sa fuite, avec Korin, par la Mafia.
 
Pexton baissa un instant la tête.
 
-         Toutes mes condoléances. Je suppose que vous démissionnez en la mémoire de votre ami ?
 
Kelii hocha lentement la tête, et s’en alla sans plus un mot, à la recherche d’une nouvelle vie à entamer…
 
 
-         Bonjour Monsieur Sasaki.
 
L’interpellé se retourna, alors que l’ex gardien de corps de son fils pénétra dans son spacieux bureau. Celui-ci, d’un ton morne, annonça une nouvelle qui laissa malgré tout le père impassible.
 
-         Ce n’est plus la peine de rechercher Korin. Il a été tué pendant sa fuite par la police.
 
Il n’en était pas moins que le Caïd s’effondra sur son fauteuil une fois que la porte fût claquée, et qu’il demeura seul, avec sa conscience et la mort de son unique héritier.
 
 
Voilà maintenant trois heures que la police était passée chez la famille Neil. Les parents étaient effondrés par la mauvaise nouvelle annoncée. Ellie, elle, restait dans sa chambre, couchée dans son lit, à contempler l’uniforme de son aîné. Elle avait un petit sourire aux lèvres. Un petit sourire qui ne la quitterait jamais, car la véracité de l’histoire, elle la connaissait…
 
 
Un rayon de soleil illumina une pièce précédemment sombre, où deux corps chauds s’unissaient à coup de reins intenses, à baisers parsemés, et tendres caresses, leur cœur brûlant se vouant les plus délices des révélations…
par Inki Inochi
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Jeudi 22 novembre 2007

Je pense qu'il y aura encore un chapitre, un épilogue, et se sera fini =O


Chapitre XXVII
 
 
-         Attends-moi là, toi tu interviendras s’il me capte, Chuchotait l’adolescente.

Joslin n’avait pas le temps d’acquiescer qu’Ellie était en train de marcher vainement à quatre pattes vers la plante, ses yeux scrutant les moindres faits et gestes du garde, qui la capterait si jamais il se retournerait.
 
Quand le gardien bougea brusquement sa nuque, Ellie s’immobilisa, pétrifiée de la tête au pied. Son sang n’avait fait qu’un tour, pas maintenant, elle ne voulait pas échouer maintenant…
 
Elle retenait sa respiration, et pouvait voir Joslin pisser sur place. Le policier se gratta le crâne, pour ensuite reprendre son café, et lire son journal.
 
Elle émit un soupire de soulagement, et reprit son activité, se traînant le plus silencieusement possible vers ce connard d’ascenseur qui la mènerait dans ce connard de sous sol, pour sauver ce connard de Korin.
 
Arrivé à l’ascenseur, elle se mit à genoux, dans des gestes très lents et précis, afin d’appuyer sur le bouton qui appellerait l’engin.
 
Immédiatement, elle se cacha entre deux murs, qui abritaient une seconde plante plus grande et plus imposante que la carrure d’un homme. Elle s’y cacha le temps d’attendre l’arrivé de l’élévateur.
 
Elle jura intérieurement quand le bruit sonore qui indiquait l’arrivée de l’ascenseur s’éleva dans la pièce.
 
Le policier se retourna, levant son fessier afin d’aller voir de plus près.
 
Quand Ellie vit apparaître le gardien dans son champs de vision, elle plaqua sa main contre sa bouche, s’obligeant à ne pas respirer trop fort. Elle priait pour que quelque chose arrive, n’importe quoi, mais qui le fasse partir d’ici..
 
-         Hey Ren, tu me fais un café à moi aussi ? Demanda un autre flic, sûrement un ami.
 
Elle remercia le Seigneur et lui promit de devenir catholique.
 
Ils s’en allèrent donc à la cafétéria, dont le comptoir cachait la vue sur l’ascenseur, en l’occurrence, Ellie.
 
Durant leur distraction, Ellie s’enfourna dans la machine métallique, et jeta un coup d’œil à Joslin, qui se trouvait en face de lui, à l’autre bout de la pièce. Elle lui fit signe qu’elle descend sans lui, et sur ce, ré appuya sur le bouton du dernier étage.
 
Les portes se refermèrent, et le bruit de l’eau qui bouillait masqua le « Diiing » de l’ascenseur.
 
Quand elle se sentit remuer, elle soupira, retirant un peu son masque pour pouvoir mieux respirer.
 
-         … Putain.. Le plus dur est fait… Se murmura-t-elle en riant légèrement.
 
L’ascenseur s’arrêta soudain. Elle regarda l’étage. Le dernier.
 
Quand l’accès s’ouvrit, elle en sortit prudemment sa tête. Constatant qu’elle était bel et bien seule, Ellie s’avança presque en courant tout droit, étant donné que c’était le seul chemin.
 
Un plan était dressé sur le mur. Elle l’étudia attentivement, et reprit impatiemment son chemin.
 
Elle poussa une porte, y pénétrant lentement. L’obscurité lui tiraillait les yeux.
 
-         Qui est là ?
 
La voix harassée et éreintée du japonais la fit sourire. Au moins, il ne s’était pas pendu, c’était déjà ça !
 
-         Salut Korin ! Alors, je ne t’avais pas promis que je vendrais ?
 
Elle ouvrit la lumière, et le découvrit dans son lit, sous les draps.
 
-         Si, mais.. Je… J’y croyais pas du tout.. Mais putain, comment t’as fait ?!
-         Je ne me prénomme pas Ellie pour rien !
 
Il eut un rire perceptible. Se levant, il s’attarda aux barreaux.
 
-         Et les clés ?
-        
-         .. Ne me dis pas que tu n’as pas les clés ?!
-         … Merde…
 
Avec un soupire exaspéré, il retourna se coucher. Ellie se tapait la tête contre sa main. Elle n’arrivait pas à croire son erreur. Mais comment avait-elle pu oublier quelque chose d’aussi important ?!
      
-         Qui est là ?! S’écria un garde, qui entra dans la pièce.
 
Elle resta pétrifiée, face à lui, qui la regarde d’un air interrogateur. Sans qu’elle ne puisse répondre à la question, quelqu’un assomma le policier. Quand celui-ci tomba à terre, Ellie pu voir le visage terrifié de Joslin.
 
-         Waw.. J’aurais jamais cru faire ça un jour !
-         Ta gueule Jos’, et cherche les clés dans ses poches ! Korin, tu sais à quoi elles ressemblent ?
 
Il fit un signe de négation.
 
-         Y’en a au moins une cinquantaine, là ! S’exclama Joslin, qui se décourageait.
-         Bon.. Donne-moi ça. J’vais toutes les essayer, toi tu surveilles la porte.
 
Elle s’empara des clefs, et soupira avant de commencer sa lourde tâche ennuyeuse.
 
-         Bon les gars, parlez, j’m’emmerde, moi !
-         Comment va Aryan ? Demanda le japonais, n’hésitant pas une seconde à prendre de ses nouvelles.
-         Il va très mal.
 
Korin n’avait préféré ne plus poser de question. Il se rassit dos aux grilles, et laissa libre cours à ses pensées. Si Aryan était mal, c’était qu’il l’aimait encore. Il s’était obligé à le quitter, pour son bien.
 
-         Korin, si ça peut t’encourager, une fois que tu sortiras d’ici, tu le reverras, ton Aryan.
 
L’asiatique se releva en un bond désarçonné. Il défia les yeux d’Ellie.
 
-         Quoi, tu ne me crois pas ?
-         Fais-moi sortir de là ! Je veux le voir !
 
L’adolescente ria, tandis que la clé qu’elle enfonça dans la serrure était la bonne.
 
-         Grouillez-vous ! S’exclama Joslin, y a un garde qui vient par là ! Vite !
-         Il t’a vu ? Questionna l’adolescente.
-         Nan, mais il a entendu tes cris, alo..
 
Ellie lui ordonna de refermer la porte, et la retenir à l’aide de meubles. Quant à elle, elle ouvrit les grilles, et Korin en sortit sans attendre une seconde de plus.
 
-         Korin, qu’est-ce que tu fous ?! L’engueula Ellie alors que le japonais s’apprêtait à sortir par la porte que Joslin essayait de bloquer, On sort par derrière !
 
L’asiatique lui tira la langue et retraça ses pas. Il ouvrit difficilement le béton qui le retenait prisonnier de cet endroit qu’il trouva néfaste, à l’aide d’Ellie. Mais l’espoir de revoir Aryan lui donna une force qu’il n’avait pas discernée auparavant. Celle-ci lui dit de courir droit devant lui, jusqu’au parking, et de la, Kelii l’attendra.
 
-         Et vous, vous ne venez pas ?
-         Nan, j’aide Kelii à retenir l’autre et ensui..
-         C’est bon, je vais vous aider aussi, je vous dois bien ça, Déclara Korin.
 
A trois, ils mirent le plus de meuble possible devant la porte, et s’enfuirent d’un pas fulgurant vers la liberté…
par Inki Inochi
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Mardi 20 novembre 2007
Chapitre XXVI
 
 
Sous l’effet de l’indignation qu’elle ressentait, Ellie sortit de la voiture, claquant violement la portière.
 
-         KESTUFOULA ?! J’t’avais dis de pas te mettre en travers de mon chemin ! Mugit-elle avec véhémence.
 
Kelii, qui arborait un air assidu et sérieux, avait maintenant un large sourire dessiné sur son visage basané.
 
-         Calme-toi, Ellie, et écoute-moi.
 
Derrière son écharpe noire, la jeune fille fulminait son mécontentement mais donna finalement son accord à le laisser s’exprimer, sa curiosité lui faisait, une fois de plus, défaut.
 
-         Je vais donner ma démission, et vais quitter la ville avec ma femme avant que l’enfant naisse.
-         Et alors ?
-         Et alors j’ai changé d’avis. Je vais t’aider, je le dois à Aryan.
 
Un sourire lumineux embelli le visage de l’adolescente alors qu’elle sauta aux bras de l’haïtien. Elle était assez stupéfaite, tout de même, de ce changement d’avis si brusque. Cependant, elle ne doutait pas de lui, et baissa sa garde imminente. Elle ne put s’empêcher de culpabiliser un peu, à cause d’elle Kelii n’aurait plus de..
 
MAIS QU’EST-CE QUE JE RACONTE ? C’est trèèèès bien !
 
Elle rebroussa chemin d’un pas anticipé et se faufila dans la ferraille noire. Ses pieds et ses mains gelaient déjà sous ses vêtements humectés. Kelii assista ses pas et s’installa sur la banquette arrière. Il rapporta la nouvelle éminente à son cadet, qui écarquilla les yeux, épaté.
 
-         Et.. Et moi ? Bafouilla Joslin.
-         Tu devrais retourner chez nos parents..
-         Kelii ! Je n’veux pas retourner chez eux ! Ils m’étouffent !
-         Ecoute, on verra ça plus tard, ok ? Insista l’aîné.
 
L’adolescent se rechigna sur son siège, dévoilant sa contrariété à l’expression de sa mine déconfite et son attitude.
 
-         Ellie, tu as prévu quoi ? S’efforça de demander Kelii, évitant soigneusement le regard accusateur de son petit frère.
-         J’attends que les derniers flics sortent, et qu’ils ne restent que les quelques gardes de nuit.
-         Ensuite ?
 
Elle inspira profondément une bouffée d’air, et soliloqua son monologue incomplet à l’intention des deux frangins :
 
-         Tu entres, tu les buttes, tu les fous dans je ne sais quel placard, tu débranches les caméras, tu vas chercher Korin, tu le traques, et enfin, tu reviens !
 
Les deux frères restèrent ahuris, la bouche bée, les yeux soudainement élargis. Ellie n’aima pas du tout leur expression, à croire qu’elle venait de demander l’impossible !
 
-         Ellie, en fait, ce que tu dis là, c’est que c’est moi qui me tape tout le travail ?
 
Elle agita la tête en signe d’affirmation. Joslin éclata de rire et Kelii se retenait de péter un câble.
 
-         Ellie, dans tout ce que tu viens de me demander, je ne ferais que débrancher les caméras.
-         Hein ?! Et les gardes, alors ?!
 
Le plus jeune se dévoua :
 
-         Il n’aura qu’à les distraire !
 
L’adolescente ausculta l’idée pas du tout conne de son copain. Ce n’était pas du tout bête, d’ailleurs très ingénieux, mais étant donné que ça ne venait pas d’elle…
 
-         Non, c’est une mauvaise idée, Proféra-t-elle.
-         Hein ? Mais pas du tout ! Se défendit-il.
-         Ellie, je crois que je vais suivre l’idée de mon frérôt !
 
Celui-ci le mitraillait des yeux, il n’avait pas oublié sa trahison. Kelii l’ignora et continua, mais la jeune fille le coupa immédiatement :
 
-         C’est trop risqué !
-         Pas plus risqué que ton idée ! Démentirent les deux haïtiens.
 
Alors qu’elle se lamenta d’être entourée de deux mecs stupides, Ellie re médita malgré elle le plan spontanément proposé de Joslin.
 
-         Bon, d’accord, mais c’est juste parce qu’on a rien d’autre !
-         Tu es très ordonnée Ellie, j’aime ça, Se moqua Kelii.
-         Oh toi, je te conseillerais de la fermer, ce n’est pas ton statut de flic qui m’empêchera de te repeindre la tronche ! Rétorqua-t-elle fièrement, heureuse d’avoir le dernier mot.
 
Le policier décida qu’effectivement, il la fermerait plus souvent en la présence de la gamine.
 
-         Ils sortent ! Déclara Joslin tandis qu’ils virent tous les trois les flics seller leur auto.
-         Bon bah, j’crois que c’est à moi.. Mon Dieu, qu’est-ce que je suis en train de faire ! Se dit-il à lui-même.
 
Kelii sortit de son abri. Ellie le suivait du regard jusqu’à ce qu’il intègre le poste de police. Elle poussa un soupire de soulagement, et s’étira en émettant un gémissement d’aise.
 
-         Tu sais, tu peux très bien venir habiter chez moi.. Suggéra-t-elle.
-         P.. pardon ?
-         Bah oui, je.. Notre maison est grande.
-         Je.. Je sais pas, je…
 
Elle sourit, contente de faire perdre les moyens de Joslin.
 
 
Kelii s’expédia jusqu’à la salle des contrôles, toujours en passant sous les caméras, afin de ne pas se faire voir. Ainsi, quand il coupera toute surveillance, personne ne l’aurait vu, et il ne sera pas soupçonné d’un éventuel complot.
 
Alors qu’il salua un collègue d’un signe de tête, il fût excité par l’interdit de l’acte qu’il s’apprêtait à réaliser. Il se prenait pour un gars de seize ans, jeune et insouciant, et bizarrement ces années-là lui manquait !
 
Il ouvrit à la volée la porte de ladite salle. Kelii s’installa en face d’un écran, cherchant désespérément celle qui filmait la cellule de Korin. Enfin, il la décela. Le jeune japonais était allongé sur le matelas, et ne dormait visiblement pas.
 
Il débrancha le système d’épiement constant et s’en alla, ne regrettant paradoxalement pas son geste.
 
Kelii ressortit par l’arrière du poste, laissant en même temps l’entrée ouverte pour la venue imminente d’Ellie.
 
Lorsqu’il rejoignit la voiture de Monsieur Neil, ce qu’il se passa à l’intérieure n’avait rien de déshonnorant, et pourtant..
 
POURTANT C’EST PAS LE MOMENT DE FAIRE CA !!
 
Il toqua à la votre du passager avant, faisant sursauter son frère qui se mit à rougir à vue d’œil. Quand ils furent un minimum vêtit, Kelii se permit d’entrer.
 
-         Je vais vous faire payer cette petite distraction, vous aller voir !
 
Ellie ne pu s’empêcher d’éclater de rire.
 
-         ENFIN SOIT ! Ellie, je t’ai laissé la porte de la cour ouverte, je pense que ça sera plus facile pour toi. J’ai compté le nombre de garde, ils sont sept.
-         Genre un dans chaque étage ?
-         Oui, mais toi, n’oublie pas que tu dois aller au sous sol.
-         Ouais ouais, cellule sept, j’ai pigé !
 
Avant de mettre le pied dans l’air glacial de la nuit, elle s’amusa à se mettre un.. Masque noir sur la tête.
 
-         Ellie, à quoi tu joues ? Intervint Kelii.
-         Je trouve ça stylé ! La défendit Joslin.
-         Et bah moi, je trouve ça simplement utile, bande de crâneur !
 
Tandis qu’elle l’arrangeait, Kelii s’empara de son portable.
 
-         Mais qui t’appelles ? Interrogea Ellie.
-         Aryan, bien sûr.
-         Pourquoi faire ?
 
L’haïtien souriait d’un sourire coquin.
 
-         Tu crois pas que les amoureux voudront se retrouver ?
 
Ellie émit un rire aigue, totalement d’accord avec le flic.
 
-         Je t’accompagne !
 
Les deux interpellés se retournèrent vivement vers Joslin.
 
-         Tu veux venir avec moi ? Répéta Ellie.
-         Bien sûr ! Je suis même étonné que tu me laisses là ! Moi aussi je veux goûter à cette expérience !
 
Les deux jeunes sortirent à la hâte, tandis que Kelii criait à son cadet de rester là. Il ne fut pas étonné que celui-ci ne l’obéisse pas, pourtant, il n’alla pas le chercher, le froid avait raison de lui.
 
 
-         Mais quel idiot mon frère, il..
-         Chuuut Jos’ !
 
L’adolescent haussa les épaules et se tu. Comme dit, la porte de l’arrière du poste était légèrement entrouverte. Ils arrivèrent dans une pièce sombre, éclairée par le peu de lumière qui y régnait.
 
-         Et maintenant ?
-         J’arrive pas à voir on est où..
-         Cher Ellie, Commença-t-il, si CA c’est un porte manteau, alors je pense qu’on soit dans LES VESTIAIRES.
-         J’te conseille de garder ton ironie pour toi, gros con.
 
Ellie trouva l’interrupteur, sur lequel elle appuya.
 
-         HAHA ! En plus t’as faux, c’est là qu’ils traquent leur dossier !
-         Mais y a quand même un porte mant..
 
Ellie, qui ne l’écoutait plus, ouvrait lentement l’unique porte qui menait à l’intérieur. Une fois qu’elle fut sûre qu’il n’y avait personne, elle s’abandonna dans le couloir.
 
-         Mais merde, Ellie, attends-moi !
 
Celle-ci glissa ses yeux sur le plan de l’immeuble qui était accroché à un des murs, à côté l’alarme à feu.
 
-         D’après ce plan, les cellules se trouvent.. Damned, faut trouver un ascenseur !
 
Ils longèrent le petit couloir, jusqu’à l’intervalle de deux chemins opposés.
 
-         Oops.. Ellie, regarde ça…
 
Celle-ci tourna son regard vers l’endroit visé par Joslin. Un garde était en train de boire son café.
 
-         Ca semble être une cafétéria.. Chuchota le jeune homme.
-         Hein hein, t’es hilarant parfois toi ! J’vois bien c’que c’est, ducon !
-         Mais regarde derrière la plante, ce qu’il y a ! Un ascenseur ! On ne pourra jamais passer devant lui !
 
Elle redressa lentement sa tête, les yeux rieurs.
 
-         Et derrière lui ? Sourit-elle.
par Inki Inochi
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Lundi 19 novembre 2007
Chapitre XXV
 
 
 
La jeune fille s’était rendue à son domicile avant de sauter le pas, plus confiante que jamais. Elle était accompagnée de Joslin, qui l’avait suivit sans hésiter, laissant un Kelii dubitatif et songeur seul.
 
Joslin faisait le guet sur le pas de la porte de la famille Neil, observant vigilamment les recoins sombres des rues éclairées par des lanternes, afin d’éviter toutes mauvaises surprises, en l’occurrence les parents de son amoureuse.
 
Ellie dévalait les escaliers précipitamment, se rendant à la chambre de son aîné. Non pas pour fouiller dans ses sex toys ou autre, mais pour savoir dans quel état il se trouvait. Voilà qu’elle se souciait de lui un peu trop à son goût, ne devait-il pas en être le contraire ? C’était elle la plus petite, non ? Malgré ça, elle sentait un poids sur ses épaules, un fardeau, une responsabilité. Elle ne baisserait jamais les bras pour lui, jamais.
 
Elle le trouva couché sur son lit, les yeux ouverts, les mains croisées sur son ventre. Mon Dieu, il était tombé si bas que ça ?
 
-         Où étais-tu ?
 
Les yeux de la jeune fille s’embuèrent de larmes qui n’allaient pas tarder à jaillir. Son cœur était chargé en multiples émotions, comme la rage de le voir faible, l’amour qu’elle lui portait, de la déception…
 
La déception. Ce foutu sentiment qui défavorisaient les espérances d’Aryan.
 
Elle s’approcha de lui, le toisant scrupuleusement. Ellie le serra dans ses bras, sa chaleur lui avait horriblement manqué.
 
-         J’te jure Aryan, tu ne seras plus jamais malheureux, je ferais tout pour que tu sois comblé !
-         Ellie, ne prend pas cette air si grave..
 
Il soupira péniblement. Une lueur attristée voilait un instant ses yeux.
 
-         Tu sais, l’amour, ça part comme ça revient.. Je m’en remettrais. Je reprendrais le boulot dès demain, je l’oublierais.
 
L’adolescente, presque choquée des propos de son grand frère, se leva en un bond irritant. Son agressivité naissait à cause du mécontentement que lui affligeaient les paroles d’Aryan.
 
-         Putain, mec ! T’es qu’un égoïste ! Merde ! Tu crois qu’il mérite ça ?!
 
Ellie n’en revenait pas de l’insouciance de son aîné, à moins que celui-ci cache son mal-être.
 
-         Lui ou la justice ?! Réponds-moi !
 
Le jeune policier fixa sa sœur longuement, avec une certaine approbation. Il baissa finalement les yeux. Elle était trop forte pour lui, il ne méritait pas de l’avoir pour sœur. Ellie avait un fichu caractère, elle était géniale, unique.
 
Le silence de l’homme qu’elle aimait le plus au monde la déçue plus qu’elle ne l’aurait pensé.
 
-         T’es qu’un con fini, Lui sourit-elle. Bye !
-         Ellie, att.. Attends ! Mais où vas-tu ?!
 
Il n’obtenu aucune réponse, mais ne chercha tout de même pas à la poursuivre. Sa ne servirait à rien, elle était déterminée par quelque chose qui, lui semblait-il, la tenait à cœur.
 
Aryan reposa sa tête sur son oreiller déformé par les heures qu’il avait passé dessus. Son cœur palpitait. Il battait très fort, il battait la chamade, il brûlait. Tout ça lui procurait de légers sursauts, et son agitation, qui se mélangeait à sa tristesse, ne le calmait pas.
 
Dieu qu’il mourrait d’envie de le serrer dans ses bras. Il voulait posséder ses lèvres, le sentir contre lui, s’enivrer de sa chaleur… C’était trop demandé, pour le traître qu’il était. Il n’en voulait pas à Korin. Il ne lui avait, d’ailleurs, jamais voulu pour cette minime parenthèse.
 
Là, il ne demandait qu’à l’avoir près de lui, pour le protéger comme il n’avait pas su le faire…
 
Il n’y avait qu’un miracle qui pourrait exaucer son souhait, c’était un ange inexistant, que tout le monde rêverait de posséder.
 
 
-         FRANCHEMENT ! Je suis son ange !! Je le cris haut et fort ! Râla Ellie tout en s’installant face au volant de la voiture de son père.
-         Epargnes-moi les détails... Supplia presque Jos’.
-         T’aurais du le voir !! Si c’est ça « l’amour », je préfère rester célibataire ! C’est pas possible de baisser les bras aussi vite !
-        
-         Qu’est-ce que le monde fera sans moi, hein ? Se permit d’exagérer Ellie avec un sourire niais naissant sur ses lèvres charnues.
 
A son tour, Joslin autorisa ses lèvres à s’étirer jusqu’aux oreilles. Il était heureux des intentions de sa copine, même si tout cela n’était pas encore gagné. Il était fier de l’aimer elle et personne d’autre.
 
C’était vrai qu’elle était indispensable.
 
Sans elle, Aryan aurait été malheureux le reste de sa vie en amour.
Sans elle, Korin moisirait derrière les barreaux.
Sans elle, il n’aurait jamais connu le merveilleux sentiment qu’il éprouvait à son égard.
 
-         Ellie, tu es sûre de savoir conduire ? Intima-t-il après être sorti de ses rêveries.
 
L’adolescente pétait un câble contre le volant qui refusait de bouger.
 
-         Mouais.. Déclara-t-elle quand enfin cette bagnole donnait signe de vie.
 
Lentement mais sûrement, ils se stationnèrent derrière le poste de police. Ellie coupa maladroitement le moteur, et le silence des lieux lui refila la chair de poule.
 
-         Putain, c’est méga silencieux, pas normal, Dit-elle alors qu’elle enfilait ses gants noirs.
 
Joslin ne répondit pas, trop absorber par les faits et gestes de la demoiselle.
 
-         Alors ! Kelii t’as dit que les caméras étaient où ?
-         … Partout.
-         Jos’, tu m’aides pas, là !
 
En un soupire béat, il ronchonna machinalement dans sa barbe inexistante :
 
-         A l’entrée, l’accueil, tous les couloirs et, évidemment, les cellules.
-         Espèce d’idiot, tu aurais pu abréger tous ça en un simple « partout » !
 
Joslin fit la moue un instant, et décida de ne faire aucun commentaire. C’était sans doute l’anxiété qui commençait peu à peu à s’emparer du corps d’Ellie. C’était tout à fait normal. Elle était peut-être courageuse, mais pas inhumaine, et ces sentiments feront tour à tour leur apparition.
 
Ellie se cogna le crâne sur le volant.
 
-         Pff ! Franchement, pourquoi toutes ces caméras ?!
-         .. Hé bien…. Justement, pour ceux qui TENTENT D’EVADER UN PRISONNIER, PAR EXEMPLE ?! Cria Joslin afin d’éclaircir à Ellie qu’ils étaient sur le point de commettre un crime.
 
Celle-ci profana ses injures favorites en croisant les bras, se renfonçant dans son siège confortable.
 
-         On attend que les derniers poulets sortent et on y va.
-         Et tu comptes faire quoi ? Remarqua Joslin.
-         Mais j’en sais fichtrement rien ! Et puis l’improvisation, tu connais ? C’est tout à fait dans mes cordes.
 
L’adolescent, vexé, dévia son regard vers la fenêtre. Il lâcha un petit cri stupéfait quand il reconnu la personne à l’autre bout de la rue, qui n’avait, selon lui, rien à faire là.
par Inki Inochi
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