Lundi 22 octobre 2007
Chapitre XV
 
 
Anaël s’était rapproché, et avait lui aussi aperçu Nika. A ce moment-là, je n’avais pas vu son regard s’assombrir.
 
Quelques minutes plus tard, où je n’arrivais soudainement plus à bouger, des pas, ceux de Nika, retentirent dans le couloirs. A moment même où la porte s’ouvrit, Anaël s’était jeté à mon cou, et me tripotait les fesses, se collant à mon dos.
 
Qu’avais-je pu dire ? Qu’avais-je pu faire ?
 
J’avais d’abord vu son sourire étincelant, ses yeux confiants qui reflétait de l’espoir…
 
A cet instant, tout m’avait semblé s’écrouler.
 
Ses lèvres commençaient à trembler, ses joues devinrent rouges, et ses yeux verts s’embuèrent de larmes.
 
C’était déprimant de savoir que la source de ces gouttes salées, ce n’était personne d’autre que moi.. Je le faisais pleurer.. Et jamais je ne m’étais senti aussi mal…
 
Seulement, une réaction inattendue submergea Nika, me laissant bouché bée. Il s’avançait dangereusement vers Anaël et lui fila un coup de poing inévitable. Ca avait été si vite, je n’avais absolument rien compris à la scène qui se déroulait sous mes yeux.
 
Anaël avait gémi de douleur, et s’était tenu à la table durant sa chute. Le coup avait été tellement fort qu’il en avait perdu l’équilibre.
 
J’eus horriblement mal au cœur en entendant Nika hurler de douleur, les larmes inondant son visage :
 
-         NE REVES PAS ANAEL ! TU NE ME FERAS PLUS SOUFFRIR !!
 
Sur ces mots, il sortit en courant, claquant la porte avec fureur.
 
-         Il est complètement fou ! Jura Anaël entre ces dents, tout en se relevant difficilement.
 
Mes larmes coulèrent elles aussi sur mes joues rougies. J’étais le premier des idiots. Nika avait réalisé que je ne le laissais pas indifférent, il avait même couru jusqu’à moi. Et moi, pendant ce temps, j’avais couché avec Anaël..
 
Sans que je ne puisse les contrôler, mes jambes rattrapèrent les traces de Nika.
 
Je le vis assis, adossé à un mur, replié sur lui-même, ses mains masquant son visage. Il entendit mes pas, mais ne relevait pas la tête. Il essayait d’étouffer ses reniflements qui le trahissait.
 
-         Nika.. Murmurai-je à son intention pour qu’il me porte son attention.
-         Vas-t-en chez cet ingrat !!
 
Il me fixait froidement, d’un regard douloureux… Rempli de haine… Et.. Et amoureux… Mais ce n’était peut-être qu’une impression que Je Voulais Voir…
 
-         Nika, explique-toi ! Je.. Je ne te comprends pas !
 
Il se leva, et voulu s’en aller. Mais je lui empoignait le bras, et le plaqua au mur doucement.
 
-         Lâche-moi !
-         Je tiens à toi ! Je ne te laisserais pas partir !
 
Il eut un rire triste et ironique.
 
-         Tu tiens à moi.. C’est pour ça que je te retrouve dans les bras d’un merdeux comme lui ? Mais qu’est-ce que vous lui trouvez tous à lui !?
 
Il se prit la tête entre les mains, et entamait les cent pas. J’avais le sentiment qu’il se parlait à lui même, où à ses fantômes passés.
 
-         Qu.. Qu’est-ce que.. Vous lui trouvez tous.. A ce.. Ce stupide gars…
 
Je n’en pouvais plus de le voir se tuer comme ça à petit feu. Alors je le pris dans mes bras, je le serrais fort, et lui chuchotais de se calmer, d’arrêter de pleurer..
 
Il releva le visage, l’expression totalement changée, mais toujours aussi inexpressif. La distance qui séparait nos bouches se volatilisa, et il posa délicatement ses lèvres sur les miennes.. Il me les mordillait, les suçait doucement, me caressant tendrement les cheveux..
 
Sa langue pénétra dans ma bouche, nos salives se mélangeaient, et avec passion, on s’échangeait notre premier vrai baiser.
 
Je fus pris d’une soudaine satisfaction quand ses doigts me frôlèrent ma nuque, déclenchant en moi un avalanche de frémissements uniques et brûlants…
 
Quand nos langues se quittèrent, il ouvrit lentement les yeux et m’observait, tout en arborant un sourire qui illumina le monde sombre où nous vivions…
 
Il posa son front au mien, et agrippa de ses mains mon haut, afin de me rapprocher de lui.
 
Son visage trouva refuge au creux de mon épaule.
 
-         Ne revois plus jamais cet homme, Jessie.
 
Je sentais qu’il se resserrait à mon corps comme à une bouée de sauvetage. Qu’il me suppliait de ne plus revoir Anaël, je trouvais ça étrange. J’avais à présent la certitude que quelque chose s’était passé entre ces deux-là, et que Nika lui en voulait terriblement.
 
Mais je n’allais pas presser les choses. Il était enfin venu à moi, il m’avait accepté, et pour l’instant, je ne demandais rien d’autre que d’être aimé par lui.
 
-         Jessie, répond moi.
 
Tout d’abord, je n’avais pas répondu car sa voix avait sonné comme un ordre.
 
-         .. Je te le promet…
 
De toute manière, j’avais déjà prévu de ne plus voir Anaël en dehors du travail..
 
Il eut un soupire de soulagement. Je souriais à l’entendre rire.
 
-         Nika, tu veux rentrer ?
 
Il hocha la tête.
 
-         Mais tu m’accompagnes.
 
C’était un sentiment de joie qui m’avait envahi le cœur quand je l’entendis me proposer cette seconde invitation.
 
Cependant, je m’étais toujours promis de ne jamais mélanger vie privée et professionnelle.
 
-         Euh, Nika.. C’est gentil de ta part mais.. Mais j’étais venu pour continuer mon travail..
 
Ses mains se resserrèrent. Il leva son visage, et me sourit timidement. Mes joues rougirent quand il m’annonça d’une voix érotique et pleine de sous entendu :
 
-         Je t’attendrais chez moi, ce soir.
par Inki Inochi
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Dimanche 21 octobre 2007
Chapitre XIII
 
 
Mes yeux s’ouvrirent lentement en sentant une place vide à mes côtés. Toute la nuit j’avais eu chaud de le sentir si près de moi. Mais il voulait de la compagnie, jamais je n’aurais fait quoique ce soit sans son consentement. Quand je tournais la tête pour regarder l’oreillé intacte, je souris en voyant qu’il y avait une feuille de papier posée…
 
Je la pris, tout content qu’il m’ait laissé un mot.
 
« Je suis sorti faire un tour. Quand je reviendrais, je veux que tu sois parti. »
 
J’avais relu ces quelques lettres un nombre incalculable de fois. Je n’arrivais pas à y croire.. Ou plutôt, je ne savais pas comment le prendre… Je savais que je n’aurais pas du profiter de la situation, hier soir. Maintenant, par ma faute, on en payait les conséquences : Il culpabilisait et je souffrais.
 
La veille, je m’étais laissé aller par amour pour lui, même si je savais qu’il allait me rejeter quand il aura eu l’affection qu’il voulait…
 
Cette nuit, quand tous ses sentiments m’avaient envahis le cœur, j’avais vraiment cru à un infime espoir de sa part..
 
Je me levais, remettant mon haut tout en contenant mes larmes avec courage. A l’instant où je repris mon chemisier qui était au sol, toute la douceur de ses gestes sur mon corps m’étaient revenus en tête en un vulgaire flash qui n’était déjà qu’un lointain souvenir… En outre, les plus beaux instants de ma vie.
 
Durant la nuit, j’avais ressenti un corps froid se blottir au mien.. Un corps qui avait besoin qu’on le touche, car il était resté trop longtemps seul et dans l’oubli.
 
Je ne m’étais pas servi de sa douche, et étais directement sorti de chez lui, les larmes coulant à grand flot sur mes joues.
 
Je courrais à travers les rues, sous la pluie qui me nettoyait des baisers et caresses de Nika.. Lui qui avait été si doux et gentil durant ce délais nocturne qui nous avait été donné…
 
Une fois entré dans mon pitoyable appartement, je me déshabillais lentement, et me glissais sous l’eau chaude, m’adossant contre le mur froid de la salle de douche.
 
Je gardais les yeux fermés. Si je les ouvrais, la réalité me rattraperait. Et je souffrirais encore plus.
 
Je voulais avoir les yeux clos éternellement… Je voulais que ce cœur qui bat en moi depuis dès années cesse de me torturer en s’arrêtant lentement, puis définitivement…
 
C’était le week-end. Malgré ça et mon mal-être, qui j’espérais sera éphémère, je me rendis au boulot. Ma collection ne devait pas s’arrêter parce que j’avais une peine de cœur… Bien que celle-ci était loin d’être similaire aux autres… Même la mort ne pourrait pas me faire oublier le démon qu’était Nika.
 
A l’atelier, je retrouvais Anaël, qui perdit son sourire en voyant la mine Fallen Angel qu’arborait mon visage pâle.
 
-         Hey Jessie !? Ca ne va pas ? Tes yeux sont tous rouges ! Tu as pleuré ?
 
J’aurais aimé lui cracher ma tristesse au visage, mais ce n’était pas lui le fautif. A la place, je me laissais tomber dans ses bras. Je sentis ces bras me serrer fort. Ca faisait du bien de savoir qu’un être tenait à vous. Ca serait encore mieux si l’être que vous aimez tient à vous…
 
Je relevais mon visage, et le regardais tristement.
 
-         Non.. Je n’ai pas pleuré…
 
Je me ressaisissais petit à petit.
 
-         Tu as avancé avec tes modèles ?
 
Il fit un bref hochement de tête et me montrait du doigt un de ces mannequins achevés. J’avouais ne pas être sûr que c’était dans les goûts de Nika. Mais il était là depuis plus longtemps que moi, il devait sûrement mieux le connaître.
 
-         Alors Jessie, quelle idée de venir travailler un samedi matin ?
-         Quelle idée ?… Il n’y en a pas… J’ai préféré ça à la solitude…
 
Anaël prit son portable.
 
-         Qui tu appelles ?
-         Les deux stagiaires.
-         Et pourquoi ça ?
-         Pour les stresser en disant que s’ils ne sont pas là dans cinq minutes, ils seront virés.
 
Bien entendu, je riais. Lui, il reposait son portable. Il avait juste voulu me donner un sourire, aussi petit soit-il. Au moins, il avait réussi à me faire changer les idées.
 
-         Tu ne veux vraiment rien m’expliquer ? S’enquit-il.
 
Moi, je réfléchissais. Je ne savais pas si je devais le dire ou pas. Finalement, je garderais ça pour moi. De plus, je ne savais pas ce que pensais Nika de tout ça… Il y a des fois où j’aimerais bien être dans sa tête, et connaître ce qu’il pensait de toute cette histoire… Je voulais savoir ce qu’il pensait de moi, ce qui le tracassait autant pour ne pas pouvoir continuer à aller plus loin… Je voulais connaître son passé, en entier, dans les infimes détails…
 
-         Non, Répondis-je en ayant un triste sourire. Ce que j’aurais besoin, c’est..
 
Ce que j’allais lui réclamer était salaud de ma part. Mais comme Nika, j’avais besoin d’affection, là, maintenant, et tout de suite.
 
-         C’est de toi.
 
Il comprit mon message. Je le vis déposer le tissus qu’il tenait, et me couvrir la taille de ses mains. Je m’approchais de lui, et cette fois-ci, je n’hésitais pas à l’embrasser, tout en lui caressant les cheveux, la nuque, descendant vers son dos, pour ensuite introduire ma main dans son pull avec douceur.
 
Il gémissait à basse voix le plaisir que lui procurait mes frottements de bassin contre le sien.
 
Une de ces mains s’aventura sur la fermeture de mon jean. Il l’ouvrit sans hésiter, et je le laissais faire, c’était de ça que j’avais besoin, juste ça… Du moins, c’était ce que je me forçais à croire..
 
Alors qu’il se baissait, il fit descendre mon pantalon jusqu’à mes pieds. Je jouissais déjà de la fellation qu’il me réservait. Je croisais son regard malicieux, et penchais ma tête en arrière, resserrant les bords de la table de mes doigts.
 
Je frémissais en sentant une langue chaude titiller le bout de mon gland avec vivacité. Ses mains caressaient en même temps mes fesses, jusqu’à aller vers mon anus, et y pénétrer ses doigts.. Ma bouche s’ouvrit toute seule. J’avais tout d’un coup une bouffée de chaleur qui m’envahissait le corps, et je devais sans cesse reprendre ma respiration.
 
Bien vite, mon sexe se retrouva dans un lieu humide, qui exerçait une pression de va-et-vient rapide tout le long de mon érection. A défaut de patience, je jouissais déjà dans la bouche d’Anaël, qui avala ma semence tout en retirant ces doigts de mon intimité.
 
Il se releva, et me reprit la bouche avec avidité. Je répondis à son baiser vorace, tout en inversant les rôles… Baissant son boxer en même temps que son bas, je lui offrais deux de mes doigts, qu’il lécha d’une façon provocatrice. Je me retrouvais à lui faire les préliminaires nécessaires, et le pénétrais lentement, attendant qu’il s’habitue à cette intrusion..
 
 
Quand nous nous étions rhabillés, il me prit dans ces bras.
 
-         Tu as été doux, cette fois-ci.
 
J’avais une forte envie de lui dire que je n’avais pas pensé à lui en lui faisant l’amour. Quand j’avais joui, en moi le nom de Nika résonnait mille fois, je savais que ses mains, ses yeux, Lui tout court, m’emporterait au-delà du septième ciel.
 
-         Je sais, Répondis-je simplement en quittant la pièce.
 
Je m’assis sur un des chauffages, près de la fenêtre.. Et quelle n’a pas été ma surprise en voyant Nika courir vers le bâtiment, à bout de souffle !
par Inki Inochi
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Dimanche 21 octobre 2007
Chapitre XIV
POV Nika
 
 
Je n’étais qu’un lâche. Ca, à priori, ce n’était pas nouveau. Mais en quittant mon lit qui, pour une fois depuis dès années était chaud et douillet, je l’avais fait souffrir. Je l’avais vu quitter ma maison en pleur, courant sous la pluie. Et bizarrement, mon cœur s’était senti coupable.
 
J’avais eu peur de mes sentiments. Je savais dès le début qu’il était dangereux.. Dangereux pour mon cœur fragile.
 
Voilà dès années que j’avais cessé d’aimer, après qu’il m’ait abandonné pour un autre. Je le lui avais pardonné d’avoir trahi mon amour. Mais, à mon tour, je me sentais le trahir en aimant un autre. Alors, aimer n’était plus dans mes cordes.
 
Mais il était venu. Et qu’avais-je pu faire à part me rapprocher de lui ? Ma faiblesse me tuait à petit feu, et cette insupportable solitude également. Je me sentais poussière face à son talent et à sa fierté.
 
Cette nuit, donc, où je l’avais invité nous avait rapproché. J’avais trouvé l’excuse anodine de lui faire visiter ma maison. Je ne me sentais même pas pitoyable de faire ça. C’était quand il s’était jeté à mes lèvres que je n’avais plus su faire quoi que se soit. Alors je m’étais excusé auprès de mon amour passé qui m’avait anéanti le cœur, et m’était laissé tomber aux bras chaleureux de Jessie.
 
Lui qui me voyait autrement que les autres, et pas comme un simple directeur s’occupant d’une entreprise qu’il haïssait de tout âme…
 
Quand il me touchait ou m’embrassait, les frissons involontaires qui me parcouraient l’échine me firent aussi peur qu’un bien-être éphémère. Malgré tout, je me laissais embrassé. Il avait trouvé ma faiblesse et j’avais trouvé la sienne.
 
Jessie avait senti mon envie de mourir, et il m’avait épaulé. De quelle autre manière aurais-je pu lui remercier que celle qui nous convenait à tous les deux ?
 
C’était la première fois que mon lit était chaud. Que la deuxième place était enfin occupée. Et que je pouvais me blottir contre un torse qui ne demandait qu’à donner un peu de sa chaleur.
 
J’avais ri beaucoup rit, cette veillée-là. Avoir une âme heureuse de vivre chez moi, c’était une nouvelle chance que je ne devais pas laissé partir.
 
Jessie, celui que j’avais embauché par pitié, m’étais à présent indispensable.
 
Voilà une sensation d’infériorité qui me faisait froid dans le dos, et que je détestais ressentir. Dépendre de quelqu’un était horrible, surtout quand on l’avait déjà vécu. Et, depuis cette malheureuse dépendance qui m’avait quitté, j’avais sombré. Au point de vouloir en finir avec mes jours, pour aller le rejoindre.
 
Puis, il était arrivé. Et j’avais arrêté de broyé du noir. Sa jeune âme au milieu de tous ces vieillards rendait l’atmosphère du travail plus vivable.
 
Le voir pleurer sous ce torrent de pluie m’avait ravagé le cœur. J’étais par la suite retourné chez moi. J’avais refait mon lit, jetant les draps où son odeur était ancrée au lavage.
 
J’avais re nettoyé tout ce qu’il avait touché.
 
Puis, des picotements s’acharnèrent sur mes yeux. Et des larmes coulèrent.. Des larmes sincères qui n’avaient pas fait leur apparition depuis un bon nombre de temps.
 
Je ne savais plus quoi penser, ni où me mettre.
 
Je me souvins du moment où Jessie avait failli entrer dans sa chambre. Je n’imaginais même pas l’horreur qu’il aurait éprouvé en se rendant compte qu’il était dans la maison d’un taré ayant une peine de cœur dont la plaie n’avait pas guéri.
 
Ô oui, il m’aurait détesté, et m’aurait prit pour un monstre. Comme tous les autres avant lui.
 
J’avais bien fait de l’en empêcher. Je ne voulais pas qu’il me haïsse, car je m’étais attaché à lui.
 
Au tout début, je ne voulais qu’un peu de réconfort de sa part, des mots gentils, des regards aimables et amicales, des gestes d’affection. Tout ça aussi hypocrite soient-ils.
 
Mais non, lui, Jessie, m’avait re donné le plaisir d’aimer, la satisfaction d’éprouver des sentiments, de ressentir un plaisir évident. Il m’avait offert des sourires, des rires, des regards… Tout ça aussi sincère soient-ils.
 
 
Alors que je trépignais sur place, me battant avec ma conscience pour savoir si Oui ou Non je devais faire ce qui me rongeait le crâne depuis une bonne heure. Je cherchais des réponses à mes questions, et je les avais trouvé en fermant les yeux, et en visualisant le visage de Jessie…
 
C’était lui qui je désirais posséder. Lui à qui je voulais donner tout l’amour que j’avais à offrir. Je voulais aimer et être aimé.
 
Un sourire s’affichait sur mes lèvres.
 
Je venais de prendre conscience de la gravité de mon acte. En l’ayant laissé seul ce matin, je l’avais perdu.
 
Mais j’allais me rattrapé.
Je pris une douche, m’habillais sur mon plus beau trente et un, quittais cette satanée maison qui allait bientôt être transformée en un palais féerique. Oui, parce que j’allais conquérir Jessie. Mon audace ne me fit, pour une fois, pas peur.
 
Mon état euphorique m’amenait à courir dehors, où le ciel laissait apparaître le soleil. Je courais vers mon entreprise, car je savais qu’Il était là. Je gravis les quelques marches, prenant l’ascenseur à la hâte.
 
A présent, je venais de dire Au Revoir à mon ancien amour qui avait péri pour dire Bonjour à l’unique être pour qui je respirais.
 
Mais qu’elle n’a pas été ma déception en voyant la scène derrière la porte de Son atelier…
par Inki Inochi
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Jeudi 18 octobre 2007
Chapitre XII
 
 
Quand la porte s’ouvrit, la seule chose qui me frappa était le silence de mort qui y régnait. Tout était sombre, aucunes photos sur les murs, un salon gigantesque qui contenait une énorme télé, plusieurs canapés en cuir rouge foncé, des étagères remplies de livres et de cassettes vidéos.
 
J’étais tellement concentré à détailler les moindres recoins que je ne remarquais pas qu’il me regardait d’un air gêné.
 
-         Je sais, à première vue, on dirait un cimetière ménagé en maison, mais ne t’inquiète pas, le seul zombie ici c’est moi, tu ne crains rien !
 
Je ne répondis pas à sa phrase, et entrais curieusement. Je me dirigeais directement vers la cuisine après avoir ôté mes chaussures pourries et ma veste usée. De plus, j’avais faim, alors je n’allais pas me gêner !
 
J’ouvris son frigo…
 
-         Il n’y a rien, Dit Nika, le sourire aux lèvres.
 
… Et effectivement, c’était vide.
 
-         Mais comment peut-on vivre avec un frigo viiiide !! Râlais-je.
-         Tu as faim ?
 
Je hochais timidement la tête en pinçant la ma lèvre. Quelle embarrassante situation, alors que je l’attendais depuis si longtemps.
 
-         Tu veux que je commande quelque chose ?
-         A cette heure-ci je doute qu’il y ait un endr..
-         Ne t’inquiète pas. Tu veux manger quoi ?
 
J’eus un sourire sadique.
 
-         Tout ce que je veux ?
 
Il eut une mine effrayée.
 
-         Presque.
-         Ok, alooors… Je veux un mélange d’un peu d’italien, de chinois et turc !
 
Il soupira un « Espèce de gourmand, je savais que tu faisais que manger » et s’empara de son portable.
 
-         On va opter pour de l’italien.
-         Hééé !! Mais t’avais dit ce que je voul..
-         J’avais dit presque.
 
Je fis la gueule et changeais de pièce.
 
-         ET DU COCAAA !! Demandai-je en montant les escaliers.
 
A l’étage, je cherchais des yeux la porte de sa chambre. Oui, je sais, vous allez tous me montrer du doigt en hurlant « Le vicieuuuux !! », mais ma curiosité était la plus forte. Donc, je ne lui fis pas défaut et ouvrais la première porte.
 
Zappé, c’était une grande salle de bain toute propre, à se demander s’il l’utilisait. A moins que c’était un maniaque de la propreté ? Parce que bon, c’était tout à fait possible, il n’avait jamais un cheveux de travers, c’lui-là.
 
Ma main glissa sur la deuxième poignée de porte. J’ouvrais, eeeeet.. Les chiottes. Arf, tout aussi bien soigné, alors que c’était des toilettes. Respect, Nika ! Swiffer n’est rien à côté de toi !
 
Il restait deux portes. Une tout au fond du couloir, et une juste à l’opposé. J’optais pour celle du fond. Connaissant Nika, c’était là sa chambre, j’en étais sûr.
 
Je l’ouvris lentement, de peur de m’être trompé.
 
-         Ne l’ouvres pas, Fit une voix derrière moi.
 
Et merde. J’étais pris sur le fait, y avait vraiment pas plus gênante comme situation !
 
-         S’il te plaît, ne l’ouvre pas. Je n’ai pas regardé ton mannequin, ne regarde pas cette pièce.
 
Là, il n’avait pas tord. Bon, ok. Je me retournais.
 
-         Désolé..
-         Je sais que tu es curieux, je ne t’en veux pas, je le suis aussi. Viens manger.
 
Sur ces mots, il redescendit. J’avais toujours ma main sur la poignée de porte à moitié ouverte. Bien évidemment, je la refermais. J’étais content que Nika me faisait confiance. Le fait qu’il soit reparti sans attendre que je referme, c’était un signe de confiance absolu.
 
En bas, je le rejoignis à la cuisine.
 
-         On mange ici ?
-         D’habitude c’est dans une cuisine qu’on mange.
 
Je me retenais d’exploser de rire.
 
-         Mais c’est pas une obligation, moi je mange partout dans ma maison !
 
Il leva son regard made Nika vers moi. Totalement bandant, mais je m’abstenais de lui faire part de mon avis.
 
-         Je ne veux pas salir mes canapés.
 
Hé toc, j’avais raison, c’était un maniaque ! Rien ne peut m’échapper, j’ai l’œil !
 
-         Ok, pas de problème, Souriais-je.
 
On sonnait à la porte.
 
-         Je reviens, Me dit-il en quittant la pièce.
 
Quelques secondes plus tard, il revint avec un plat bien chaud en main. Des pâtes, des vrais !
 
-         Ce sont des spaghettis fait par des mains d’italien, si tu n’aimes pas, c’est que tu as vraiment mauvais goût, Ironisa-t-il en posant le met devant moi.
 
Ca sentait bien bon tout ça, mais lui, pourquoi ne s’asseyait-il pas ?
 
-         Et toi, tu.. Tu ne manges pas… ?
-         Non.
 
Frigo vide, plus aucun repas, mince et presque maigre, j’en concluais qu’il avait des problèmes de nourritures, et qu’il ne veut pas en parler. Je comprenais tout à fait, mais.. MAIS MAINTENANT CH’UIS GENE POUR MANGER !! C’est vrai quoi, il était adossé à sa cuisinière et me fixais comme si j’étais un clodo qui allait manger pour la première fois depuis dès mois !
 
-         Qu’attends-tu ?
-         Bah…
-         Oh, j’ai compris. Tu es intimidé ?
 
J’hochais la tête. La tantôt, quand je disais qu’il n’y avait pas situation plus gênante, bah là j’en avais trouvé une. Et je voulais sérieusement me cacher dans un trou de souris ! Surtout des pâtes ! Fallait ouvrire graaand la bouche et tout !
 
-         Alors je vais me forcer, Dit-il en prenant une fourchette.
 
Je le regardais se prendre une assiette, et s’en mettre un peu. Je fus touché qu’il fasse ça, même si bon… C’était toujours aussi gênant car je savais qu’il se forçait.. Je lui fit part de ma pensée, et il ria. Je m’en lasserais jamais de se rire, ça je pouvais le jure au monde entier.
 
-         Tu es compliqué, toi ! Lâcha-t-il en reprenant son sérieux, les yeux toujours rieur.
-         J’aime bien quand tu es comme ça, Nika..
 
Il s’arrêta de manger, gardant sa fourchette en main, à l’air. Sans qu’il ne bouge la tête, son regard croisa le mien.
 
Je.. J’avais dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Un truc de travers ? Pourquoi ne disait-il rien ? Pourquoi me regardait-il avec cet air surpris et touché à la fois ?
 
-         Jessie..
 
Et… Pourquoi soufflait-il mon prénom de cet façon ? Pourquoi cette sensation de chaleur s’emparait à nouveau de moi… Je perdais toute moralité… Je lâchais la vulgaire fourchette. Tout ce que je voulais manger en ce moment, c’était sa bouche. Mes mains s’appuyèrent sur la table, je me penchais vers lui, et attrapa ses lèvres chaudes pour y passer ma langue lentement.
 
J’étais agréablement surpris de constater qu’il ouvrit la bouche sans broncher, pénétrant sa langue dans ma bouche, et s’attaquant directement à sa jumelle. Il taquina longtemps ma langue, mordillait doucement mes lèvres… Je sentais que… Que Nika mettait dans ce baiser toute sa tendresse, tout son malheur… Je comprenais le message qu’il me faisait passer… Il voulait de l’aide, une compagnie… Nika ne souhaitait plus être seul…
 
Tous les deux, en même temps, nous nous levions, contournant la table pour aller vers le couloir, toujours en se goûtant passionnément et avec une certaine voracité qui ne laissait pas indifférent diverses parties de mon corps…
 
On montait difficilement des escaliers, reprenant de en temps nos souffles… Et quand ce n’était pas nos lèvres qui étaient liées, ce fut les caresses qu’on s’échangeaient qui épargnaient mon manque…
 
Il ouvrit une porte, je ne savais pas laquelle, mes yeux étaient fermés et je profitais pleinement du moment, le reste je m’en contrefichais, excepté ces mains qui me caressaient le dos avec une certaine douceur spontanée.. Je sentis très vite un doux tissus me retenir dans ma chute. Nika m’avait rejoint sur ce que je reconnu être un lit.
 
Après que j’envoya valser ma chemise au sol, il posa une main sur mon torse, et me reprit tendrement la bouche pour un nouveau baiser qui m’excita à une allure vertigineuse..
 
Il caressa ma peau, jouait de ses doigts sur mes tétons, mes abdominaux… Il caressa mes cheveux, effleurait ma nuque, faisant naître en moi une intense vague de frémissements…
 
Il me déposa un léger baiser sur le front..
 
Pour finir, son corps se laissa lentement tomber à côté du mien. Il passa une main sur ma hanche, et m’approcha plus près de lui.. Nos regards se croisaient une dernière fois.. Puis le sommeil nous emporta avec lui…
 
par Inki Inochi
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Mercredi 17 octobre 2007
Chapitre XI
 
 
 
-         Que faites-vous encore ici à une heure pareille ? Mon assistante m’a dit que vous aviez pas arrêté de bosser, vous devriez peut-être dormir.
 
Je pris de justesse le drap pour en recouvrir mon mannequin. C’était bien beau de se soucier de moi, mais j’espérais juste qu’il ne l’avait pas encore vu. Pas encore..
 
-         Pourquoi vous ne toquez pas avant d’entrer ?! M’énervai-je, stressé à l’idée qu’il ait pu voir son cadeau.
 
Il eut un bref sourire en coin qui le rendait incroyablement beau. Ces yeux brillaient sous la lumière, faisant un effet monstre sur mon sex.. Sur mon bas ventre.
 
-         C’est encore mon immeuble, je venais juste voir si personne n’avait oublié de fermer la lumière. Et bien, je vois que je dérange, amusez-vous bien. Bonne nuit.
 
Je le regardais refermer la porte. Pourquoi je ne courrais pas le retenir ? Je voulais qu’il reste avec moi. J’arrêterais de travailler si c’est pour discuter avec lui.
 
Je traversais l’atelier, courant jusqu’à la porte que j’ouvris en stressant comme à un premier rendez-vous. Mais alors que je l’ouvrais, je vis Nika, le sourire aux lèvres, se tenant debout face à moi.
 
-         Je savais bien que vous essayerez de me retenir, Dit-il, ironique.
-         Je n’essaye pas, je sais que rien ne peut vous retenir ici, avec moi.
 
On se tu un instant. Il ne me répondait pas, mais il me regardait. Il me regardait longtemps, comme s’il réfléchissait aux conséquences que ces mots allaient prendre.
 
-         Si, justement, c’est vous qui me retenez ici.
 
J’eus soudainement chaud au cœur. Ce qu’il venait de dire, je devais le prendre comment ? A la légère ou pas.. ? Malgré tout, ça me fit plaisir d’entendre ça.
 
-         Ne souriez pas ainsi Monsieur Venetti, vous avez l’air bête, Rajouta-t-il en entrant à nouveau à l’atelier, se dirigeant vers le mannequin qui occupait mon esprit.
 
Je me retournais, et voyais qu’il s’apprêtait à ôter le drap. Moi, c’était CA que j’appelais l’apocalypse !
 
-         Nooon !! Surtout pas !
 
Il me fit face, septique.
 
-         Pourquoi ça ? Est-ce si affreux que ça à regarder ?
-         Non.. Ce n’est pas ça, c’est…
 
Je baissais la tête. Mes pommettes prirent une teinte rouge. Je ne pouvais lui dire que ça lui était dédié… Il se moquerait sans pitié… Alors je ne répondais rien, et le laissait faire.
 
-         Vous rougissez, Monsieur Venetti, Se moqua-t-il.
 
Merci, et là encore plus maintenant que vous m’avez dit ça…
 
-         Mais si vous y tenez temps, je ne regarderais pas.
 
Je le regardais d’un air reconnaissant, et fit mon plus beau sourire de la journée. Mais bien sûr, il n’y répondit pas, Qui étais-je pour avoir l’honneur de recevoir un sourire de Nika Alyosha… Au moins, j’avais sa gentillesse. Même s’il l’était qu’en privée, il était gentil avec moi tout de même.
 
-         Alors, Dit-il, comment ça se passe avec les stagiaires ?
-         Bien, bien.. Répondis-je sans grande conviction, en posant mon fessier à une des tables.
-         Vous n’avez pas l’air satisfait. Vous savez, je les ai accueilli pour qu’ils puissent étudier leur futur métier. Et peut-être que comme ça, tout le monde ne me prendra plus pour quelqu’un sans compassion.
-         Arrêtez de croire ça.. Dis-je, gêné.
 
Je relevais lentement la tête, mes mains se resserrant sur les bords de la table en bois.
 
-         Arrêtez de croire que tout le monde vous hait.
 
Lui qui était debout, à un mètre de moi, le visage impassible, avait à présent les yeux embués, ses larmes étaient prêtent à couler. Il se mordait la lèvre, tout en me fixant d’un air que je ne voulais pas déchiffrer. Je ne cherchais pas à comprendre les sentiments qui le submergeaient en ce moment. Je me levais, et fis le tour de la table. Je pris ma veste, et m’avançais vers la sortie.
 
-         Bonne nuit et à demain, Monsieur Alyosha.
 
Dans le couloir, je courrais presque. Je descendis les escaliers, l’ascenseur avait trop tardé à venir. En face de l’immeuble, je retrouvais la silhouette fine et gracieuse de Nika, adossé au mur blanc de l’entreprise.
 
-         Même si l’ascenseur tarde à arriver, on arrive toujours plus vite qu’avec les escaliers.
 
Je l’écoutais prononcer cette phrase avec un certain amusement. J’avais pu voir sur ses joues des traces récentes de larmes. Il avait pleuré. Je l’avais fait pleurer…
 
-         Monsieur Venetti, vous m’accompagnez à l’Opéra, ce soir ?
 
Mes yeux s’écarquillèrent. J’étais bouche bée. Il.. Il venait de me donner rendez-vous ! Oui !! Je ne rêvais pas !!! Je détestais l’opéra, mais rien que pour lui, j’étais prêt à me faire chier trois heures !
 
-         Je sais ce que vous vous dites, continua-t-il. « Aller à l’opéra avec son patron, rien de plus ennuyeux. » Mais ce soir, on oublie le travail. On sort en ami, cela vous tente ?
-         Alors appelez-moi Jessie.
-         Et vous, appelez-moi Nika.
-         Marché conclu !
 
Je descendais les escaliers, et le suivis dans sa lente marche. Il nous emmenait au…
 
-         Lac des canards ? Mais, et l’opéra ? Questionnai-je, curieux.
-         Les opéras m’endorment avant même d’avoir commencé, Répliqua-t-il en souriant à lui-même.
 
Je le regardais se diriger vers l’eau. Il enleva sa veste.
 
-         Tu ne vas quand même pas te baigner !?
-         Non, Jessie, en plus d’être froide, l’eau est sale. Quelle idée. Peut-être que toi tu fais ça, mais moi, non.
 
Pas drôle, ça vanne… Je faisais la gueule dans mon coin, tandis qu’il sortit un sac rempli de miettes de pain de sa poche, qu’il donna aux canards déchaînés.
 
-         Je croyais que tu n’aimais pas les canards…
-         Le matin, seulement.
 
Il tourna son visage vers moi.
 
-         Mais le soir, ils sont silencieux.
 
Qu’est-ce qu’il me déstabilisait avec ce regard… Faisait-il exprès de m’observer comme ça ou non, je n’en savais rien… Dans tous les cas, ma résistance s’affaiblissait…
 
-         Jessie ?
 
AAAH mais c’était quoi cette manière si érotique de prononcer mon prénom ?!
 
-         Oui.. ?
-         Pour la baignade, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée.
-         Quoi ?!
 
Il sourit.
 
-         Je rigolais. J’ai.. Une piscine chez moi.. Si tu veux te baigner.
 
La première fois que je l’entendais hésiter dans ces phrases… La première fois qu’il parlait sans me regarder droit dans les yeux... La première fois tout court.
 
Je l’entendis rire à nouveau. Un rire à croquer, un rire irrésistible.
 
-         Tu devrais voir la tête que tu fais ! Se moqua-t-il.
 
Mais cette fois-ci, je ne me laissais pas faire.
 
-         J’allais de toute manière refuser !
-         Mais ne te justifie pas, les canards te croient aussi.
 
Encore une fois, il m’avait cloué le bec.
 
-         Bon, plus sérieusement. Veux-tu visiter ma maison ?
 
Proposition encore plus frustrante ! Mais je ne jouais plus dans son jeu de foutage de gueule gratuit.
 
-         Arrêtes de te payer ma tête.. Articulais-je. A quoi ça te servirait…
 
Je le vis baisser les yeux, pour ensuite s’accroupir contre un arbre, les mains soutenant sa tête.
 
-         Ma maison est horriblement silencieuse… Dit-il en regardant l’eau à l’horizon. Une soirée comme celle-ci, ça fait des années que je n’en ai pas vécu. J’avais même oublier le son de mon rire.
 
Plus je le fixais, et plus je me traitais de gros con, de boulet impardonnable et de tout ce qui me passait par la tête. Et moi qui croyais qu’il se payait ma tête, il voulait juste de la compagnie. J’étais le roi des connards.
 
-         D’a.. D’accord, je veux bien…
 
Il balança lentement sa tête de droite à gauche.
 
-         Laisse-tomber, je sais que tu t’y forces.
-         Pas du tout ! Je.. Je le veux vraiment..
 
Il me fixa un moment, puis se releva. Frôlant mon bras, il me murmura en passant à mes côtés :
 
-         Merci.
par Inki Inochi
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