Mercredi 3 octobre 2007
Chapitre XXXVII
 
 
Un profond dégoût se lisait sur les visage du japonais. D’une voix méprisante, il répliqua, tout en jetant le pyjama à terre.
 
-         J’allais te proposer de dormir avec moi, mais apparemment la solitude te dérange pas. Et on se demande quand t’allais avouer. Bonne nuit.
 
Alexandre, paralysé par la peur de perdre Seiishi, scrutait le pyjama au sol.
 
-         Merde… Alex, je savais pas qu’il était là..
-         Je rentre chez moi.. Bye… Répondit simplement Alexandre, la voix rauque.
 
Toshi baissa la tête une fois qu’Alex fut hors de vue. Bien sûr qu’il savait que son cousin était présent, il l’avait fait exprès… C’était le seul et meilleur moyen pour les séparer et de ne pas perdre leur amitié.
 
Il monta à l’étage, et retrouva son cousin, couché. Toshi avait que si Seiishi ne pleurait pas, c’était parce que sa fierté de jadis était revenue… L’ancien Seiishi craint par tous était de retour.
 
-         Seiishi ?
-         Fous-moi la paix…
-         Seiishi, écoute-moi. Il ne te méritait pas, de toute façon !
 
L’asiatique eut un rire triste et ironique. Il se retourna et fusilla son cousin du regard. D’une voix menaçante, il hurla de douleur.
 
-         QU’EST-CE QUE T’EN SAIS !! C’ETAIT MON AME-SŒUR ! MON UNIQUE AMOUR !! CELUI QUE J’AI AIME COMME UN FOU !
 
 
Alexandre se réveilla en sursaut, le corps en sueur. Il regarda furtivement autour de lui ; Il était dans une pièce sombre, où ne gisait qu’une armoire, un lit, et une coiffeuse.
 
Il était dans la chambre d’ami, chez Seiishi.
 
Ok, reste calme, c’était qu’un cauchemar… ‘Shi n’en sait rien, et.. Et tout va bien…
 
Il se leva, et sorti silencieusement de la chambre. Il ne se remettait pas de l’effrayante réalité de ce cauchemar.
 
Alexandre trouva la chambre de Seiishi ; La porte était restée ouverte.
 
Il y entra, et vit son asiatique couché et en larmes.
 
Instinctivement, il sauta sur le lit et le prit dans ces bras, essuyant le larmes qui coulaient à flot.
 
-         Seiishi… Mon amour, ouvre les yeux, tu fais un cauchemar…
 
Seiishi se réveilla en sursaut, tout comme lui trois minutes plus tôt.
 
-         Alex.. T’es finalement venu…
 
Ils se volèrent quelques baisers, jusqu’à ce qu’Alexandre entra entièrement dans les couvertures, se blottissant contre le chaud torse de son amant.
 
-         Je.. J’ai rêvé que tu m’as trompé… Voilà la raison de mes larmes… Ca avait l’air tellement… Réel…
 
Le même rêve. Ils avaient fait le même, mot pour mot. C’était un signe, celui de faire attention, et ne plus commettre aucun faux pas.
 
Seiishi continua, enroulant de ces bras les épaules de son partenaire qui restait muet, un peu trop à son goût.
 
-         Alex… tu sais, si tu dois me dire quelque chose, fais-le…
-         Qu’est-ce que tu racontes ? Ce n’était qu’un rêve !
-         Et les rêves ne mentent pas… Ou tu m’as trompé, ou tu t’apprêtes à le faire…
 
Le japonais se recroquevilla, les larmes remontant lentement mais sûrement.
 
Alexandre serra plus fort son amour. Il lui murmura à l’oreille d’une voix rauque et pleine de tendresse.
 
-         Jamais je ne voudrais te perdre… Tu entends ? Je ne coucherais jamais avec un autre !
 
D’ailleurs, il y avait une grande part de vérité. Il n’avait pas couché avec Jeremy, pour qui ses sentiments n’avaient pas changés. Une place dans son cœur lui était réservé. Mais il le savait bien, c’était Seiishi qu’il aimait.
 
Celui-ci passa une main dans les doux cheveux de son compagnon.
 
-         Je suis désolé d’avoir douté de toi, répondit-il sincèrement.
 
Un long silence s’éternisait tendit que les deux amants tandis que chacun étaient plongés dans la contemplation de l’autre.
 
Intentionnellement, Alex se pourlécha les lèvres ; Seiishi eut subitement un rire moqueur.
 
-         Nouvelle technique de drague ?
-         Pas du tout, je t’ai de toute manière déjà conquis…
 
Tendan tune main que Seiishi prit sans hésiter, ils se levèrent l’un et l’autre. Se tenant debout, au milieu de la sombre pièce, Alexandre se positionna derrière le nippon, qui se laissa guider au jeu de la tentation et du désir…
 
Le souffle chaud d’Alexandre se fit ressentir sur la nuque de l’asiatique, dont le corps frémissait à ce simple contacte.
 
-         Déshabille-toi mon ange.
 
Ce ne fût qu’un murmure au ton impérieux, mais Seiishi l’avait clairement entendu. Il aimait cette soumission, il aimait le pouvoir que son âme-sœur avait sur lui, il L’aimait tout court…
 
Le japonais sentit sa frustration augmenter. Alexandre était derrière lui, nu, et il ne pouvait ni le voir, ni le toucher. Une douce et délicieuse torture.
 
Ce manque de contacte visuel l’excita davantage, cela faisait peut-être parti du jeu, en tous les cas, ça fonctionnait. Il bandait déjà, et son érection lui faisait mal. Mais sa patience sera récompensée…
 
Heureusement pour l’asiatique, Alexandre se décida à poser ses mains sur les épaules à la peau dépourvue d’imperfection, il les descendit le long de ces bras légèrement musclés. Passant par la poitrine, il sentit le cœur de son amant battre fort et vite. S’y attardant longuement, il le sentit qui devenait chaud. Il devina, qu’à l’intérieur, ce cœur brûlait d’amour pour lui.
 
Après avoir posé un petit baiser sur la nuque, ses doigts continuèrent leur exploration, caressant le torse où de petites gouttes de sueur s’attardaient. Il contourna les abdominaux, les redessinant lentement, en prenant son temps…
 
La respiration saccadée de Seiishi s’éleva dans la pièce silencieuse.
 
Alexandre le dirigea vers le lit, l’y plaqua dos au matelas, et commença son rituel.
 
Il s’allongea sur le japonais dorénavant à bout de souffle, dégustant la peau sucrée du cou, s’attardant sur les clavicules, qui étaient un des point sensibles du japonais…
 
Seiishi frissonnait au contacte de leurs sexes se frottant l’un à l’autre, alors qu’Alexandre bougeait explicitement ses hanches.
 
Suçant, mordillant, léchant et jouant avec ces bouts de chairs brunâtres, il les sentit durcir sous sa langue.
 
Alors qu’il atteignit le bas ventre bouillant de l’asiatique, il sentit ses muscles comme ceux de son amant se contracter. Une main agile se fourra dans ses cheveux châtains, pressant un peu plus pour lui montrer ce qu’il désirait.
 
Alexandre se pencha, léchant l’érection lentement de long en large, suçotant le gland, massant les bourses et caressant les cuisses de ses mains libres. Avant que Seiishi ne puisse jouir, Alex se recula et prit place sur le lit.
 
Ecartant timidement les jambes, il fit comprendre à son amant qu’il voulait de sa semence en lui, et maintenant.
 
Seiishi introduisit doucement deux doigts dans la cavité, il avait ressenti la petite inquiétude de son compagnon, et les préliminaires lui s’avérèrent cruciaux pour le bien-être de son Amour…
 
Le regard confiant d’Alexandre et son sourire lumineux accompagna les doux coups de rein du japonais. Leurs doigts s’entremêlaient, leurs regards dévoraient l’autre, leurs salives se mélangeaient, leurs gémissements retentissaient telle une mélodie, et leurs voix se murmuraient « Je t’aime » telle une chanson…



END

par Inki Inochi
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Lundi 1 octobre 2007
Finalement, y a un chapitre 37, j'ai mal compté ToT

Chapitre XXXVI
 
 
Toshi avait invité Alexandre à se rendre chez Seiishi.. Celui-ci avait refusé, mais son cher cousin l’obligeait. De plus, il n’avait pas pu résister à la bouille d’Alex, qui le suppliait également.
 
Ils se retrouvèrent donc dans le salon, seuls les grands-parents étaient présents, étant donné que la mère de Seiishi se trouvait dans la cuisine.
 
Il y régnait un silence complet, où Alexandre triturait ses doigts sur le coussin en même temps que Seiishi.
 
-         Dis, Alex, tu parles ?
-         Je sors peut-être avec un japonais, mais je cause pas jap’…
-         Bon allez, j’vais faire l’interprète ! Annonça-t-il en bousculant Seiishi afin d’être entre les deux amants. Alors, que veux-tu leur dire ?
 
Alexandre écarquilla les yeux, devenant légèrement rouge. Il était assez timide, surtout que les grands-parents le regardaient depuis qu’il avait posé ses fesses sur ce canapé…
 
-         H.. Heu… T’as qu’à leur dire qu’ils ont une très belle maison…
 
Seiishi ria discrètement, tandis que Toshi n’était pas convaincu. Alexandre n’avait vraiment pas le sens de la discussion, pensait-il.
 
Quand Toshi traduisit, Seiishi s’énerva.
 
-         Toshi !! Il t’a pas demandé de traduire ça ! Arrêtes !
 
Alexandre paniqua, les yeux ronds et la gorge nouée. Maintenant qu’il savait jusqu’où pouvait allez Toshi, il ne lui faisait pas confiance !
 
-         Bah quoi ? Fit Toshi, tandis que les vieux étaient bouche-bée, l’air sévère. Seiishi, « Vous avez une très belle maison », c’est tout sauf original !
-         Ha oui, et « Votre petit fils est un bon coup » c’mieux ?!
-         QUOI ?! S’écria Alexandre.
-         Quoi, quoi ? Rah vous êtes nuls !
 
Sur ces mots, le cousin quitta le salon. Chose embarrassante pour le couple. Seiishi rajouta quelques mots et s’en alla à son tour, très vite suivi d’Alex, qui fit un sourire –ou plutôt un rictus.
 
Les amants se retrouvèrent dans le hall… Seuls.
 
-         Elle est où ta chambre ? Questionna Alex d’un ton aguicheur.
-         Haa.. Pitié, n’y pense même pas ! Laisse-moi dé stresser !
-         Ha parce que tu stressais ? Et pourquoi ?
 
Le japonais lança un regard 100% Seiishi qui voulait dire « Comme si toi t’as pas stressé ! »
 
-         Alex, pour ton info, ma famille n’est pas très tolérante. Je ne l’étais pas moi non plus, mais..
-         Tu m’as rencontré ! S’exclama joyeusement Alexandre en sautant aux bras de l’asiatique.
 
Ils s’observèrent un court moment, avant de s’échanger un timide baiser. Le corps du japonais était collé à l’unique piano, ces mains se soutenant sur les rebords. Alex déposait de chauds baisers sur le cou de son amant, qui penchait un peu plus la nuque, s’offrant davantage. Ces mains s’absentèrent sous un t-shirt encombrant, qu’Alexandre tenta bien vite d’enlever ; Mais il fût bien vite arrêté par Seiishi.
 
-         Alex, j’te rappelle qu’on est dans ma maison, dans le hall, contre un pauvre piano et pas rien que toi et moi sur un petit nuage blanc au septième ciel ! On est pas seul !
-         Mon amour, quand je suis avec toi, c’est RIEN qu’avec toi !
 
Seiishi ria sincèrement en enlaçant son compagnon.
 
-         C’est bien beau ce que tu dis là chéri, mais c’est pas le moment, ni le lieu, pour être romantique.
 
Alexandre abandonna l’idée de se mettre nu et préféré se coller davantage au torse de son partenaire, frottant exprès son bas ventre, dans une petite danse improvisée, sur celui de Seiishi, qui se mordait la lèvre…
 
Les rares gémissements qu’émettaient Seiishi énervait visiblement Alexandre, qui scrutait maintenant son bel amoureux sévèrement.
 
-         A.. Alex, pou..rquoi… T’arrêtes… ?
-         Parce que tu gémis même pas ! C’pas sympas pour moi hein !
 
Un rire moqueur résonna dans la pièce.
 
-         Hey, ‘Shi, te moques pas !
-         Et toi, te vexes pas. Je me contenais, c’est tout, sinon je pourrais hurler..
 
Alex le lâcha finalement.
 
-         Ouais, c’est ça ! Avoues, ‘Shi, t’as un peu honte d’être homo. Pas vrai ?
-         Non ! Non non et non ! Arrêtes de toujours douter de moi ! C’est la maison de mes grand-parents, je leur dois du respect.
 
Un sentiment de gêne s’empara d’Alexandre. C’est vrai qu’il doutait souvent de Seiishi, alors que ça devait plutôt être le contraire… Il murmura à lui-même.
 
-         Je me sens parfois très con…
-         Ca tu l’as ! Rit Toshi, qui se tenait à l’entrée du hall.
-         Non mais ça va pas d’écouter aux portes ?! S’énerva Seiishi.
-         J’ai pas fait qu’écouter.. Susurra son cousin.
 
Alexandre murmura à l’oreille de son amant :
-         Dis, t’es sûr qu’il est pas gay ?
-         Ho que oui, j’en suis sûr !
 
Toshi qui n’avait rien entendu de cet échange, continua son monologue intriguant.
 
-         Bon, pas que je veux plus vous emmerder, mais Seiishi, ta sœur est venue !
-         Elle est où ?
-         Salon.
 
Seiishi cola un rapide baiser à Alexandre et s’en alla.
 
Quant à Toshi, il se dirigea vers Alex, qui restait là, debout, à le fixer.
 
-         Dis, Toshi..
-         Quoi encore ? Tu sais, t’es canon, mais tu l’ouvres beaucoup !
-         Ca.. Canon ? T’es gay, j’avais raison !
-         Pas du tout.
 
Le japonais croqua dans sa pomme.
 
-         C’est bizarre que Seiishi est homo, annonça-t-il finalement. Avant, il les méprisait.
-         Non, tu ne connais décidément pas ton cousin…
-         C’est toi qui ne le connais pas.
 
Alexandre arqua un sourcil. Il ne comprenait pas le soudain changement de ton de Toshi. La tournure de la conversation ne lui plaisait pas du tout.
 
-         Pourquoi tu dis ça, Toshi ?
-         Parce que t’as tout chamboulé. Tu.. Tu t’es rends pas compte, mais tu l’as changé.
 
Les lèvres d’Alexandre tremblaient. Ca lui faisait mal de finalement constater que Toshi le haïssait…
 
-         Si sa famille l’apprenait, il se ferait carrément virer du foyer ! Sans toi, il serait mieux. Mais maintenant qu’il est avec toi, logique qu’il se sente mieux avec toi que sans…
 
Les larmes montaient petit à petit, alors qu'Alex comprenait le sens de ce dialogue...
 
-         T’es en train de.. Me dire que je dois…
-         Le quitter et rester ami.
 
Les bruits d’un talon aiguilles retentit. Une jeune fille aux longs cheveux noirs entra.
 
-         Ho Mika, t’es là…
-         Ouais. Je t’ai entendu crier, à un invité en plus, Lui reprocha-t-elle. 
 
Toshi rougit un peu, puis fit les présentations. Par la suite, Mika sourit et s’éloigna de la pièce tout en signalant à l’intention d’Alexandre :
 
-         La chambre d’ami te sera préparée, tu peux rester cette nuit.
 
Quand elle disparut, Toshi explosa de rire en remarquant la tronche d’Alex.
 
-         Fais pas cette gueule, tu peux bien dormir une seule nuit sans lui ! Quand t’as failli coucher avec ce Jeremy, Seiishi était pas là quand même ! Rit-il.
 
Seiishi était venu à ce moment même, le pyjama d’Alexandre en main…
par Inki Inochi
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Lundi 1 octobre 2007
Chapitre XXXV
 
 
Son cœur battait la chamade. Jamais il n’aurait cru qu’il le reverrait aussi vite…
 
-         Tu.. Comment tu sais que…
-         T’es dans cet école ? Parce que c’est la seule à des kilomètres à la ronde, à part celle pour filles, pas loin.
-         Oh…
 
Toshi tourna les talons.
 
-         Bon, je m’en vais si tu boudes.
-         Nooon !! C’est pas ça, c’est.. J’suis content qu’tu sois venu ! Juste que…
-         Ton mec ?
 
Alexandre hocha la tête.
 
-         Tu veux en parler ? S’exclama Toshi, qui voulait tout savoir sur leur relation.
-         Je voudrais pas t’ennuyer…
-         Tu sais, avec tout ce que tu m’as déjà dit sur vous, ça serait bête que je ne connaisse pas la suite !
 
Alex ne pu s’empêcher de rire. Cet Hoshi était marrant, en plus d’être trèèès agréable à regarder ! Il accepta alors, surtout qu’il voulait absolument parler.
 
Dans un parc, canette en main, et assis sur l’herbe, ils discutaient. Ou plutôt, Alex discutait.
 
-         Et c’est pour ça que je lui râle dessus…
-         Parce qu’il veut pas te monter dessus quand tu le demandes, qu’il t’a posé un lapin, et ne s’est même pas excuser, qu’il t’a raccroché au nez, qu’il ne te croit pas pour son sosie, donc en gros, qu’il t’a un instant, oublié.
 
-         Tu retiens vite, dis..
-         Faut dire que tu répètes souvent la même chose.
 
Ils burent une gorgée de leur boisson. Alexandre apercevait les doigts d’Hoshi.
 
-         Lui, il met du verni… Rajouta-t-il, rêveur.
-         Mh ? Fit Toshi, semblant de rien.
-         Je disais qu’il mettait du verni..
-         Hooo ! Le truc qui fait vraiment tapette !
 
Alex lui lança un regard faussement noir.
 
-         Il te fait confiance ? Demanda soudainement l’asiatique.
-         Hein ?
-         Bah… Avec l’histoire que tu m’as raconté sur toi et Jeremy…
-         Je.. Heu.. Il le sait pas.
-         Ah ! Un truc que je savais pas !
-         Mais il tient à moi !
 
Toshi esquissa un sourire, afin de faire taire Alex qui parlait trop. Il avait, comme on dit, un soudain mal de tête.
 
-         Comment tu sais qu’il tient à toi ?
-         Il est souvent jaloux..
-         Si tu sortais avec un de sa famille, il serait jaloux ?
-         A mort que ouais ! Et puis ça n’arrivera jamais !
-         Tu es bien sûr de toi..
-         J’ai mes raisons, je l’aime.
 
Toshi soupira discrètement. Les trucs d’amour à l’eau de rose, c’était pas son truc. A vrai dire, pas du tout.
 
Toshi voulait en rajouter.
 
-         Tu l’aimes peut-être, mais y a Jeremy… Tu l’aimes, lui aussi.
-         Non !
-         Si.
-         Non !! Insista Alex.
-         Par pitié, dans le cas contraire, tu ne réagirais pas comme ça.
 
Alexandre se mit à bouder, croisant les bras et tournant un peu le dos à Hochi. Il n’aimait pas qu’on parle de Jeremy aussi ouvertement.
 
-         Bon d’accord.. .Avoua Alex. Mais j’ai quand même choisi Seiishi !
-         C’est une chose. Mais par pitié ou par amour ? As-tu seulement fait le bon choix ?
 
Le cœur d’Alexandre battait à cent à l’heure. Il sentait que ses nerfs allaient lâcher. Hochi pouvait dire ce qu’il veut ! Il savait au fond de lui qu’il avait fait le bon choix.
 
Alexandre se leva. Mais il se rassit bien vite en voyant Seiishi dans le même parc, avec Michel et André…
 
-         Ho.. Hochi ?
-         Ouiii ? Fit Toshi qui avait remarqué depuis longtemps son cousin.
-         C’est lui, Seiishi !
-         Très canon !
 
Le regard d’Alexandre changea tout à coup.
 
-         Il va me payer pour m’avoir oublié ! Et à toi, je vais te prouver qu’il tient à moi !
-         Et comment ?
 
Alex s’agenouilla et mit ses deux mains sur les cuisses de Toshi.
 
-         Tu dois m’embrasser !
-         Ho d’accord, je vous le truc. Non Alex, j’aime pas les mecs. Je t’embrasserais pas !
-         Mais T…
-         Pas de mais, non c’est non, je suis pas un jouet !
 
 
André s’arrête soudainement, afin de mieux plisser les yeux et regarder son objectif ; Un mec sur les genoux d’un autre.
 
-         C’pas Alex, ça.. ?
 
Seiishi regarda dans la même direction. Son cœur fit un bon en voyant SON Alex, les mains sur les cuisses de…
 
-         ET MON COUSIN !! TOSHI J’VAIS TE CREVER TES COUILLES !!!
 
Michel et André ne comprenaient rien à rien. Seiishi courait déjà vers son manipulateur de cousin.
 
-         Ho ho… Lâcha Toshi en voyant Seiishi foncer sur lui.
-         Quoi ?
 
Alex se retourna ; Ses yeux s’écarquillèrent en remarquant le visages fou de rage de son amant. Puis, il constata sa position explicite… Il se dégagea aussitôt.
 
Il pouvait entendre des « TOSHI J’VAIS TE DETRUIRE, TE MASSACRER, TE CREVER LENTEMENT ». Il ne pu s’empêcher de rire malgré tout ! Et puis, c’était qui, Toshi ?
 
-         Jeee pense que je vais y aller…
-         TU RESTES OU TU ES ! Hurla Seiishi, qui était à plus que trois mètres d’eux.
 
Alexandre l’arrêta dans son élan en lui barrant la route.
 
-         Seiishiiii c’est un malentendu, on allait pas faire ce que tu crois qu’on allait faire !
-         Ha ouais !? Et qu’est-ce que je croyais que vous alliez faire ?!
-         Arrêtez, vous devenez ridicules là.. Se rattrapa le pauvre cousin.
 
Seiishi le fusilla alors du regard. Et pour calmer la tension, Alex les présenta.
 
-         Mon amouuur, t’énerves pas ! Voici ton sosie ! T’as vu !! Et tu me croyais pas !
 
Toute colère disparu des traites du japonais, tandis que Toshi se retenait d’exploser à terre. Seiishi, lui, eut un fou rire impossible à dissimuler.
 
       -        M.. Mon.. Mon sosie !! HAHAHAA !! N’IMPORTE QUOI !
 
Il se reprit petit à petit.
 
-         A.. Alex… Espèce d’idiot naïf… C’est mon cousin !
 
OO ??????
 
-         Quoi.. ? Et pourquoi tu me l’as jamais dit ?! Maintenant Hochi me prend pour un con !!
-         Je m’appelle Toshi, et je t’avoue que ça fait longtemps que je t’ai prit pour un con.
par Inki Inochi
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Dimanche 30 septembre 2007
Chapitre XXXIV
 
 
Assis sur une chaise de la terrasse du snack, Alexandre attendait Seiishi. Il le vit arriver, les mains dans les poches.
 
-         SEIIII.. Shi… Hoo Désolé, je t’ai pris pour… Wah… Quelle ressemblance !
 
Toshi arqua faussement un sourcil.
 
-         Pardon ? Fit-il, amusé.
 
Le mec de mon fabuleux cousin n’est pas n’importe qui, vois-je !
 
-         Je.. Je disais que tu ressemblais à quelqu’un que je connais !
 
Le cousin s’assit face à Alexandre, qui fût d’abord surpris par cette attitude.
 
-         Ha bon, mon sosie habiterait-il cette ville ?
-         En tout cas niveau caractère ce n’est pas ça du tout.. Rit Alex.
-         Parles-moi de lui !
 
Alexandre parlait donc de lui et son amoureux, de leur histoire de A à Z. Enfin, presque tout, ce type était quand même un inconnu !
 
-         C’est une belle histoire, dis donc ! Lança Toshi.
 
Alex sourit et prit son portable, observant l’heure. Il écarquilla les yeux.
 
-         Deux heures qu’on discute !!
-         Ca t’étonne ?
-         A fond !
-         En fait, je rectifie : Deux heures que TU discutes, se moqua-t-il.
 
Tandis que Toshi dans son verre d’eau récemment commandé, Alexandre pensait à… Des choses normales et… Agréables…
 
Wah… Plan à trois avec.. Seiishi… Moi.. Et… Son sosie… P’tain, j’en ai des chaleurs ! Ho, naan… Il acceptera jamais… Dommage, il est vraiment… Agagaaa !!
 
-         Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Toshi, en voyant l’air rêveur d’Alexandre.
 
Celui-ci devint horriblement rouge pivoine en repensant à.. Ce qu’il pensait.
 
-         Je… Rien, je… Pensais à Seiishi…Il devrait déjà être là… Il a quand même deux heures de retard…
 
Quelle bonne phrase j’ai trouvé !! Ho, mais.. Mais c’est vrai !! Seiishi a deux heures de retard !
 
-         Et il n’a pas appelé ! Rajouta-t-il pour être plus crédible.
-         Oh… Moi j’vais y aller. Il se fait tard.
-         Déjààà ?
-         Oui.
 
Toshi se leva, laissa sa note sur la table et dit un « A très bientôt » mielleux.
 
-         Atteeeends !! Tu t’appelles comment ? Et.. Et ton numéro ? Et aussi..
-         Pourquoi ?
-         Pour le dire à Seiishiii ! Et je veux garder contacte !
-         Oh.. ok… Je.. Je m’appelle Hochi.
 
Merde, j’aurais pu trouver mieux sur ce coup là !
 
Alexandre trouva ce prénom des plus bizarres, mais n’en dit pas plus. Il enregistra ensuite le faux numéro qu’Hochi lui avait donné. Il était excité à la place de Seiishi de lui présenter son sosie !
 
Prenant son portable, Alexandre composa le numéro de Seiishi.
 
-         Allô ? Fit une voix fatiguée.
-         SEIISHI ! Tu m’as oublié ou quoi ?!
 
Il entendit un toussotement.
 
-         Désolé, j’étudiais.
-         Ouais mais bon ! Soit, j’te pardonne ! Devine quoi !!
-         Dis moi.
-         Mais non devine, sinon c’est pas marrant !
-         T’as vu mon sosie ?
-         COMMENT TU SAIS ?
 
Seiishi eut un rire amusé.
 
-         C’est vrai, c’est ça ?
-         Ouais !
 
Il y eu un silence, où Alexandre pu entendre les moqueries de son compagnon.
 
-         N’importe quoi, Alex. Ne me dérange plus pour des idioties pareilles… Bye, j’ai pas fini de bosser. Aishiteiru mon amour.
 
Raccroché. Seiishi avait.. Raccroché ! Comment avait-il osé ?! Il ne mentait pas, il l’avait bien vu, ce sosie !
 
Tu vas m’le payer !
 
 
Couché dans son lit, Alexandre se remémora Hochi.
 
Qu’est-ce qu’ils se ressemblent… Heureusement qu’il avait ni verni, ni long cheveux… Sinon je l’aurais embrassé en sautant dans ces bras ! J’imagine trooop !
 
Il s’endormit sur ces pensées. Le matin, lui-même et Fabian courraient jusqu’au lycée, où ils étaient –très- en retard. Ils poussaient la porte de leur classe.
 
-         Et voilà les retardataires, toujours les même depuis sept ans… Répliqua machinalement le professeur, sans lever les yeux de son journal.
 
Quelques rirent retentirent. Fabian répondit, tout en se dirigean tvers Jeffrey.
 
-         M’en fiche, et puis l’examen à même pas encore commencé !
-         Depuis 30 minutes, maintenant assied-toi et tais-toi, ça nous feras des vacances.
-         Ralala Monsieur, vous pouvez au moins faire semblant de m’aimer ! Rit-il.
 
Alors qu’il posait son fessier sur sa chaise, il continua :
 
-         Et puis l’année prochaine vous me verrez plus !
-         Quel dommage.. Bon Alexandre, arrête de rêvasser et commence cet examen.
 
L’interpellé lâcha un « Mmmh » peu motivé et se dirigea… Vers son ancienne place.
 
Seiishi fronça les sourcils, il ne comprenait pas pourquoi Il ne venait pas s’asseoir à ces côtés.
 
Michel et André, dont Seiishi avait toujours des soupçons depuis leur dernière soirée, ricanèrent à l’oreille du japonais :
 
-         Vous vous êtes disputez ?
-         Bah.. Nan… Lâcha-t-il. Je.. Je pige pas, on s’est pourtant parlé hier, au tel… Arf... Soit.
 
Seiishi remit son nez dans sa feuille, et remarqua…
 
-         Hééé arrêtes de copier !!
 
Le professeur soupira.
 
-         Je commence à vraiment douter de tes capacités intellectuelles, André.
 
Michel se moqua ouvertement en explosant de rire.
 
-         Toi aussi, Michel, Rajouta le prof.
-         HAHA ! Ironisa André.
 
Alexandre, qui avait débuté l’examen après tout le monde, l’avait fini le premier. Il sentit une boule de papier atterrire dans son cou.
 
« Tu me râles dessus ? »
 
Il soupira, et se retourna vers l’asiatique :
 
-         OUI !
 
 
A 14h, les examens se finirent. Alexandre marcha en trombe vers la sortie du lycée. A peine eut-il franchit le seuil des grillages de l’entrée, une voix familière l’interpella.
 
-   Salut Alex…
par Inki Inochi
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Samedi 29 septembre 2007
Chapitre XXXIII
 
 
-         Mais qu’est-ce que ça peut me foutre ! Répliqua Seiishi.
 
C’était sortit tout seul de sa bouche. Il devait trouver quelque chose, n’importe quoi, et vite, car son compagnon le regardait d’un air septique.
 
-         Je… Ca m’a juste dégoûté…
 
Le japonais eut un rire neveux.
 
-         Toi, Alexandre, qui aime les plans à je ne sais combien, a été dégoûté de voir deux mecs s’enculer contre un arbre ? Arrête de me mentir !
-         Là c’est parce que c’était Jeremy ! Pleura-t-il.
 
L’asiatique le prit instinctivement dans ses bras.
 
-         Désolé de te faire pleurer Alex… Si tu veux pas c’est pas grave… J’ai haussé la voix car… T’as prononcé son prénom et ça m’a mis hors de moi…
 
Alexandre répondit à l’étreinte de son amant.
 
Ce soir-là, ils dormirent chacun dans leurs maisons respectives. La journée qui suivit aussi.
 
Alexandre et son meilleur ami étudiaient leur révision. Soudainement, après plusieurs heures de silence, Fabian ouvrit la bouche :
 
-         Ca ne va pas avec Seiishi ?
 
Alex fit celui qui n’entendit rien.
 
-         Hum… Alex, quand tu te forces à étudier, c’est que tu veux penser à autre chose… Alors explique-moi.
 
L’interpellé leva la tête, et soupira.
 
-         Je crois que Seiishi a des soupçons…
-         Sur ?
-         Jeremy.
-         Oh… Mais il s’est pratiquement rien passé… Alors no stress. Puis, il est plus là.
 
Alexandre fixa son ami.
 
-         S.. Si… Il s’est passé un truc que je t’ai pas dit…
 
Fabian fronça des sourcils. Il lâcha son bic et s’installa confortablement sur le canapé.
 
-         Racooonte !
-         Arrêtes, j’essaye d’oublier ce moment.. Où… Où.. On a failli coucher ensemble…
 
Son meilleur ami explosa de rire.
 
-         C’est pas vraii !! Et j’ai raté ça !
 
Alexandre racla sa gorge. La tournure de la conversation le mettait vraiment mal à l’aise. De plus, Fabian ne le prenait pas mal, et ça le perturbait assez.
 
-         Et puiiis ? Intervint Fab’, coupant la courte réflexion d’Alex.
-         Quoi et puis ?
-         Bah comment t’as fait pour blairer ton mec ?!
 
Alexandre émit un petit rire angoissé.
 
-         Je l’ai pas blairé… Il est pas con…
-         Tu crois qu’il a compris ?
-         J’en sais rien…
 
Alexandre se leva, voulant un peu décompresser.
 
 
Seiishi, lui, dînait à table, en compagnie de ses parents et grands-parents, y comprit son cousin qui leur rendait visite.
 
Ils étaient les seuls à ne pas parler en japonais, ce qui valait des regards accusateurs de ses parents, qui ne comprenait rien à rien.
 
-         Et tu vas me le présenter quand, ton mec ?
-         Jamais, et fais pas chier avec ça !
-         T’as peur qu’il craque sur moi hein, avoue ! Rétorqua-t-il d’un air coquin.
-         Pas du tout ! Mentit Seiishi, qui lui même trouvait son cousin canon.
-         Aller hein ! On se ressemble très fort, au point de nous confondre, évidemment qu’il craquera sur moi !
 
Seiishi ne répondit rien. Il prenait ça pour de la provocation. Et son cousin était connu pour ça justement ; C’était un sans-gêne, indiscipliné, indécis, irrespectueux, vulgaire… A part ça, il avait de bons côtés aussi.
 
Comme celui d’être généreux ou compréhensif.
 
Mais Seiishi ne l’avait jamais aimé. A vrai dire, Toshi ne venait que quelques jours par ans. Et il ne cherchait pas à le connaître.
 
A la fin du dîné, Seiishi aida à débarrasser la table, pour ensuite s’enfermer dans sa chambre, très vite dérangé par son cousin qui toquait à la porte…
 
Sans qu’il ne dise d’entrer, l’intrus ne se gêna pas pour s’inviter lui même.
 
-         Salut cousin préféré !
-         Casses-toi tu déranges, Répliqua Seiishi.
-         Huumm… J’étais juste venu pour le PC. C’est le seul qui a Internet dans ce palais.
-         Te gênes surtout pas… Soupira-t-il.
 
Toshi sourit.
 
-         Ok, c’toi qui voit !
 
Le fabuleux cousin referma la porte et accourait le spacieuse chambre jusqu'à l’ordinateur.
 
-         T’as MSN j’espère, Se moqua-t-il.
-         Ch’uis pas né au IIIème siècle, se défendit-il sans lever le regard.
 
Les deux se turent. Toshi se connecta sur l’adresse de Seiishi, car les infos comme le mot de passe étaient déjà indiqués.
 
A peine s’était-il connecté que quelqu’un l’aborda.
 
-         Amouuur !
 
Toshi sourit silencieusement et voulu jouer au jeu.
 
-         Bonsoir mon amour… Ecrivit-il à la hâte.
-         Je suis désolé pour l’autre fois, Seiishi..
 
Toshi ne savait évidemment pas de quoi parlait l’amant de son cousin.
 
-         Ho mais c’est déjà oublié tu sais !
-         Tant mieux alors… Tu as étudié pour demain hein ?
 
Toshi se retourna et observa Seiishi, très concentré.
 
-         Ho oui t’inquiètes pas !
-         Ca va alors ! Dit, on peut se voir ce soir ?
-         Avec plaisir ! Tu m’as manqué, Ecrit Toshi sans hésiter.
 
De son coté, Alexandre rougit. Il écrivit, tout excité à revoir Seiishi :
 
-         Ok, alors c’est tout de suite en face du snack !
 
Toshi lâcha un « D’accord » puis se déconnecta. Il ne savait pas de quel snack parlait Alex. Il se tourna vers Seiishi.
-         Dit, cousin… J’ai faim… on sort manger au snack ?
-         Mais tu viens de bouffer !
-         Ouais mais la bouffe de ta mère est dégueulasse.
 
Seiishi soupira et rétorqua :
 
-         J’viens pas avec toi. T’as qu’à aller au snack en face d’mon lycée, c’est très bon là-bas.
 
Toshi sourit, il avait réussit son coup. A vrai dire, si il mangeait encore un truc, il vomirait, son ventre était plein ! Et la bouffe de sa tante était délicieuse, de surcroît !
 
-         Ok ! J’demande le fric à ton père et j’y cours !
      -     C’est ça… Crâneur, va… Murmura-t-il quand Toshi fut hors de vue.
par Inki Inochi
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