Mercredi 3 octobre 2007
Chapitre XXXVII
Un profond dégoût se lisait sur les visage du japonais. D’une voix méprisante, il répliqua, tout en jetant le pyjama à terre.
- J’allais te proposer de dormir avec moi, mais apparemment la solitude te dérange
pas. Et on se demande quand t’allais avouer. Bonne nuit.
Alexandre, paralysé par la peur de perdre Seiishi, scrutait le pyjama au sol.
- Merde… Alex, je savais pas qu’il était là..
- Je rentre chez moi.. Bye… Répondit simplement Alexandre, la voix rauque.
Toshi baissa la tête une fois qu’Alex fut hors de vue. Bien sûr qu’il savait que son cousin était présent, il l’avait fait exprès… C’était le seul et meilleur moyen pour les
séparer et de ne pas perdre leur amitié.
Il monta à l’étage, et retrouva son cousin, couché. Toshi avait que si Seiishi ne pleurait pas, c’était parce que sa fierté de jadis était revenue… L’ancien Seiishi craint par tous
était de retour.
- Seiishi ?
- Fous-moi la paix…
- Seiishi, écoute-moi. Il ne te méritait pas, de toute façon !
L’asiatique eut un rire triste et ironique. Il se retourna et fusilla son cousin du regard. D’une voix menaçante, il hurla de douleur.
- QU’EST-CE QUE T’EN SAIS !! C’ETAIT MON AME-SŒUR ! MON UNIQUE
AMOUR !! CELUI QUE J’AI AIME COMME UN FOU !
Alexandre se réveilla en sursaut, le corps en sueur. Il regarda furtivement autour de lui ; Il était dans une pièce sombre, où ne gisait qu’une armoire, un lit, et une
coiffeuse.
Il était dans la chambre d’ami, chez Seiishi.
Ok, reste calme, c’était qu’un cauchemar… ‘Shi n’en sait rien, et.. Et tout va bien…
Il se leva, et sorti silencieusement de la chambre. Il ne se remettait pas de l’effrayante réalité de ce cauchemar.
Alexandre trouva la chambre de Seiishi ; La porte était restée ouverte.
Il y entra, et vit son asiatique couché et en larmes.
Instinctivement, il sauta sur le lit et le prit dans ces bras, essuyant le larmes qui coulaient à flot.
- Seiishi… Mon amour, ouvre les yeux, tu fais un cauchemar…
Seiishi se réveilla en sursaut, tout comme lui trois minutes plus tôt.
- Alex.. T’es finalement venu…
Ils se volèrent quelques baisers, jusqu’à ce qu’Alexandre entra entièrement dans les couvertures, se blottissant contre le chaud torse de son amant.
- Je.. J’ai rêvé que tu m’as trompé… Voilà la raison de mes larmes… Ca avait l’air
tellement… Réel…
Le même rêve. Ils avaient fait le même, mot pour mot. C’était un signe, celui de faire attention, et ne plus commettre aucun faux pas.
Seiishi continua, enroulant de ces bras les épaules de son partenaire qui restait muet, un peu trop à son goût.
- Alex… tu sais, si tu dois me dire quelque chose, fais-le…
- Qu’est-ce que tu racontes ? Ce n’était qu’un rêve !
- Et les rêves ne mentent pas… Ou tu m’as trompé, ou tu t’apprêtes à le
faire…
Le japonais se recroquevilla, les larmes remontant lentement mais sûrement.
Alexandre serra plus fort son amour. Il lui murmura à l’oreille d’une voix rauque et pleine de tendresse.
- Jamais je ne voudrais te perdre… Tu entends ? Je ne coucherais jamais avec
un autre !
D’ailleurs, il y avait une grande part de vérité. Il n’avait pas couché avec Jeremy, pour qui ses sentiments n’avaient pas changés. Une place dans son cœur lui était réservé. Mais
il le savait bien, c’était Seiishi qu’il aimait.
Celui-ci passa une main dans les doux cheveux de son compagnon.
- Je suis désolé d’avoir douté de toi, répondit-il sincèrement.
Un long silence s’éternisait tendit que les deux amants tandis que chacun étaient plongés dans la contemplation de l’autre.
Intentionnellement, Alex se pourlécha les lèvres ; Seiishi eut subitement un rire moqueur.
- Nouvelle technique de drague ?
- Pas du tout, je t’ai de toute manière déjà conquis…
Tendan tune main que Seiishi prit sans hésiter, ils se levèrent l’un et l’autre. Se tenant debout, au milieu de la sombre pièce, Alexandre se positionna derrière le nippon, qui se
laissa guider au jeu de la tentation et du désir…
Le souffle chaud d’Alexandre se fit ressentir sur la nuque de l’asiatique, dont le corps frémissait à ce simple contacte.
- Déshabille-toi mon ange.
Ce ne fût qu’un murmure au ton impérieux, mais Seiishi l’avait clairement entendu. Il aimait cette soumission, il aimait le pouvoir que son âme-sœur avait sur lui, il
L’aimait tout court…
Le japonais sentit sa frustration augmenter. Alexandre était derrière lui, nu, et il ne pouvait ni le voir, ni le toucher. Une douce et délicieuse torture.
Ce manque de contacte visuel l’excita davantage, cela faisait peut-être parti du jeu, en tous les cas, ça fonctionnait. Il bandait déjà, et son érection lui faisait mal. Mais sa
patience sera récompensée…
Heureusement pour l’asiatique, Alexandre se décida à poser ses mains sur les épaules à la peau dépourvue d’imperfection, il les descendit le long de ces bras légèrement musclés.
Passant par la poitrine, il sentit le cœur de son amant battre fort et vite. S’y attardant longuement, il le sentit qui devenait chaud. Il devina, qu’à l’intérieur, ce cœur brûlait d’amour pour
lui.
Après avoir posé un petit baiser sur la nuque, ses doigts continuèrent leur exploration, caressant le torse où de petites gouttes de sueur s’attardaient. Il contourna les
abdominaux, les redessinant lentement, en prenant son temps…
La respiration saccadée de Seiishi s’éleva dans la pièce silencieuse.
Alexandre le dirigea vers le lit, l’y plaqua dos au matelas, et commença son rituel.
Il s’allongea sur le japonais dorénavant à bout de souffle, dégustant la peau sucrée du cou, s’attardant sur les clavicules, qui étaient un des point sensibles du japonais…
Seiishi frissonnait au contacte de leurs sexes se frottant l’un à l’autre, alors qu’Alexandre bougeait explicitement ses hanches.
Suçant, mordillant, léchant et jouant avec ces bouts de chairs brunâtres, il les sentit durcir sous sa langue.
Alors qu’il atteignit le bas ventre bouillant de l’asiatique, il sentit ses muscles comme ceux de son amant se contracter. Une main agile se fourra dans ses cheveux châtains,
pressant un peu plus pour lui montrer ce qu’il désirait.
Alexandre se pencha, léchant l’érection lentement de long en large, suçotant le gland, massant les bourses et caressant les cuisses de ses mains libres. Avant que Seiishi ne puisse
jouir, Alex se recula et prit place sur le lit.
Ecartant timidement les jambes, il fit comprendre à son amant qu’il voulait de sa semence en lui, et maintenant.
Seiishi introduisit doucement deux doigts dans la cavité, il avait ressenti la petite inquiétude de son compagnon, et les préliminaires lui s’avérèrent cruciaux pour le bien-être
de son Amour…
Le regard confiant d’Alexandre et son sourire lumineux accompagna les doux coups de rein du japonais. Leurs doigts s’entremêlaient,
leurs regards dévoraient l’autre, leurs salives se mélangeaient, leurs gémissements retentissaient telle une mélodie, et leurs voix se murmuraient « Je t’aime » telle une
chanson…
END
REVIEWS