Mercredi 16 mai 2007
PART II + FIN

Le petit garçon porta rapidement sa main à son oreille -enfin, pour le peu de bout de chair qu'il en restait-. Incapable de se retenir de hurler, la jeune victime tenta, tant de bien que de mal, de s'éloigner un peu de la Chose. Tremblant, il continuait de crier malgré lui. Il avait tellement mal qu'il ne pouvait pas s'en empêcher.


La Chose brandit son poing squelettique et l'abattit sur la tempe du jeune garçon, qui s'effondra comme une masse dans un dernier cri. Le squelette se mit alors à rire.
 
Tout en frappant dans ses mains, il se retourna vers la porte, et après avoir vérifié une dernière fois que le petit garçon était bien attaché, il sortit. Il avait laissé le scalpel à terre, près de la porte, hors d'atteinte de l'humain. Avec son sourire sadique de squelette figé sur la face, il se dirigea vers l'habitation qui se trouvait non loin...

La jeune victime se réveilla. Combien de temps avait-il dormit? Où était-il? Tout semblait flou dans sa tête. Il avait mal... Mais pourquoi? C'est en voyant sa jambe qu'il comprit... Le squelette! Où était-il? Partit? Chose sûre, il n'arriverait pas à se sauver... Il était solidement attaché et avec un pied manquant, il pouvait difficilement se sauver.

"Y a quelqu'un?!" demanda-t-il de sa voix tremblante.

Seul le silence lui répondit. Pendant quelques minutes, il eut presque l'espoir de voir arriver son père, ou même sa mère, ou sans doute encore mieux de se réveiller dans son lit, au chaud, en se disant que tout ça n'était qu'un cauchemar... En ce moment, des larmes amères coulaient sur ses joues, et il se sentait faible et apeuré. Alors qu'il perdait tout espoir, un bruit de pas se fit entendre, le même bruit furtif et ténu qu'il avait entendu plus tôt. Il se figea. Le squelette n'aurait pas fait autant attention à ne pas se faire entendre.
 
Alors qui était-ce ? Ami ou ennemi ?

Mais après tout, qu'avait-il à perdre à part sa vie?! Il était si faible qu'il avait l'impression que tout était fichu pour lui. Incapable de bouger son corps, il réussit néanmoins à tourner la tête vers l'endroit d'où provenait le bruit. Malgré le fait qu'il se trouvait toujours sur la 'table d'opération', il n'arrivait pas à voir bien loin.

"Qui est là?!" questionna-t-il un peu plus fort.
 
La porte grinça brièvement et une ombre se glissa rapidement à l'intérieur. Le garçon ne la vit que quelques secondes, ensuite, c'était comme si elle n'avait jamais existé que dans son esprit. Il ne savait pas s'il devait se montrer soulagé ou au contraire s'il devait recommencer à hurler. Et si c'était la Chose qui tentait à nouveau de lui faire peur ? Il pinça les lèvres et serra fort ses paupières. Il ne voulait pas en voir d'avantage!
Il sentit quelque chose s'approcher de lui. Les yeux toujours fermé, il s'adressa de nouveau à cette ombre furtive qui semblait maintenant si près de lui.
"Qui... qui est là?"

Tout tremblant de peur, il sentit une main glisser sur la peau de son bras meurtrit. La main se dirigea ensuite vers son 'oreille' qui avait été coupée un peu plus tôt. Effleurant les chairs rouges de sang, l'ombre put entendre le petit garçon gémir de douleur. La victime, toujours aussi morte de peur, n'arrivait même plus à dire un seul mot.

Le petit garçon se sentit soudain soulevé. Mais i était attaché à la table! Il écarquilla alors les yeux, pour voir qu'il n'était plus retenu à cet instrument de torture ! il aurait pour un peu lâché un soupir de soulagement. Mais rapidement, il se sentit tout aussi angoissé: il venait d'apercevoir un sourire sadique, tout près de son visage. Celui ou celle qui le portait ne lui voulait pas du bien.... ou peut-être... Se l'imaginait-il? Il ne sentait pas la présence, il savait juste qu'il était porté... Comment...? Rapidement, il s'évanouit à nouveau...

Il ne reprit conscience que bien plus tard. On l'avait déposé sur quelque chose de dur qui lui faisait penser à une table métallique tellement celle-ci était froide. Il n'osa pas ouvrir les yeux dès qu'il se réveilla. Il avait mal partout et surtout aux endroits où il lui manquait des membres. Certes, son bras lui faisait mal, mais il n'avait pas été coupé comparativement au reste. Enfin, il ouvrit les yeux. De son oeil unique, il regarda la pièce où il se trouvait. Une salle sans fenêtre... avec simplement une porte de fer verrouillée. On aurait dit... un cabinet de dentiste ou encore une salle d'opération... mais en plus épeurant.
Alors qu'il venait de se réveiller, que toutes ces douleurs irradiaient de son corps, et que la peur lui tenaillait à nouveau le ventre, il se rendit compte que deux personnes entraient dans la pièce.
 
Deux personnes bien vivantes, habillées de blouses blanches, avec des masques et des genres de bonnets de la même couleur. Ces deux personnes le regardaient avec un air désolé, infiniment triste et comme dégoûté. Le petit garçon eut d'abord envie de pleurer tellement il était soulagé.
 
Ces gens étaient sûrement là pour l'aider...
 
Sûrement.. Mais pourquoi était-il alors allongé sur cette table froide, tellement inconfortable et qui lui donnait un drôle de pressentiment, très désagréable ?
 
Pourtant... ces gens lui feraient-ils du mal? Il était déjà en si mauvais état... Comment des être vivants pourraient eux aussi s'amuser à le torturer comme le squelette l'avait fait?! Mais cette salle d'opération aux allure macabres ne lui disait rien qui vaille...
"Qui... qui êtes-vous?" leur demanda-t-il d'une voix tremblante de peur.

Les hommes ne semblaient pas l'avoir entendu. D'ailleurs ils se parlaient l'un à l'autre comme si ils pensaient que le petit garçon ne les entendait pas. "C'est franchement macabre... et dégueulasse! Faire ça à un gosse! Si je tenais le coupable... Il passerait un très sale quart d'heure !"
"Vrai... dire que son petit frère est a côté... lui on a même pas pris la peine de le déménager de sa chambre pour le... torturer..."
Son mauvais pressentiment se mua en terreur. Il se mit à hurler, en se rendant compte qu'aucun son ne franchissait ses lèvres. Paniqué, il regarda les deux hommes noter des choses sur un calepin en l'examinant et regarder de temps en temps en direction d'une table aux bords surélevés, placée juste à côté de son "lit". "ça me dégoûte de faire ça sur un enfant... Ce sera la première fois. Mon dieu..." fit le premier. L'autre resta silencieux.
Le jeune garçon eut envie de pleurer, mais se rendit compte qu'il ne pouvait pas...

"Que... qu'à... qu'allez vous me faire?" réussit-il à articuler, au prix d'un grand effort. Le coeur battant à tout rompre, il tentait de voir ce qu'il y avait sur la table... sans succès. Il avait l'impression qu'on l'avait de nouveau attaché... mais l'était-il réellement? Il se sentait si faible qu'il avait du mal à cligner des paupières!

Mais bientôt, l'un des hommes tira les étagères (car cela ressemblait assez à une petite armoire) près de la table de fer. Là, le même jeta un dernier coup d'oeil hésitant vers l'enfant, puis sembla choisir quelque chose sur l'étagère du dessus. Ils ne semblaient même pas voir que le petit garçon avait repris ses esprits! Qu’il vivait et qu'il souffrait! Ainsi, lorsqu'il vit que l'un des hommes avait dans sa main un nouveau scalpel, il voulu hurler.
 
Une longue plainte sortit de sa gorge.
 
Les médecins se figèrent. Mais prirent ce sont pour un rêve et celui qui tenait l'objet tranchant fit à l'autre : "En Y ?" Que signifiait cela ? L’enfant étendu sur la table n'en avait aucune idée...

Prenant son courage à deux mains, l'enfant prit une grande inspiration et cria presque ce qu'il disait haut et fort :
"Non! Ne me faites pas de mal, je vous en supplie!!!! Je ne veux pas qu'on me fasse du mal, j'ai déjà trop mal! S'il vous plait, messieurs..."
Sa voix suppliante et bien forte résonna un moment dans la pièce sans fenêtre.
 
Les deux hommes fixaient intensément le petit garçon qui venait de crier. Immobiles, et légèrement pâles, ils finirent par sortir de la pièce en hurlant. Le petit garçon se retrouva à nouveau seul... horriblement seul. "Non... ne me laissez pas ici..." murmura-t-il, trop faible pour crier de nouveau. La pièce semblait insonorisé car il n'entendait plus les deux hommes qui se trouvait maintenant de l'autre côté de la porte qu'ils avaient refermée. Fixant le plafond de son unique oeil qui avait encore la vue, le petit garçon tenta à nouveau de bouger... Il n'arriva même pas à bouger le petit doigt! Environ dix minutes plus tard, la porte s'ouvrit à nouveau...

Deux autres hommes (il vit bien que ce n'étaient pas les mêmes) entrèrent. L'un soupirant, l'autre secouant doucement la tête. "Je comprend que ça les bouleverse, mais à ce point... Ce petit n'avait plus une seule goutte de sang dans les veines, quand on l'a trouvé, comment pourrait-il encore vivre ??" l'autre se dirigea vers le scalpel qui avait été laissé à l'abandon durant la fuite des deux précédents hommes. "En effet... et maintenant c'est à nous de nous charger du sale boulot... en Y ?"
 
Encore cette maudite lettre qui revenait ! Mais que symbolisait-elle ? L’enfant le su bientôt: le premier homme en blanc acquiesça tout en regardant le calepin du début, et celui qui tenait l'outil tranchant commença à tracer sur le torse dénudé du petit garçon la fameuse lettre en grand...

L'enfant poussa un cri de douleur, leur hurlant d'arrêter, qu'il était encore bien vivant. Il semblait maintenant comprendre qu'il semblait être dans une salle d'autopsie et qu'on le prenait pour mort... pourtant, il n'était pas mort! Du sang se mit à couler de la blessure, comme s'il avait été bien vivant...
 
Ils firent semblant de ne rien entendre et continuer, bien que dégoûtés. L'homme - caché sous son masque blanc - dit à la victime à moitié mort : "Ne te plaint pas, nous seront moins cruels".
Horrifié, le petit garçon s'écria : "Non, je vous en prie... ne me faites rien... j'ai... j'ai..." incapable de continuer, le petit garçon se remit à pleurer. Il aurait aimé leur dire qu'il avait encore sa famille, qu'il était bien vivant et qu'il voulait les revoir...
"Que... qu'allez-vous me faire?"
Apparemment, on l'avait de nouveau attaché car il n'arrivait pas à bouger d'un centième...

"Avoir mal ou être ce mal est un choix."Dit l'un d'eux. Cette fois, il changea d'instrument : Une petite hache. Il prit un bras du garçon - le bras mutilé - et le pella, à l'aide de la hache, évidemment.
"ARRÊTEZ!!!!" cria-t-il, pleurant encore plus. Des bouts de chairs tombèrent sur la table de métal... Non, le garçon n'avait même pas été attaché... il n'arrivait tout simplement plus à bouger tellement il avait mal partout.
"A... arrêtez, je vous en supplie... pour... pourquoi me faites-vous du mal?! Qu'allez-vous faire de moi...?"
L'homme qui pellait toujours le bras à l'aide de la hache, sembla laisser son compagnon répondre...

"On te fait du mal sous les ordres du Boss. Maintenant arrête de poser des questions !" L'homme arrêta de peller quand son bras fut entièrement... "Déchairer"
[Je sais pas comment le dire autrement -__-] Il prit alors des allumettes pour brûler le reste de chair. Voyant que l'homme allumait l'allumette, l'enfant hurla de peur.
"Tss, calme toi, j'ai pas l'intention de te brûler! Se serait trop gentil... franchement, voir ces petits bouts de chair, sur la table, c'est pas vraiment le mieux pour travailler..." dit l'homme, passant l'allumette tout près du bras du jeune garçon... juste assez pour calciner un peu son bras. Criant, la victime s'adressa encore à eux : "Le... le boss?! Non... je... je veux savoir... répondez au moins à mes questions!"
L'homme brûla les chairs sur la table.

"Tu devrais l'attacher..." signala l'homme au calepin.
 
"Non... Il ne résistera plus très longtemps, maintenant. Ce n'est donc pas la peine." Regardant autour de lui, la jeune victime résumait tout en pensées... *Un pied coupé, un bras qui a été mutilé, un œil pourri et maintenant "déchairer"...
 
Il fut sortit de ses pensées par l'homme qui lui avait déchairé le bras. Celui-ci avait sortit de lourdes chaînes d'un tiroir et il avait solidement attaché une des mains du garçon à l'une des pattes de la table. Il en fit de même avec son autre main et de son pied restant.
"Que fait-on pour l'autre jambe? Il pourra facilement faire glisser la chaîne..." demanda l'homme à son collège.
 
"T'inquiète pas... Je garde un oeil sur lui." dit il sérieusement pendant que la victime pleurant encore plus. "Cependant, je vais le faire taire... Ses cris, je n'en peux plus !" Il prit une ficelle et le reste du matériel qu'il faut pour coudre. Il commença à entre l'aiguille dans la lèvre inférieur, ... Ainsi de suite.
 
Jusqu'à la fermer entièrement. 15 minutes plus tard, le sang coulait toujours...
"Se sera mieux comme ça!" dit l'homme en soupirant pendant que le petit garçon pleurant encore plus, mais bien plus silencieusement. "Il ne nous posera plus de questions au moins!" soupira l'homme au calepin.

L'Homme à la ficelle referma bien le tout, s'assurant que le petit garçon n'était plus capable d'ouvrir un millimètre de ses lèvres. "Hmmm.. j'aurais peut-être dû lui couper la langue avant... Bon, tant pis, je découdrai le tout tantôt pour la lui couper... À moins qu'on ne l'arrache... J'ai réellement l'impression d'être à cours d'idée moi! T'aurais pas envie de pendre ma place?" dit-il à son collège au calepin.

Celui ci fit oui de la tête. "Je m'occupe de sa langue..." Il déficela le tout, ça faisait encore plus mal, il avait l'impression. L'enfant cognait sa tête de toute ses forces, voulant peut-être mourir au plus vite... Mais non, ce n'est pas le but du jeu ! Tout déficeler, l'enfant ne dit rien, à l'étonnement des deux hommes. Ils hochèrent la tête et, celui qui s'occupait à présent de la victime, lui ordonna de sortir sa langue, sans protester ; ce qu'il fit. "A la manière pas douce du tout." se dit l'homme...

Content de voir que le petit garçon semblait enfin raisonnable dans ses choix, il n'allait quand même pas se montrer doux. "Hmm, passe moi l'aiguille, j'ai une idée." dit-il, avec un sourire sadique.
Son collègue lui passait l'aiguille et l'homme la planta sauvagement dans la langue du petit garçon qui se remit à hurler. "À coup d'aiguille... ça va faire pas mal de sang... et il souffrira pendant des heures, même une fois que sa langue n'y sera plus."

Pendant bien des minutes, l'homme piqua sans cesse la langue de l'enfant, jusqu'à ce que celle-ci s'enlève complètement, laissant une horrible sensation de douleur au garçon. Il baignait dans une marre de sang. L'homme brandit fièrement la langue du garçon devant les yeux de celui-ci, tout en riant.

Le garçon agonisa silencieusement. Voilà, maintenant, il était à moitié aveugle, muet, handicapé d'un pied et d'un bras... Il allait être sourd, peut-être ?! Mieux vaut en pas leur donner cette idée... Les deux hommes en étaient capables. Un des hommes dit, en prenant un petit objet (petit mais qui fait mal...) : "Et si on lui arrache les ongles ? Une petite manucure !" ria t'il. Il le fit ; d'un doigt à l'autre, il arracha les ongles noircis par la terre humide de la forêt.
 
L'autre homme éclata de rire en entendant le garçon crier. "Bon sang! Il va falloir le recoudre... À moins... que tu n'aies autre chose à lui faire dans la bouche... personnellement, ça m'énerve de devoir toujours coudre et découdre... et puis il va s'évanouir à force qu'on lui perfore les lèvres." dit l'homme à son ami qui arrachait les ongles du garçon.

Comment la jeune victime faisait-elle pour ne pas s'évanouir?
 
Personne ne le savait réellement... peut-être lui avait-on injecter quelque chose dans le sang...
Une fois que tous les ongles furent arrachés, l'homme proposa : "On met le tout en petit tas sur son ventre et on y met le feu? Juste assez pour bien le brûler... à moins qu'on ne le brûle au fer rouge? T'en pense quoi?"

"J'en pense que tu met le feu aux ongles qu'on posera sur son ventre et puis, moi, je lui fais la marque de notre Boss au ventre." ricana t'il. Ils n'avaient donc vraiment aucune pitié ! Cela faisait parti de leur "boulot", à vrai dire. Il posa les ongles sur le ventre mutilé du garçon et prépara le fer pendant que son ami s'occupait du feu...
 
"Brûle d'abord les ongles, le feu pour le fer ne sera pas assez chaud..." ordonna-t-il à l'autre homme qui acquiesça.
Prenant une allumette, il murmura à l'oreille du petit garçon : "Je te recoudrai la bouche dès que tu seras 'marqué'... à moins que mon collège ne souhaite t'entendre hurler d'avantage"

Il alluma l'allumette et mit le feu aux ongles. Une odeur nauséabonde de brûler se dégagea immédiatement dans la pièce. Dès que le feu toucha la peau de l'enfant, celui-ci hurla de douleur.
 
Lentement, les ongles noircir jusqu'à devenir des cendres brûlantes, brûlant ainsi la peau blanche et douce de l'enfant. Dès qu'il n'y eu plus de feu et d'ongles, l'homme avertit son ami.

La marque que le garçon portera jusqu'à sa mort avait la forme d'un sourire de clown géant, à l'air sadique, dévoilant des dents jaunes et pointues. D'un coup sec, il pressa le fer sur la chair de l'enfant... Qui hurla.
 
Par réflexe, le petit garçon tira sur ses chaînes, provoquant les rires cruels et sadiques des deux hommes. Celui qui le marquait enleva enfin le fer, au plus grand soulagement du petit. Maintenant, il avait cette horrible trace sur le ventre...
"Compte toi chanceux qu'on ne t'ai pas marqué à l'intérieur des cuisses... la peau est particulièrement sensible à cet endroit!" ricana l'homme qui s'était débarrassé du fer. Son compagnon lui demanda : "Alors, on lui recouds la bouche?"
L'homme qui avait marqué le petit sembla réfléchir un long moment.

"Ouais. Mais tu le fais et, tu passes à côté des trous déjà faits. Moi, je vais rapprocher la camera qui à tout filmé jusqu'à maintenant...". Le garçon eut des oeil tout ronds. Ne pouvant pas parler, il ne dit rien, évidemment, mais essaya comme même de s'exprimer et les deux hommes ont comprit qu'il demandait ce qu'ils vont faire de la cassette. Celui qui rapprochait la caméra dit en s'énervant :
 
"Vite que sa bouche soit à nouveau cousue ! Il m'énerve à résister...!"

"T'en fait pas, il est déjà bien moins pire... enfin, c'est mon avis en tout cas."

Prenant la même aiguille qui avait servit à arraché la langue de l'enfant, l'homme y fit passer un long fil. Prenant tout son temps pour bien faire souffrir le garçon, il s'amusa à coudre de nouveau ses lèvres ensembles.
"Tu crois qu'on pourrait lui dire à quoi ça sert..? Personnellement, ça me ferait bien marrer de voir sa réaction!"

L'autre homme explosa de rire. "Oui, oui ! Vas-y... Etre filmé pendant qu'on s'fait torturé... C'pas mal !" dit il en recadrant la caméra. "Il est vraiment dans un horrible état !" Le garçon n'arrivait même plus à hurler... Il était à bout de force. Enfin !
"En tout cas, ses parents auront une bonne idée de la fin horrible qu'il aura eu!" ricana l'homme en voyant l'expression horrifiée du garçon.
Refermant la bouche pour de bon, il proposa à son ami : "Et si on lui cousait aussi cet oeil aveugle et crevé?"
 
"Oui ! Je n'ai encore jamais fais ça, tiens... Tu t'en charges ou je le fais ?" ria t'il en regardant dans les yeux l'enfant, qui lui faisait les yeux doux et rond... "Sa ne marche pas avec moi !"
 
"Fais le, je vais me charger de la caméra."
L'autre homme prit sa place. Reprenant toujours la même aiguille -celle qui avait coupé la langue et cousus deux fois la bouche-, il y installa un nouveau fil.

"T'en fait pas, tu pourras voir ce qu'on te fera... je vais seulement coudre ton oeil mort..." ricana-t-il, plantant sauvagement l'aiguille dans la paupière du garçon. Il continua son 'oeuvre'.

Il faisait avancer sa démarche avec l'aiguille tout en souriant à la caméra pour qu'on se souvienne de lui ! Il n'y avait pas beaucoup de sang ; logique, tout avait déjà giclé.
 
"Je t'aurais bien cousu l'autre... mais il faut que tu puisse voir ce que l'on te fait subir petit!" ricana l'homme à l'aiguille. Il resserra le tout, fit un noeud et ordonna à l'enfant d'essayer d'ouvrir sa paupière pour voir si tout tenait bien en place. Ce qu'il fit. Rien ne bougea. Satisfait, l'homme sourit.
"Alors... qu'est-ce qui l'attends pour la suite?!" demanda-t-il à son collègue.
 
Celui-ci réfléchis... "Pourquoi pas prendre la boite à aiguilles fines, qui se trouve dans la petite armoire et, en enfoncer sur tout son visage ? Sa me plait bien ! On peut même le faire à deux."
"Abîmer un si joli minois?! Pourquoi pas! L'idée me plait bien."
dit l'autre en se dirigeant vers la petite armoire pour en sortir une boîte d'aiguille. Il l'ouvrit pour en vérifier l'état.

"Elles ont un eu rouillées avec le temps, mais de toute façon, il mourra, alors même s'il a le tétanos, ce n'est plus grave que ça! Et évite de crever son autre oeil, il faut qu'il voit tout, tu sais ce qu’a dit le Boss!"

Prenant trois aiguilles, il en inséra une au bout du nez du garçon qui tenta de crier. "On les enfonce complètement ou juste assez pour être capable de les retirer ? Après tout, on pourra très bien lui faire un joli portrait plus tard."

"On enfonce, plus qu'à peine. Je répète : Avoir mal ou être ce mal est un choix. Et là, nous seront ce mal !" disait il en enfonçant 5 autres sur le front... Des gouttelettes de sang ruisselèrent sur le visage du garçon mal traité.

Plus qu'à peine?! Pourtant, l'homme avait bien entré le ¾ de l'aguille dans le nez du pauvre garçon. Haussant les épaules, il l'enfonça totalement. On ne voyait que les bouts métalliques des aiguilles. "Ça fait quand même joli de voir son visage avec autant de brillant!" Lança l'homme en riant. Prenant ses deux autres aiguilles, il transperça les deux narines de la victime.
 
À l'intérieur des narines, on pouvait voir les deux longes aiguille traverser ses chairs. L'homme en reprit d'autres et les enfonça sauvagement dans le visage du petit. "Tu crois que le Boss aimera le résultat?! Après tout, il est supposé passer voir notre oeuvre et peut-être torturer un peu le petit..."

Il hésita à répondre : "On donne le meilleur de nous même..." lança t'il, à voix basse. "Et d'ailleurs, le voila qui vient ! " La porte s'ouvrit et toute la pièce fut emportée par une ombre très sombre.
 
L'ombre! C'était cet ombre qui l'avait sortit de chez le squelette pour venir le torturer ici... il ne le voyait pas, mais il semblait reconnaître cette présence.
"Monsieur... *L'homme s’inclina bien bas* j'espère que vous ne serez pas déçu... que pensez-vous de notre... travail?"

L'ombre ne répondit pas. Bon signe ou mauvais ? Va savoir... Il s'approcha de la victime, avec le même sourire sadique que quand il l'avait pris de la cabane... Là, l'enfant était sûr ; un même sourire se dessinait sur le "visage". L'Ombre fit un hochement de tête, disant que oui, il appréciait.
 
Mais c'était loin d'être finit.
 
L'homme sembla se détendre d'un seul coup. Leur travail plaisait à leur Boss! S'il avait fallut que tout cela ne plaise pas.... l'homme n'avait plus donné très cher de sa propre peau pendant un instant. L'autre homme (celui qui tenait la caméra un instant plus tôt) s'inclina lui aussi bien bas devant son Boss, avant de finir d'enfoncer l'aiguille qu'il avait commencé à entrer dans le front du petit avant que l'ombre n'arrive.
"Souhaitez-vous le faire souffrir vous-même?" demanda-t-il à l'ombre sous le regard apeuré du petit garçon qui n'arrivait toujours pas à discerné le visage de cette ombre terrifiante.
 
"Oui... Laisser moi avec lui, mais laissez la caméra... Vous admirerez plus tard." Il regarda les deus hommes sortirent, souriant méchamment à l'enfant et le regardant de travers. L'enfant ignora et ne dit rien, il n’obtiendrait de toute façon pas de réponse.
 
"Hmmm, ils ont fait du joli boulot hein? Répond-moi : T'ont-ils enlevé ta langue?" demanda l'ombre.
L'enfant acquiesça. Il avait trop peur pour ne plus rien répondre. Et puis de toute façon... il mourrait, il en était certain. Mieux valait faire ce qu'ils disaient...
 
Tandis que l'ombre s'approchait de lui il sentait un froid pénétrant l'envahir. C'était comme si un glacier était entré dans la pièce, comme si toute la chaleur qui l'habitait partait pour rejoindre l'horrible être qui se tenait debout devant lui... Mais que lui voulait-il ?? Pourquoi s'en était-il pris à lui ??

L’ombre se dirigea vers l'armoire au fond de la pièce, l'ouvrit et examina un instant son contenu, sembla hésiter sur l'outil qu'il prendrait en premier pour le faire souffrir...
 
L'enfant entendit l'ombre marmonner qu'il pourrait d'abord lui arracher doucement son oeil mort, puis, l'ombre parla de peut-être le blesser encore plus aux jambes vu qu'il n,avait presque rien à ces endroits... L'ombre semblait s'adresser à lui-même plutôt qu'à l'enfant qui était complètement mort de peur. Enchaîné à la table avec pour seul membre de libre sa jambe meurtrie, il ne pouvait pas faire grand chose de plus que d'écouter pleurer et avoir peur. L'ombre revint vers lui. Il tenait une petite boîte qui semblait contenir plusieurs 'outils' d'opération.
"Zut, ils sont encore plein de sang... j'avais pourtant dit à ces imbéciles de tout nettoyer! Ça coupe moins bien quand c'est déjà plein de sang... bon, tant pis, tu souffriras plus Petit."
 
Soudain, il eut une idée... Il détacha l'enfant et le rattacha, mais dos à vue. Il déposa la boite et prit un fouet, contenant d'autres fouets reliés au principale. Aux petits fouets étaient incrustés des plaques métalliques tranchantes entrant bien dans la peau quand on frappait fort... Sans que le jeune s'y attendait et sans prévenir, l'Ombre enfoncé d'un coup sec le fout sur le dos du jeune homme. Le retirant, la peau s'enleva avec... Il continua ainsi, une fois, deux fois, trois fois...
 
Son ventre brûlé et son nez meurtrie directement contre la table froide et son propre sang, le petit garçon n'arrivait même pas à hurler de douleur. Son dos vierge de toutes traces de violence devait être horrible à voir. Après le 10ème coup de fouet, le petit garçon entendit l'ombre rire et commenter son 'oeuvre' :

"Il y a tellement de sang que je n'y vois plus rien... j'imagine déjà les chaires manquantes... On doit bien voir les os à certains endroit!"
Il donna encore trois coups au petit garçon pour faire le chiffre 13... 13 coups de fouet...

Se levant en suer, dans son lit mouillé, il n'avait fais qu'un mauvais cauchemard... Sa porte était un peu ouverte ; il distinguait son frère descendre les escaliers très discrètement. Il alla à sa fenêtre et vit son frère aller vers les cimetières, suivi par le chien... Comme dans son rêve !
par Inki Inochi
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Mercredi 16 mai 2007
Cet one shot a été fait avec Sullivan et True, il y a deux ans. C'est genre "Horreur à humour"

PART I

Il était assis à sa fenêtre, regardant la pleine lune. Dans ses moment d'ennuies totales, il ne pensait plus à rien. Faisant le vide de lui même, il entendit un bruit venant du cimetière face de sa maison. Il trembla de tous ses membres. Puis, il n'y eut plus aucun bruit... Aucun son! Encore plus effrayé, il se leva, tremblant de peur. Devait-il aller voir? Se dirigeant vers la porte, il semblait hésiter à sortir...
 
Commençant à respirer de plus en plus fort, il se mit en boule, à terre. Quand sa allait mieux, il se releva, ne fit pas de bruit pour ne pas réveiller ses parents ni son petit frère, et descendit les escaliers discrètement et doucement... Les planches de bois craquaient sous son poids, le faisait sursauter à chaque fois. Il jetait frénétiquement des coups d'oeils autour de lui, comme s'il avait peur d'apercevoir un fantôme. Dans l'obscurité, il ne voyait presque rien. Enfin descendu, il soupira de soulagement. "Bien.", s'est-il dit en franchissant le seuil de sa porte. Il marcha, lentement d'abord. Par la suite, un peu plus vite... Ce bruit l'obsédait.
 
Il s'arrêta net en entendant un bruit derrière lui ; ça n'était que son chien. Marchant sur l'herbe glacée, ses pieds prirent froids sous ses pantoufles. Glacé jusqu'au os, ses pieds étaient déjà totalement trempés par la neige d'hiver. Son chien commença à grogner. Le bruit avait reprit...

Affolé, il était prêt à rebrousser chemin quand son chien se mit à courir en direction du cimetière qui se trouvait non loin... Ne pouvant pas laisser son chien seul avec... Cet chose ou cet être, il couru après lui. Il n'osa pas franchir le portail. Il entendit les cris de douleur de son chien et se mit à vomir... Il y couru, en pleurant ; il l'aimait tant. Il sentit une odeur désagréable... Il s'approcha de la source du problème et vit son chien... Décapité, éventré... Il vomit encore.

Les yeux remplient de larmes, il n'osait même plus regarder la dépouille de son chien tellement ce spectacle le dégoûtait. Mais qui... ou quoi, avait bien put faire cela à son pauvre chien?! Une branche craqua... Un Hibou hulula... c'était un spectacle digne d'un film d'horreur à Halloween... Il songea au n°13. "Mais non... c'est des conneries tous sa ! C'est pas parce que mon chien a 13 ans qu'il a été tué..."Puit il se tut, effrayé. Hier, c'était son anniversaire... De ses 13 ans !

Instinctivement il se leva et courut en hurlant comme si il avait le diable aux trousses vers sa maison. Mais une ombre lui barra le chemin et le fit trébucher. Elle était grande, prenant une place importante devant ses yeux... Ce n'était pas une ombre, comme il l'a prétendu... Mais un homme à cagoule noir. Pas un homme, quelque chose. Car il puait de la bouche la chair... Humaine ou animal. On pouvait distinguer ses yeux blancs, vides de vie.

La Chose s'approchait de lui. Le coeur battant, il n'arrivait pas à détacher ses yeux des siens. Ses yeux si blancs... Il en avait la chair de poule. Incapable de se relever tellement il tremblait, il ne pouvait qu'espérer de ne pas subir le même sort que son pauvre chien tant adoré. L'être se pencha vers lui et lui posa une main crochue sur l'épaule. Il était incapable d'hurler, comme si on lui avait cousu la bouche. Il sentit un frisson glacé lui parcourir le dos. Tous a coup la Chose sembla arracher sa gorge mais en réalité... elle enlevait un masque dévoilant... son meilleur ami qui était mort de rire! L'envie de l'étrangle ne manquait guère au jeune garçon qui se redressa, encore tout tremblant de peur. Tout cela était bien étrange! Et qu'est-ce qui expliquait le cadavre de son chien? Et l'odeur nauséabonde que dégageait son ami? Mais... l'odeur provenait-elle réellement de cet ami? Son ami explosa encore de rire, mais pas longtemps ; Quelqu'un ou quelque chose l'a entraîné derrière une statue désignant un ange montant au ciel. Son visage prit un air de terreur... Son ami - Maintenant mort, supposait-il - n'avait pas du apercevoir le cadavre de son chien. Il entendit la même déchirure de chair qu'au moment ou son chien se faisait... Déchiqueté. Si c'était encore une vanne, il allait prêter un câble ! Il ria jaune, faisant semblant de ne pas avoir peur... "E-eh... J-je s-sais qu-que c'est f-faux... S-sortez de l-là..." Sa voix le trahis ; on entendait par se son qu'il crevait d'envie de s'en aller et tout oublier.

Et franchement... il n'avait aucune envie de voir cette Chose. Son coeur battait horriblement rapidement et il avait l'impression qu'il allait de nouveau vomir.
"Ça... ça va, je... j'ai comprit la blague... vous... vous pouvez..." dit-il, en espérant avoir affaire à quelques-uns de ses amis... il préférait cela à la Chose. Doucement, il recula... Il brisa une brindille et s'arrêta aussitôt de marcher car tout bruit avait cessé. Il n'entendait que les jurons et autres des âmes errantes... Peut-être lui parlaient-ils, peut-être le hantaient-ils... Dans les deux cas, il se sentait mal. "Je fais un cauchemar, voilà, c'est ça... je dors... et je vais me réveiller d'ici quelques secondes" se dit-il en fermant les yeux le plus fort qu'il le pouvait tout en se 'forçant' à se réveiller.
Il se pinça le bras, très fort. Tellement fort que du sang finit par ruisseler vers le bas... Ca gouttait et à chaque goutte de sang, des pas s’avançaient vers lui. Des pas géants ; ce qui indiquerait que l'homme devait avoir de grand pied ou que la Chose devait être immense.

Reculant encore plus et plus rapidement, il se rendit vite compte que la Chose serait bientôt tout près de lui... Et lui, il n'avait pas du tout envie de savoir de quoi il s'agissait! Le lever du soleil ne se ferait pas avant bien longtemps en plus.
"Je... je vous en prie, ne me faite pas de mal!" s'écria-t-il, incapable de retenir son cri.

Il avait l'impression que la Chose ria, se moquait de lui :"Je te ferai du mal comme bon me semble !" Disait-il d’une voix grave, forte et pénétrante. Ceux-ci résonnèrent dans la tête du pétrifié. Il avait le sang devenu plus bleu et froid que jamais...
 
Un fou! Voilà, il avait un fou devant lui... rien de plus... une simple fou évader d'un établissement de fou. Reculant encore et toujours, il entendit le rire diabolique (dans le genre : MUAHAHAAAA) de la Chose. Cette Chose semblait bien se marrer de la voir si apeuré... Cela l'inquiétait de plus en plus... Retourner vers la maison?! Il n'aurait jamais le temps de s'y rendre...

La Chose se présenta. D'une voix virile, il annonça tout en tendant sa main mutilé - Par lui même : "Je suis Ellian... Un sado-maso psychopathe, et je t'annonce que tu es dans la merde !" Il ria encore. Puis, reprenant son sérieux, il s'avança vers le jeune perdu... ET LUI SAUTA DESSUS !
 
En lui attachant les mains bien fortes, il lui dit de la fermer, ça ne servirait à rien de gaspiller sa salive... Pour rien. Il le traîna au plus profond de la forêt sombre voisine... Sûrement vers sa salle de torture improvisée... ?
 
Chose sûr : le jeune garçon espérait qu'on viendrait le sauver avant. Se débattant, il ne réussit même pas à détacher ses mains. Mais la chose avait raison : Même s'il hurlait, personne ne viendrait à son secours... tout était trop loin pour qu'on puisse l'entendre... et encore fallait-il qu'il crie assez fort pour réveiller sa famille!
"S'il vous plait, laissez-moi partir..." dit-il, littéralement mort de peur. Il tremblait de plus en plus violement et il était certain qu'il allait finir par éclater en sanglot.

"Idiot... Jamais ! Et tu dois savoir qu'au plus tu chiales, au plus je me réjouis. Alors chiale !" Il avait une voix d'homme pervers, assoiffé d'enfant... En marchant dans la forêt noire, le sado-maso jura à plusieurs reprises pour rien. Et, la victime, traînant à terre, commença à pleurer de peur, de honte et de gêne devant se qui se passait...
 
"Je vous en supplie, je ne vous ai rien fait!" s'exclama-t-il, toujours en pleurant.
Il avait tellement froid... une longue trace se créait dans la neige étant donné que la Chose le traînait par terre. Quelqu'un aurait facilement pu les suivre, mais il n'y avait personne d'encore éveiller à cette heure-ci.
"Où... où m'emmenez-vous?"
Il ricana, tel un serpent. "Comme si ça te regardait..." Il soupira et lui scotcha la bouche vivement. Son visage pâle croisait celui de la victime... Aucune pitié !

Complètement paniqué, le jeune garçon ne pouvait même plus parler maintenant! Cette Chose n’avait donc aucune pitié? Qu'allait-elle lui faire? Pourquoi Lui?! Il n'avait rien fait... La Chose le traîna encore un moment avant d'arriver au lieux précis où la Chose avait semblé vouloir l'emmener...

Avec un grand sourire à ses lèvres fines, il lui présenta sa demeure : "Je te présente le... Lieu où j'ausculte mes clients. Tu seras le 2ème ! Avant ton frère..." Ils entrèrent dans la cabane, moisit par le temps et puant la mort... Son frère? Mais c'était impossible, son frère était supposé être dans la maison... entrain de dormir! Pas ici! Même s'il ne pouvait rien dire, il sembla tenter d'articuler un "Non, laissez le tranquille!".
 
Le jeune garçon ne souhaitait que deux choses : Sauver son frère... et se sauver à son tour. Qu'allait-on leur faire? Priant le ciel pour qu'on les laisse tranquille, le jeune garçon ne pouvait plus s'empêcher de pleurer tellement il avait peur.
 
"Articule quand tu parles, idiot. Et, ce qui est de ton frère, je te l'assure il souffrira moins que toi... Beaucoup moins, visualisant ce qui t'attend !" Dit-il avec une voix terrifiante. La "cabane" était petite... Assez pour torturer tranquillement une personne à la fois. Il mit la jeune victime dans un coin et lui cracha au visage : "Bouge pas... J'vais aller chercher ton frère !" Puis, comme pour être sûre, il lui coupa un pied. "Là, t'ira pas loin !"
Hurlant -enfin, du mieux qu'il le pouvait-, le jeune garçon pouvait sentir toute la douleur irradier dans son pauvre corps. Il avait tellement mal! Pleurant sans retenue, il regarda, impuissant le Chose aller chercher son frère. Respirant bruyamment, la douleur était insupportable. Se tortillant au sol comme un vers souffrant, il n'osait plus tenter de partir, de peur qu'on ne lui fasse encore plus de mal. Il ne resta que quelques minutes seules, car déjà la Chose revenait. Tremblant de peur, le jeune garçon pleurait toujours à chaudes larmes. Il avait si mal ! Et son calvaire semblait loin d'être terminé...

La Chose entra, à un bras son frère endormit et à l'autre, le cadavre de son ami et de son chien... Ses bras étaient gigantesques ! Il shoota dans le pied coupé de sa première victime et jeta sur celui-ci son frère et les cadavres. Par la suite, sans parler, il prépara ses outils tranchants ainsi que la table d'opération
.
 
Toujours dans l'impossibilité de parler, le jeune garçon hurla, tentant de réveiller son frère. Il fallait qu'il se sauve! Le jeune garçon ne souhaitait pas vraiment qu'on fasse du mal à son frère... il préférait d'ailleurs lui-même rester ici et subir n'importe quoi plutôt que de voir son frère souffrir. Et la Chose semblait déjà avoir finit de préparer tout ce dont elle aurait besoin... bon sang, qu'elle horreur! Il tremblait de peur simplement à songer à tous les instruments étranges que ce Truc pouvait avoir préparé.

Le garçon pu décoller un bout de sa bouche pour pouvoir mieux respirer. Il prit dans les siennes la main de son frère. Il pinça un peu, pour que celui-ci se réveille : et puisse s'échapper à temps. En chuchotant, murmurant, il souffla à son frère qui clignait des yeux : "Eh... Je n'ai pas le temps de t'expliquer ! Enfuis-toi, vite ! Et appelle la police..." Il perdait du sang, beaucoup et n'arrivait pas à continuer. Son petit frère fut horrifié en voyant le pied de son frère à l'autre bout de la pièce...
C'est en voyant le pied manquant de son frère que le petit sembla comprendre. La Chose, toujours dos à eux, ne semblait pas avoir remarquer tout cela. Profitant du fait que le Truc semblait encore occupé pour un moment, le petit garçon se leva pénible et sortit en douce de la cabane. Son grand frère, espérant réellement qu'il ferait rapidement, jeta un coup d'oeil inquiet à la Chose. * J'espère que ce Truc ne tentera pas de le rattraper... avec un peu de chance... il ne s'occupera que de moi * songea le jeune garçon qui pleurait toujours.

La Chose eut un sourire sadique : "Ne t'inquiète pas... Je ne le rattraperais pas; je ne me donnerais pas cette peine. Tu subiras alors ce que j'avais prévu pour lui ! Tu mourras plus vite que prévus... Eh bien !" Il ria encore, tout seul. Puis, se retournant, il prit son prit manquant et le mis dans un sac : "Je l'enverrais à tes parents. Un petit souvenir dans un bocal sur la cheminé du salon ne fait pas de mal !" La victime ne le regardait même pas. On aurait dit qu'il essayait de provoquer la Chose...
Il se disait que son petit frère arriverait à temps à la maison et que la police ne mettrait pas bien longtemps à arriver. Pourtant... si la Chose lui faisait réellement subir ce qu'elle avait voulu faire subir à son frère, il n'aurait pas grande chance de vivre assez longtemps pour être sauvé... Voilà pourquoi il faisait tout ce qu'il pouvait pour provoquer cette Chose. Certes, il souffrirait plus, mais au moins, il aurait plus de chance d'en sortir vivant.

"Et z'aller me faire quoi?!" réussit-il à articuler, sur un ton de défi, à l'attention de la Chose.
 
La Chose se foutu de lui et dit sur un ton de défis : "Ma première victime aussi a fait se que tu fais là... Essayer de perdre mon temps pour qu'on puisse venir te sauver ne sert à rien. Et ton frère mourra en chemin : j'ai des amis qui se promènent dans le cimetière ! Eh oui, petit con, j'ai tout prévus !" Il ria encore plus fortement en voyant le visage de terreur que montrait la victime. "Tu es mon jouet." Il le prit alors et le posa sur la table. Il lui cloua les mains et le pied qui restait au bois de la table ; celui-ci hurla de douleur.

Le jeune garçon réussit à marmonner un : "Laissez-moi partir, je ne vous ai rien fait." Mais rien d'autre ne réussit à sortir de sa bouche. Il avait tellement mal qu'il passait la plupart du temps à crier. Sa voix étouffée par ses sanglots semblait terriblement faible. De tout son coeur, il espérait que tout ce que cette Chose lui avait dit à propos de son frère était faux.
"Pourquoi moi?!" Pleurnicha-t-il, n'osant même pas bouger tellement la douleur était forte.

La Chose ne prit pas conscience de se que la victime disait. Il était pressé de jouer ! Il arracha les vêtements de ce dernier. Il prit un verre et le brisa ; La chose prit alors le plus gros morceau et le plus coupant. D'un geste vif, il mutila le jeune homme, pleurnicheur. "Arrête de gigoter !", ria t'il.
Non mais il était fou! Arrêter de gigoter... comme si le jeune garçon pourrait cesser de se tortiller! Criant et le suppliant d'arrêter, le jeune garçon n'arrêtait pas de se tortiller sous la douleur. Il voulait que tout cela cesse. Que cette Chose le tue... qu'il arrête de la faire souffrir pour rien !

La Chose sembla oublier quelque chose et, s'en rappelant, il prit un bic et une feuille de papier : "Dicte moi ton testament."
 
"Quoi?!"
Son testament?! Une lueur d'espoir s'alluma dans ses yeux. Oh oui, il le lui dicterait ce testament... et il prendrait tout son temps...
"Euh... eh bien... Écrivez que... je laisse la pièce qui me sert de chambre, à... à ma petite soeur. Mais attendez! Il ne faut pas oublier non plus que je ne lui laisse que la pièce, pas ce qu'il y a à l'intérieur : Ça, il faut le répartir également. Alors... Je laisse ma peluche favorite à mon grand frère... il l'a toujours apprécié énormément. Et aussi... ma brosse à dent à ma mère..."

Il continua ainsi, énumérant n'importe quoi qui lui passait par la tête. La Chose leva un sourcil : "Ta brosse à dent à ta mère ?... Tu n'a ni soeur et ni grand frère ! Juste un petit frère qui est sûrement en train de se faire bouffer la cervelle ! Ne te fou pas de moi, espèce de crétin ! Perdre du temps ne sert à rien, je te dit : Ma cabane est bien cachée ! Je ne suis pas aussi stupide..." Il écrivait ce qu'il lui disait, c'était son droit... Mais il écrivait à une vitesse surprenante ; on ne savait même pas lire !
 
"Vous n'en savez rien, vous! Laissez-moi donc faire mon testament en paix au moins. Et puis, je ne demandais pas à mourir moi! Je ne vous ai absolument rien fait! Eh bon, ensuite... qu'est-ce que j'ai oublié? Bon, voilà, vous m'avez fait perdre ce que je voulais donner à mon père! Tssss! Pendant que j'y songe, ça vous embêterait de me dire au moins pourquoi je suis ici? Après tout, je ne vous ai pas fait de mal, moi. Et qu'est-ce que vous avez l'intention de me faire?! Oh! Se serait bien à ajouter au testament ça... comment je mourrais.." dit le jeune garçon, tentant à tout prix de gagner du temps.

"Gagner du temps ne sert à rien ! Mais quand vas-tu comprendre ?"Il soupira et écrivit, lisant en même tant à voix haute, la façon dont il mourra : "Je mourrais en étant tranché, découpé, éventré, scié,..." La Chose parla et écrivait en riant, tout en enchaînant ainsi... Peut-être que cela ne lui servirait à rien, mais au moins, il aurait quelques minutes de plus à rester en vie...
"Et n'oubliez pas non plus d'écrire pourquoi vous euh... aller m’éventrer et tout le tralala..."
Il faisait vraiment n'importe quoi pour gagner du temps en tout cas!
"Et relisez-moi donc le tout pour voir... je sais que je n'ai pas encore terminé, mais je veux voir le résultat pour savoir dans quelle voix me diriger..."

"Je ne vais pas te le relire ! Voilà, on va dire que tu as fini." Il rangea alors le testament et prit un objet fin métallisé, en forme de spaghetti [XD] dure. Avec une voix petite et vive, il annonça :"Tu vois, ça... Il va entrer dans ta pupille et y rester."
"NON!
S'il vous plait..." le jeune garçon prit une grande inspiration et reprit d'un ton rapide : "Je... je ferai ce que vous voudrez, mais ne me faites plus de mal, je vous en supplie!"

Il l'aurait probablement supplié à genoux s'il n'avait pas été cloué à la table.
 
Ce que je vous... ? Très bien. Ne bouge pas !" A nouveau, d'un geste vif, il introduisit le fin cylindre métallisé dans l'oeil... La Chose ria :"Si tu était assez intelligent, tu saurai que sa ne fait pas mal !" Il avait raison... La victime n'hurla même pas de douleur. "C'est 5 secondes plus tard que sa fait mal, extrêmement mal !"

Hurlant de douleur, le jeune garçon suppliait la Chose d'arrêter cette torture.
"Je vous en supplie, arrêtez... je... j'ai mal... arrêtez de me faire souffrir... je vous jure que je resterai auprès de vous et je ferai toujours ce que vous me demanderez..."
I
l ne voyait plus rien d'un oeil... Si la Chose continuait ainsi, le jeune garçon allait bien finir par s'évanouir de douleur...

Du sang bien rouge gicla de son oeil. "Tu me voix mieux, là ?" Il tira sa capuche et... C'était un squelette ! Avec un peu de chair pourrie – D’où l'odeur - pendante entre les os de son crâne. Il y avait un bout de son cerveau qui horrifia la jeune victime... S'il n'avait pas eu si mal, le jeune garçon aurait probablement vomi tout ce qu'il avait pu manger dernièrement! Bien que totalement horrifié, la jeune victime gardait toujours en tête qu'elle pourrait peut-être sauver sa peau en suppliant le squelette d'arrêter et qu'en échange, il ferait ce qu'il souhaiterait.
"Je vous en prie... arrêtez de... de me faire du mal, je ferai ce que vous voudrez en échange!"


La Chose soupira : "Tu n'es pas marrante comme victime, tu ne fais que te plaindre ! Très bien, alors tu fais TOUT ce que je te demande ! Y compris torturer quelqu'un si je te le demande. Torture-toi toi même. C'est bien pire..." Il ria encore : "Je te forcerai à appuyez ! Aussi fort que je le voudrais !" Il gifla la victime et lui ôta les clous : Ca faisait encore plus mal quand il les retirait…
 
Enfin! Il resterait peut-être en vie... certes, il n'était plus en très bon état, mais encore en vie! Et la Chose semblait consentir à le laisser tranquille un moment... Mais se torturer lui-même... Se serait certes pire, mais il doutait être capable de le faire... non, jamais il ne pourrait faire cela. Il hurla quand on lui enleva les clous. C'était encore pire que de se les faire mettre!
"Mais je... mais je ne n'arriverai jamais à me... à me torturer moi-même... Je veux bien faire ce que vous me demanderez mais... mais... je... je ne crois pas être capable d'y arriver..."

Le garçon n’avait pas bougé. Il avait bien trop mal pour cela...
 
Mais la chose se remettait en mouvement. Elle s'approcha, jusqu'à ce que son visage soit à quelques millimètres de celui du jeune garçon. Sur les mâchoires du squelette, un rictus effroyable était figé depuis que la décomposition faisait son oeuvre... on aurait pu croire qu'il se moquait ainsi du garçon, de sa peur, de sa souffrance et de ses vaines tentatives pour survivre... ce qui n'était sans doute pas faux.
Le squelette lui souffla alors au visage, mêlant ses mots à son haleine putride : "Voici un scalpel... prouve moi que tu es un artiste! Ta peau sera une très belle toile..."
 
C'est tremblant de peur qu'il prenne le scalpel... mais sa main le fasse tellement souffrir qu'il l'échappa et celui-ci tomba par terre. Le jeune garçon ne s'était toujours pas levé de la table 'd'opération'. En fait, il avait à peine bougé.
"Je... J'ai trop mal... je n'arrive plus à bouger..." pleurnicha-t-il en espérant que le squelette ne s'amuserait pas lui-même à... créer une toile sur sa peau...

On aurait presque pu croire que le squelette s'apprêtait à éclater de rire.. Ce qu'il fit. Un son guttural et horrible s'échappa de ses mâchoires, angoissant le jeune garçon qui se remit doucement à pleurer. Toute la pression qu'il s'efforçait de retenir sur ses épaules s'échappait tout d'un coup. Mais il voulait vivre... Il trouva ainsi la force quasi-miraculeuse de saisir à nouveau le scalpel que lui tendait encore une fois le squelette.
 
 Celui-ci souffla encore: "Vas-y.. N’aies pas peur... Certains finissent même par aimer ça... regarde moi, j'y tenais tellement que je n'ai même plus de peau à force!" et il éclata encore une fois de rire, regardant la main du petit garçon contenant le scalpel se diriger vers une partie de son bras qui n'était pas déjà toute ensanglantée...

Tremblant de peur, il ferma son oeil qui possédait encore la vue, et fit une entaille dans sa peau. Se remettant à pleurer encore plus bruyamment, il finit par en faire une seconde... puis, il en traça lentement une troisième... Incapable de continuer, il ouvrit son oeil, jetant un regard apeuré au squelette. Pouvait-il cesser? Devait-il continuer?
 
Alors qu'il se posait ces questions la Chose secoua doucement la tête, comme déçue du comportement qu'avait le jeune garçon. Tenait-il donc si peu à la vie ? Pourtant, en effet, le petit garçon était mort de peur... il aurait sans doute même préféré être vraiment mort à l'heure qu'il était. Mais il ne pouvait pas faire grand chose pour se libérer... Il jeta quelques coups d'oeils par dessus l'épaule du monstre. N'avait-il pas entendu un bruit de pas, dehors ?
 
Espérant ne pas avoir halluciné, le jeune garçon se fit une nouvelle entaille, pleurant encore plus bruyamment. Avec un peu de chance, on l'entendrait peut-être! Sans même réfléchir plus longtemps, le jeune garçon s'était déjà fait un tas d'entaille sur le bras, dans l’espoir de pleurer toujours de plus en plus fort pour qu'on puisse l'entendre. Le sang coulait sur la table, créant une petite flaque sur celle-ci.
 
La Chose semblait nettement plus satisfaite de l'attitude du garçon...
Même si elle ne trouvait pas que ces entailles ressemblent à quelque chose. Elle fit un rictus méprisant et arracha l'outil des mains du jeune garçon, secouant doucement la tête, comme pour le détromper.
 
Il observa un instant le tranchant du scalpel et passa une phalange osseuse dessus, examinant ensuite le petit garçon comme s'il cherchait où il pourrait bien le couper encore et encore. Mais le bruit se répéta. Cette fois, le squelette se retourna, désagréablement surpris. Assez raide, il se retourna encore une fois vers le petit garçon. "Ferme-la, ou je t'égorge sans plus!" lui susurra-t-il dans l'oreille, avant de trancher celle-ci.
 
par Inki Inochi
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Lundi 5 mars 2007
Chapitre I ~ One Shot [Dir en Grey]
 
 
Le réveil sonna à 07h00 pile. Tout les deux grognèrent, mais l’un se leva… Malgré qu’il aime énormément dormir, il fait tout pour emmerder son amant… Qu’il aimait tant !
 
-         Diiie… Combien de fois je t’ai dit de ne pas mettre DE REVEIL ! On a rien à faire aujourd’hui, en plus !
 
L’interpellé ria intérieurement, mais resta sérieux pour autant.
 
-         Désolé koibito…
 
Il s’avança près du blond et lui piqua un chaste baiser.
 
Le chanteur se laissait faire, et même si il détestait le roux, il adorait ses lèvres douces, pulpeuses et incomparables… Avant de se rendormir paisiblement, il demanda un service au guitariste :
 
-         Die… ?
-         Hai, Koi ?
-         Tu peux me préparé une tasse de café… ? J’vais plus pouvoir me rendormir, maintenant…
 
Quel profiteur…
 
Le roux soupira.
 
-         Bien sûr !
-         Comme je les aime, hein…
 
Et il s’effondra une nouvelle fois sur l’oreiller.
 
Dans la cuisine, Die mangeait tranquillement. Dix minutes étaient passées depuis qu’il avait quitté la chambre. Ses yeux se fermèrent, il crevait de fatigue.
 
Puis, il se souvint du café de son adorable chanteur… Un sourire machiavélique aux lèvres. Avec l’agilité d’Arsène Lupin, il s’empara d’une tasse déjà utilisée. Il mit l’eau à bouillir et s’empara du lait.
 
Ah, non… Il adore le café mélangé au lait…
 
A cette pensée, il rangea rapidement le lait.
 
D’une armoire, il prit cinq sucres ; Le petit démon détestait ça.
 
Le café prêt, il le posa sur la table des croissants ; Ca aussi, le blond détestait. Le guitariste prit un bout de papier, sur lequel il nota quelques mots.
 
Satisfait, il s’enfuit vers la salle de bain.
 
De son côté, Kyô se levait. Il voulait lever son compagnon du mauvais pied, c’était raté… Il remit son pyjama ; la nuit a été torride. Le petit blond s’était tout donné dans ces talents de sadomasochiste pour faire souffrir Die !
 
Arrivé à la cuisine, il vit sa tasse de café. Il fut tout d’abord étonné de constater que Die l’avait fait… Puis, il lut le petit papier…
 
« Manges bien mon amour… Ton café est prêt ! »
 
Et il croit que je vais tomber dans son piège…
 
Fier de ne pas s’être laissé avoir, il jeta le contenu de la tasse dans le lavabo et se refit du café.
 
*       *       *
 
VERS MIDI…
 
Die s’approchait de Kyô, qui était en train d’écrire. Quand le chanteur avait une soudaine inspiration, rien ne pouvait l’arrêter !
 
-         Kyô-sama… ?
-         Hm ?
-         Je… J’ai envie de toi…
 
Le petit blond s’arrêta net d’écrire. Il leva sa tête et croisa le regard chocolat du roux.
 
-         Tu n’as pas assez souffert cette nuit ?
-         Tu déconnes j’espère !... J’ai adoré…
Le chanteur râlait intérieurement, il avait tout fait pour le résultat contraire mais rien n’y faisait !
 
-         Tu as aimé, je vois…
-         Et comment… Mentit Die, en positionnant Kyô, qui se laissait faire, sur ces genoux.
-         Pas maintenant, Die, je bosse, et tu devrais en faire autant…
 
Ecoutant les râles du chanteur, le roux déshabillait celui-ci. Il ne restait plus que le boxer du blond quand le guitariste posa une question :
 
-         Tu m’aimes ?
 
Le chanteur détestait cette question. Pourquoi Die la posait ? Il savait très bien qu’entre eux ce n’était que du sexe.
 
-         Die, tais-toi, tu sais très bien que je…
 
Il fut coupé en pleine phrase, on sonnait à leur porte. « Comme par hasard », pensèrent-ils en même temps.
 
-         J’vais aller ouvrir, annonça Kyô.
 
Die soupira, et retira ses bras des hanches du petit blond.
 
 
Toujours en boxer, Kyô ouvrit la porte. Son regard tombait sur un grand type brun, trop canon… un autre plus timide, et un aux cheveux mauves, pas discret…
 
-         Vous voulez quoi ?
 
Toshiya haussa les épaules :
 
-         Merci l’accueil !
 
Kaoru s’interposa :
 
-         On est venu voir si personne n’est mort…
-         J’vois pas pourquoi quelqu’un serait mort, dit Kyô, les yeux ailleurs.
-         Tu sais très bien de quoi on cause… Bon allez, laisse nous entrer ! S’impatienta Shinya.
 
Le chanteur soupira et se dégagea… Bien vite, il referma la porte et se dirigea au salon, là où le reste du groupe s’était déjà installé. Il ne restait plus de place.
 
-         Ne vous gênez pas, surtout…
-         Bah quoi ! Les genoux de Die sont libres, tu sais…
 
Kyô foudroya du regard le grand bassiste, et s’assit sur Die, tout en boudant, mais tout en le cachant…
Les heures passèrent, et les Dir en Grey « s’amusèrent » en quelque sorte…
Un Kaoru qui gardait un œil sur le couple. Un Shinya qui s’ennuyait à mourir, mais était là sous les ordres du grand leader sama… Un Toshiya qui s’amusait avec les deux « tourtereaux ».
 
-         GAGNEEE !
-         Ca va, Kyô, on a compris…
-         Râle pas, Die, si t’es un perdant, on y peut rien.
-         Haha -_-
 
Kaoru se levait, voyant que la plupart des choses allaient bien.
 
-         BON ! Nous, on va partir !
-         Ah, ils étaient temps…
-         Merci, Kyô, c’est toujours un plaisir…
 
 
LE SOIR…
 
 
-         J’y vais prendre mon bain !
-         Mais tu t’es lavé ce matin !
-         Et alors… Je suis propre, moi…
 
Kyô l’insultait intérieurement. Pendant que Die se déshabillait dans leur chambre, il en profita pour aller à la salle de bain et couper l’eau chaude. Innocemment, il revint dans le salon, l’air de rien…
 
*       *       *
 
Du salon, il entendait un cri venant de la salle de bain.
 
-         Qu’est-ce qu’il y a, mon grand ?
-         L’EAU CHAUDE EST COUPEE, CH’UIS GELE !!
-         Mais fallait faire attention, mon beau, je te l’ai déjà dit plus d’une fois…
 
Il entendait un grognement. Quelques minutes plus tard, il aperçu le guitariste sortir de la salle, juste une serviette pour habit.
 
Putain… C’est vraiment un appel au viol… X___Ô !
 
Kyô ravala sa salive ; Mais que lui prenait-il, du coup ? Combien de fois il avait vu Die ainsi, il n’avait jamais réagit… Et là…
 
Il regarda son entrejambe.
 
C’est pas vrai !!
 
 
-         Qu’est-ce que t’as, Kyô ?
-         Ano… R.. Rien… 
-         T’es sûre ? … Pourtant t’es pire que rouge…
-         La ferme !
 
Le chanteur se levait –tout en faisait attention de ne rien montrer- et s’enferma dans la chambre. Il devait absolument calmer son érection, ça lui faisait si mal tellement il en avait envie…
 
 
*       *       *
 
Le roux n’avait pas compris la réaction du chanteur. Et de toute façon, il s’en contre fichait… Il s’installa sur le canapé, alluma la télé. Il ne se rendait compte de rien… Mais une chose attirait son attention. Depuis la tantôt, il entendait les gémissements de son amant. Et ces gémissements, il les reconnaissait bien…
 
Il toqua plusieurs fois à la porte où Kyo s’était enfermé, et comme un gamin, il le renvoyait balader.
 
-         Kyô, fait pas la conne, je peux très bien t’aider à te soulager si tu en as besoin, et tu le sais très bien…
-         Ce n’est pas du tout ça !!
-         Rhô… Je te connais par cœur !
 
Il entendit un léger cliquetis… La porte s’était ouverte. Il y entra après une minute, et y trouva un Kyô nu, sous les couvertures, ne laissant apparaître que son petit torse finement musclé.
 
-         Youhoouuuu… 
-         Die, fais pas chier, et ramènes toi.
 
Celui-ci acquiesça et entra dans le lit, toujours avec sa serviette, pour ne pas vexer le chanteur.
 
-         Tu faisais quoooii ?
 
Kyô écoutait la question sans y prêter attention. Il était dos à son compagnon et réfléchissait.
 
-         Die…
-         Mh ?
 
Le chanteur ravala sa salive.
 
-         Tires cette serviette, elle est inutile.
-        
-         Tu ne vas pas faire ton timide ?
 
Die ne rajouta rien et ôta la serviette, qu’il jeta à terre. Le petit blond se rapprocha du corps de son amant. Sous les couvertures, il caressa le bras de Die. Celui-ci se demandait ce que Kyô faisait. Jamais il n’a été aussi doux.
 
Le roux ferma les yeux, il n’aurait jamais cru qu’il trouverait ça agréable. Kyô allait plus loin et caressait à présent à pleine main le torse légèrement musclé du guitariste.
 
Ils étaient collés l’un à l’autre, et s’embrassaient une Xème fois, pourtant, quelque chose avait changé. Le baiser était d’autant plus tendre, beaucoup moins violent et insistants…
 
Die passa une main sur le dos de son amant, les glissant jusqu’aux hanches. Soudainement, il arrêta le baiser et regardait amoureusement son petit chanteur.
 
-         Die, c’est quoi ce regard ?
-         Comment ça… ?
-         Il est trop expressif…
-         Et il te dit quoi ?
 
Le blond ne savait pas quoi répondre. Mais à quoi Die jouait-il ?
 
Le chanteur abandonna toutes réponses et se mit à califourchon sur son amant. Il glissa deux doigts dans la bouche irrésistible du roux, qui les léchait lentement. Kyô ne saurait dire Pourquoi, mais à ce moment précis, il souriait.
 
Le blond retirait ses doigts pour les introduire, sans brusquer, en Die. Celui-ci s’en mordait les lèvres.
 
C’est bizarre…, Pensait Die, là, il y va doucement, sans brusquerie… Pourquoi ? Il n’a plus d’idées sadomasochistes pour me faire souffrir comme il le faisait ?
 
Bien vite, Die ne pensait plus à rien ; Kyô l’avait pénétré avec une extrême douceur, tout en se repliant pour le caresser. Le roux se cambra un instant, et ne se fit pas attendre pour bouger des reins, de plus en plus vite, de façon à ce que son amant aille plus profondément en lui.
 
Rapidement, sous les caresses et les baisers, ils jouirent à l’unisson, Die sur leurs torses et Kyô en son amant.
 
Celui-ci, sans se retirer, reposa son corps sur le guitariste, tout aussi fatigué que lui. D’habitude, quand ils faisaient l’amour, ça durait plus longtemps, et il n’y avait pas tous les doux gestes comme à cette fois-ci.
 
Même si ça n’avait pas duré, c’était pour les deux, même s’ils essayaient de le cacher, leur « première meilleure » fois.
 
*       *        *
 
Le lendemain matin…
 
Die se réveillait pile au moment où le réveil allait sonner. Il l’éteignit, pour laisser dormir son chanteur. Il s’apprêtait à sortir du lit, mais une main l’en empêcha. Le roux se retourna, et vit un Kyô, sourire aux lèvres.
 
Le blond s’assit et embrassa Die d’un chaste baiser. Le guitariste fut évidemment surpris, il n’avait jamais droit aux baisers du matin.
 
-         Y a pas de réveil, cette fois… ?
-         Non…
 
Le blond eut un rire.
 
-         Die, à propos d’hier soir…
-         Oui ?
-         Eh bien… C’était… Merveilleux…
 
Die eut un haut-le-cœur. Kyô qui disait ça ? Tout d’un coup, il bouillonnait. Il adorait le regard brun qui le fixait.
 
-         Et aussi, je voulais te dire…, Commença Kyô. Que… Enfin, hier, je t’ai dit qu’entre toi et moi, c’était que du sexe… J’ai menti, hein… Je me suis rendu compte, durant cette nuit, que… Que je t’aime…
 
Le blond baissa la tête et se tripotait les cheveux, attendant une réaction. Il eut pour réponse un baiser, et quelques mots qu’il n’oubliera jamais…
par Inki Inochi
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