Lundi 18 février 2008
Cette voiiix.. Appartenait ààà....
Ah lalaaa ce que je m'aime ! =D

Chapitre XVIII
 
 
Le ton de l’homme fut si bref et impérieux que l’adolescente n’osa guère répliquer, retournant dans son coin en boudant. Elle s’en était allée après un regard d’appel à l’aide lancé à Evan, qui ne la voyait déjà plus… Celui-ci entremêla ses doigts aux mains qui venaient se lier aux siennes.
 
Le monde pouvait s’écrouler, rien n’avait plus d’importance que ce regard ivre ancré dans le sien. Pas de sourires, ni quoi que ce soit. Mais il lui pardonnait déjà à l’avance…
 
Le visage de l’aîné était tellement proche que son souffle chaud parvenait aux joues rougies de plus jeune, qui ne savait plus où se mettre. Ethan le fixait avec une telle intensité qu’Evan en restait intimidé et mal à l’aise.
 
Le jeune avocat sentit une main s’aventurer sur sa hanche, pour lentement la caresser. Des frissons lui parcoururent l’échine quand cette main remonta, doucement, le long de son dos, pour venir se nicher sur une nuque tremblante de satisfaction et d’un désir naissant.
 
Son visage s’empourpra vivement lorsque deux lèvres se posèrent sans son consentement sur le coin de sa bouche. Evan frémit et resserra ses doigts sur l’épaule de son cavalier tout de noir vêtu…
 
Il ferma les paupières, les accolant fort, et ne voulant pas croire à une illusion…
 
Quatre mots audacieux lui parvinrent aux oreilles, prononcés par une voix douceâtre et enjôleuse.
 
Surpris, il rouvrit brusquement les yeux, mais Ethan l’avait déjà abandonné sur la piste, rejoignant une femme qu’il enlaça.
 
Cette femme aurait pu être n’importe qui. Mais ce fut le nom de Betty qui le frappa de plein fouet. Elle embrassait son homme. Le touchait. Lui souriait de cette vulgaire et grotesque manière.
 
« Rejoins moi à l’étage »
 
Cet ordre minutieusement murmuré, il l’aurait volontiers exécuté si le bon Dieu lui avait épargné cette vision, dont il n’aurait fait que s’en passer.
 
Les larmes au bord des yeux, il sortit le plus discrètement possible de la pièce. Il ne voulait pas faire de scandale, c’était pour cela qu’il ne défendait pas encore son territoire ; Ethan.
 
Dans le hall, alors qu’il enfilait maladroitement sa veste, une voix bruyante l’interrompit :
 
-          Heeeeeey ! Mais ! Qu’est-ce que tu fous, où tu vas ?!
 
Evan arrête tout mouvement. Son regard fut lointain, et il ne put empêcher quelques gouttes de s’échapper.
 
-          Il.. Il m’a dit de le rejoindre à l’étage… Et ensuite, il.. Il s’en va chez… cette… Cette…
 
Plaquant sa paume contre sa bouche, afin d’étouffer ses pleurs, Sven s’approcha de lui, le prenant dans ses bras. Il ne savait pas quoi dire afin de le consoler, lui-même était au courant pour Betty, et il se sentait un peu responsable de la peine de son ami… Cela ne devait pas se dérouler comme ça. Evan n’aurait jamais du croiser Betty.
 
-          Et toi… Tu étais au courant ! J’en suis sûr ! Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?! Je.. Je me suis fait humilier de la pire des façons…
-          Ethan n’aime pas Betty, tonna le marié.
 
Evan eut un triste rire ironique, et quitta les bras réconfortants du blond.
 
-          Alors pourquoi est-il avec elle… ?
-          Tu sais bien qu’il déteste la solitude. Il n’arrive pas à se mettre avec.. Quelqu’un d’autre que toi… Avoua Sven.
-          Tu dis n’importe quoi ! Il ne m’aurait jamais abandonné ainsi, il y a cinq ans !
 
Le suisse soupira de lassitude, et rétorqua d’un ton qu’il espérait remettre son ami en place :
 
-          Bordel Evan ! Il a appris que vous étiez frère de la plus brusque des manières !
-          Moi aussi, figure-toi ! Ce n’est pas lui la victime ! Se défendit l’avocat.
-          Ce n’est pas toi non plus !
 
Les deux amis s’observèrent sombrement, avant qu’Evan finisse d’enfiler négligemment son écharpe.
 
-          Bonne fin de soirée.
-          Evan, je t’en pris, ça rime à rien, là…
 
L’interpellé se frotta les yeux de fatigue. Il en avait plus que marre de courir après Ethan, qui jouait inlassablement avec ses sentiments. Cela devenait insupportable d’être ainsi rejeté… Et pourtant…
 
-          Si tu ne restes pas pour moi, reste pour lui. Tu ne sais pas à quel point il est malheureux. Il a même repris la cigarette.
 
Sven s’en allait sur ses mots plutôt brusques, espérant qu’ils sensibiliseraient un minimum le jeune avocat.
 
… Sven… Espèce de…
 
Evan courrait déjà jusqu’à l’étage, dévalisant les escaliers. Une porte grande ouverte attira son attention ; Il s’y engouffra son hésitation. A peine eut-il mit le deuxième à l’intérieur qu’Ethan surgit, pressant instantanément ses lèvres rouges sur la bouche fine du plus jeune. Leurs fronts étaient callés l’un contre l’autre, tandis qu’Ethan autorisait ses mains à s’enivrer du corps frêle d’Evan, l’objet de ses désirs.
 
Celui-ci était impuissant. Lui aussi avait un manque physique à absolument satisfaire. Il enlaça alors son frère, qui lui, gardait la tête blottit contre le creux de l’épaule de son amant.
 
Ils se dirigèrent lentement vers le milieu obscur de la pièce vide, qui ne comportait qu’une fenêtre. L’absence de lumière offrait aux retrouvailles un brin d’intimité.
 
Evan se retrouva très vite à terre, dévêtit de sa veste et son chemisier blanc. Son torse fut gâté de brûlants baisers, ravivant la passion cachée en lui. Sentir ainsi le poids d’Ethan sur son corps ne fit qu’exciter ses sens refoulés, qu’il essayait tant bien que mal de contrôler.
 
L’aîné remonta au visage d’Evan, mêlant une nouvelle fois leurs langues. Ethan pressait son sexe contre l’entrejambe de son cadet, frottant leurs virilités respectives, assoiffés l’un de l’autre.
 
-          … Ethan… Dit.. Dit-moi quelque chose…
 
Evan était peut-être heureux d’avoir retrouvé son âme sœur, mais il ne voulait pas qu’un simple « langage corporel ». Il souhaitait lui parler, comme auparavant. Echanger des mots doux, des secrets, des rires.
 
-          .. Ethan… !
 
Le plus âgé ne répondit toujours pas, préférant largement mordiller les tétons de son compagnon, qui malgré l’irrépressible envie avait encore l’audace de parler.
 
A contre cœur, Evan repoussa son aîné. Bronchant son mécontentement, Ethan atterrit à ses côtés, couché l’un à côté de l’autre, haletant légèrement. Leurs mains se frôlant, Evan en profita pour agripper les doigts d’Ethan. Surpris que celui-ci ressert l’étreinte, il se contenta de savourer silencieusement l’instant…
 
-          C’était toi, ma surprise… Déclara Ethan, un petit sourire niais aux lèvres.
-          Pardon ?
-          Rien..
 
L’agréable silence se réinstalla. Evan tourna sa tête vers la gauche, admirant le profil droit de son frère…
 
-          Sven m’a dit que..
-          Sven dit beaucoup de chose, Le coupa Ethan, qui refusait de montrer ses faiblesses au seul homme qu’il était capable d’aimer.
 
Evan se redressa légèrement, esquissant un timide sourire. Ses doigts commencèrent à caresser le visage détendu d’Ethan, s’attardant irrémédiablement sur la bouche rosée de son faux jumeau.
 
-          Tu m’as manqué… Avoua simplement Evan.
 
L’interpellé, qui avait les yeux clos, détourna abruptement la tête.
 
Evan soupira bruyamment, et relâcha la main de son aîné. A ce qu’il voyait, Ethan n’avait toujours pas mûri. Têtu, il l’était toujours autant.
 
-          .. Evan, ne m’en veux pas.. Tu m’as aussi manqué, évidemment, et plus que tu ne le crois… Murmura-t-il, gêné et embarrassé.
 
Ethan avait juste pensé qu’ils auraient fait l’amour, et que tout cela se serait arrangé... Mais comme à l’accoutumée, Evan avait le satané don de tout compliquer.
 
-          Tu.. Tu veux peut-être venir chez moi.. ? Essaya le plus âgé.
 
Le cadet émit un rire sarcastique, terriblement vexé.
 
-          Oui, pourquoi pas ! Comme ça tu baiseras ton frère et le jettera pour ensuite sauter une certaine Betty ! MAIS OUI, POURQUOI PAS !
 
Evan savait que ses paroles, il allait les regretter. Cet emportement avait été plus fort que lui, il ne voulait plus qu’on joue ainsi avec son cœur.
 
-          Mais putain, Evan ! Je t’interdis de parler comme ça !
-          Ha ouais ?! Mais n’empêche que tu te la fais bien pendant que je crève dans mon coin ! T’en as rien à foutre de ma gueule, dis-le qu’on en finisse ! T’es qu’un putain d’égoïste, tu le seras toujours !
 
Sous son incontournable fureur, Evan se leva, empoignant ses vêtements qu’il ne prit pas la peine d’enfiler.
 
Il passa sa main sur la poignée e la porte… Et celle-ci ne s’ouvrit pas.
 
Evan s’acharna dessus, encore plus énervé… Mais pourquoi cette foutue porte ne s’ouvrait-elle donc pas ?!
 
-          .. Ethan.. Tu l’as fermé à clé ?!
-          Non !
-          Ethan, si c’est toi, tu me l’ouvres tout de suite !
-          Je te dis que ce n’est pas moi !!
 
Evan émit un énième soupir, horriblement mal à l’aise après tout ce qu’il avait craché à Ethan… Jusqu’à ce qu’il entende une certaine chose qui lui mit… La rage.
 
-          HAAAAAHAHAHAHHA !!! HE BIEN C’EST MOI QUI L’AIT FERMEE !!
 
.. Sven…
 
-          ET VOUS RESTEREZ COINCES ICI TOUTE LA NUIT !
 
.. J’vais te…
 
-          PARCE QUE RAS LE CUL DE VOS HISTOIRES !!
 
… Tueeeer…
 
Des pas se firent entendre, semblant s’éloigner, pour totalement disparaître. Evan se retourna lentement, et eut le malheur de croiser un certain regard malicieux…
 
-          Oh non... Gémit Evan.
-          Oh si !
par Inki Inochi
ajouter un commentaire commentaires (18)    créer un trackback recommander
Samedi 16 février 2008
Chapitre XVII
 
 
Cinq minutes ? Dix minutes ? Peut-être même vingt. Il ne saura le dire. Juste que, depuis environ quinze minutes, il s’acharnait contre sa conscience.
 
Entrer ? Ne pas entrer ?
 
C’était Sven qui n’allait pas être content. Mais il n’osait pas. Franchir la porte de cette salle lui demandait un effort, oserait-il dire, surhumain. Il y avait Ethan, derrière cet obstacle. Sa seule motivation, c’était ça. Son frère.
 
Un sentiment de satisfaction le submergea. Sans qu’il n’explique comment, son bras se mouvait lentement vers la sonnette…
 
-          HA BAH QUAND MEME !! Cria une voix familière.
 
Evan sursauta, et releva la tête. Il sourit en constatant que Sven était perché sur une fenêtre, à environ deux mètres au dessus de lui.
 
-          Tu t’es enfin décidé à v’nir ! T’es là depuis exactement dix sept minutes et quarante et une secondes ! Bon, attend-moi, je viens t’ouvrir.
 
Evan rit intérieurement de la tronche abrutie qu’arborait constamment le visage de son fidèle ami.
 
La porte s’ouvrit sur un Sven aux traits plutôt énervé et stressé. Il était vêtu d’un costard argenté, qui mettait en valeur son apparence svelte et son goût pour l’excentricité.
 
-          Evan, tu sais que tes parents son de gros enculés ?
 
Quel accueil…
 
-          Ils t’empêchent de venir à mon mariage juste pour que tu ne voies pas Ethan ! Scan-da-leux !
 
Non, franchement, je m’attendais plutôt à un « Oh, mon ami ! Entre donc !»
 
-          Ils sont irresponsables et baissent plus que jamais dans mon estime !
 
.. Mais non, au lieu de ça, je me les gèle toujours ici, devant la porte…
 
-          Je vais leur dire deux mots, moi ! A cause d’eux, t’as pas pu assister à la cérémonie ! Heureusement que je l’ai faite filmée !!
 
Tiens, je pensais qu’il ne lui mettrait pas la bague au doigt si je n’étais pas présent.. ?
 
-          En plus de ça, j’avais bien dit qu..
-          C’est bon, t’as fini ? J’peux entrer ? Rétorqua Evan, impatient.
-          Oh, ouais, pardon… S’excusa le suisse, tout en cédant le passage.
 
A l’intérieure, Evan fut désenchanté par le grand hall, décoré de fleurs blanches hideuses, du goût de la mariée.
 
-          Hm… Fais pas gaffe à cette déco de pouff, c’pas moi qui l’a choisie…
-          Où est Ethan ? Demanda simplement le cadet.
-          Hé bah t’es direct hein !
-          N’est-ce pas. Ce n’est pas contre toi, je suis heureux pour toi, tu le sais.
 
Sven le coupa en un « Chuuut je comprends ! ». Ils se sourirent l’un à l’autre et, avant de disparaître pour distraire les invités, le nouveau marié murmura aux attentives oreilles d’Evan..
 
-          Il est dans la salle des jeux. Je l’ai saoulé juste pour que t’aies moins de boulot à faire ! Ricana le blond.
 
Evan resta bouche bée. Il aurait voulu crier « T’AS OSE FAIRE QUOI ?! », mais son interlocuteur était déjà parti dans un élan d’hilarité.
 
Oubliant bien vite ce détail, Evan visita les lieux, cherchant la précieuse salle de divertissement « à son aise », bien qu’intérieurement, il trépignait puérilement sur place.
 
Les yeux trop occupés, Evan ne regarda pas où il marchait, et bouscula quelqu’un.
 
Il était tombé nez à nez avec Betty. Evan ne l’avait pas immédiatement reconnue, c’est elle qui se familiarisa.
 
-          Oh ! Evan ! C’est Betty ! Ca fait longtemps !
-          B.. Betty… Bonsoir…
 
OUI Betty, ça fait cinq ans. Et d’abord… Qu’est-ce qu’elle fout là, elle ? C’est une amie à Sven ?
 
-          Je suis contente de te revoir ! Mais désolée, je dois te laisser, je dois chercher un verre pour mon homme !
-          Ton « homme » ? Tu es mariée ? S’étonna-t-il.
 
Purée, si elle est mariée, moi je suis quoi !
 
-          Oh non non non, mais je sens qu’il va me demander en fiançailles ! Gloussa-t-elle.
 
Evan esquissa un sourire crispé. C’était bien ce qu’il lui semblait. Quelle rêveuse, cette nana… Quelqu’un devrait bien, un jour, lui dire qu’elle est insupportablement insupportable. Et puis, cela dit, tant mieux pour elle. Mais lui aussi avait un homme à reconquérir, qu’elle bouge donc de son chemin !
 
-          Ravi, Betty. Je dois te laisser aussi.
 
Il la planta sur ses brefs mots, et se réfugia dans une pièce qu’il n’avait pas encore visitée. Refermant la porte derrière lui, il sentit directement l’odeur de la nicotine empoisonner ses narines et des rires bruyants exploser ses tympans.
 
Evan se retourna furtivement. Une sorte de casino version mini, munie d’une piste de danse bondée.
 
CA c’était du Sven !
 
Instinctivement, il s’aventura dans la salle, où les nuages de fumée lui picotaient les yeux. Il contournait tables et kickers, jusqu’au bar, où il se commanda niaisement un coca.
 
Son verre en main, il scruta les alentours avec plus de distinction. Ils étaient tous bourrés et vêtus de noir, il y avait de quoi se perdre, ce qui n’était pas bon pour sa recherche.
 
-          Ooooh ! Evan ! Ricana une voix féminine, appartenant à une quinquagénaire nommée Sylvie.
 
En l’occurrence, la mère de Sven. Quoi qu’elle fasse, et à n’importe quel moment de la journée, elle ne semblait jamais sobre. Allons savoir pourquoi !
 
-          Bonsoir madame, Sourit-il, ne sachant pas quoi dire d’autre.
 
Heureusement pour lui, le mari de la tarée les rejoignit : Il était un homme un peu plus sérieux.
 
-          Ooooh mais appelle moi Sylvie ! Ca fait moins vieille !
-          Chérie ! Déjà que tu n’es pas à ton avantage, tais-toi ! Bailla son conjoint, en articulant du mieux qu’il pouvait.
 
Le couple s’échangea un monumental baiser baveux et dégueulasse, laissant Evan écoeuré et suicidaire.
 
P’tain, les parents de Sven baisent toujours ou quoiii ?
 
-          Ooooh ! Evan ! La fille de ma sœur t’observe depuis que tu es entré ! Va donc l’inviter à danser ! Articula-t-elle.
-          En fait, je préfèrerais rester juste assis…
-          Oooooh non hein ! Déjà que t’as manqué leur « Oui je le veux » ! Tu vas te grouiller de servir à quelque chose !
 
Le vieux couple s’en alla, tandis qu’Evan cherchait déjà des yeux ladite fille. Il savait très bien de quoi était capable Sylvie quand on ne lui obéissait pas…
 
Quand il croisa les yeux d’une adolescente, non loin, il ne douta pas un instant de son identité. Il s’approcha d’elle d’un pas incertain. Arrivé à sa hauteur, il la vit rougir :
 
-          Tu m’accordes un slow ?
 
Elle hocha vigoureusement la tête, et prit la main que lui tendait Evan, à qui les plans de séduction envers Ethan s’évanouissait peu à peu. Ensemble, ils parcoururent le chemin jusqu’à la piste de danse, où plusieurs duos s’étaient déjà formés.
 
Sans grande conviction, il sourit à la jeune fille, prit ses mains, et entama les premiers pas avec une lassitude dissimulée… Trois secondes n’avaient même pas coulées qu’une main possessive se posa sur l’épaule de l’adolescente.
 
-          Tu me prêtes ton cavalier ?



__________________________________________

VOUS DEVINEREZ JAMAIS QUI C'EST, LALALAAA--
Comment avez-vous trouvé le come back légendaire de FDS.. ?

TSSSSSS X_X

par Inki Inochi
ajouter un commentaire commentaires (12)    créer un trackback recommander
Mardi 26 juin 2007
Pas relu non plus xD

Chapitre XVI
 
 
A 6h10, Ethan était levé, sur le balcon…
 
Tout comme Evan, qui regardait le soleil se lever.
 
Le plus jeune pensait à Ethan, au fait qu’il allait l’avoir pour lui, et que ce serait sa dernière chance pour… « Reconquérir son frère » ? Bizarre vu comme ça, mais réel. Il le voulait, il en avait marre de se voiler la face à côté des autres. Il ne savait pas pour Ethan, mais… Il lui manquait horriblement. Pour lui, ils n’ont jamais été séparés. Raison pour laquelle il ne l’a toujours pas trompé. Que ce soit avec une femme ou un homme.
 
Ethan, lui, de son côté, se roulait sa deuxième dose d’herbe. Tandis qu’il fumait, son regard croisa les premiers rayons de soleil. Un sourire affichait ses lèvres. Etrangement, il avait hâte d’être au mariage de son ami, qui aura lieu ce soir, après un festin digne de Sven !
 
Il se levait finalement. Le travail l’appelait. Et c’était de même pour Evan, qui se levait en même temps que le grand cercle jaune qu’il trouvait plus sublime chaque jour.
 
 
Le soir même, en rentrant du travail, Evan se coucha directement dans son grand lit. La journée l’avait tué, et à force de crier, il avait quelque peu perdu la voix. Bref, il était mort.
 
Mais ce soir… Ce soir, il allait revoir Ethan ! Rien que ça le motivait. Il se relevait et prit une énième douche. Il mit son costard occasionnel, dans lequel il se trouvait mal et serrer. Il détestait ce genre de tenue.
 
Prêt, il descendait les escaliers à pas de course…
 
… Et fût arrêté par ses parents.
 
-         Où vas-tu mon chéri ? Fit sa mère en forçant un sourire.
-         Je.. A… Au… Mariage de… Sven…
 
Son père fit un signe de négation de la tête.
 
-         On devait aller voir ta grand-mère !
-         Hein ? Non, désolé, je dois aller au mariage de S…
-         Le plus important entre lui et ta grand-mère c’est Sven ?!
 
Non, c’est Ethan…
 
-         Nous sommes prêts également. Monte dans la limousine.
-         Quoi ? Maman, j’ai dis non, je…
-         Ne discute pas mon chéri, ta grand-mère t’aime, elle compte sur toi !
-         Mais maman, j’ai promis à…
-         Tes parents ou Sven ?
 
Mais elle va arrêter avec ce chantage à la fin !
 
Evan soupirait. Il ne pouvait pas ne pas y aller. Ethan l’attendait, il ne pouvait pas… C’était son unique chance… Pourquoi Ils s’interposaient encore ? Eux qu’ils lui avaient dit qu’ils ne leur voulaient que du bien…
 
Baissant la tête, il rejoignit limousine familiale. Celle qu’ils prenaient de temps à autre, comme pour ce genre d’occasion. S’installant à l’arrière, de ses bras il entoura ses jambes, et posa sa tête sur la vitre.
 
Alors que la limousine roulait silencieusement dans les rues, sa mère dit pour briser le silence :
 
-         Tu es très beau ce soir mon chéri. Ta grand-mère sera ravie.
 
Ce n’est pas pour elle que je me suis fait beau…
 
Evan restait silencieux. Et dire que Sven était son ami, et qu’il allait lui poser un lapin… Lui qui avait dit qu’il allait venir… Lui qui espérait une deuxième chance.
 
-         Tu es bien silencieux Evan. Rajouta son père.
-         Parce que vous me faites chier ! S’emporta Evan.
 
Sa mère eut un rire nerveux.
 
-         Voyons Evan, ta crise d’adolescence tu l’as déjà passé ! Pourquoi es-tu aussi de mauvaise humeur ?!
-         Et tu poses encore la question… Murmura-t-il pour lui-même.
 
Il ne répondit rien, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtèrent devant une grande maison blanche, qui était repeinte chaque deux ans. Evan détestait sa ‘grand-mère’. Elle ne lui voulait que du mal, elle ne l’aimait pas car il avait été adopté. Elle a toujours été contre lui… Elle gâchait toujours tout.
 
Comme ce soir, par exemple. Si il était enfermé seul avec elle, il la tuerait de ses propres mains. Raison pour laquelle sa mère ne le laissait jamais avec elle.
 
Devant la grande porte d’entrer les attendait deux serviteurs. Ils changeaient toujours, eux aussi ne devaient peut-être pas supporter la vieille folle et ces 5 millions de chats.
 
Ils entraient à l’intérieur, et la virent s’avancer vers eux. Elle était sur une chaise roulante. Evan ne se demandait pas pourquoi, il s’en fichait, et elle n’aura au moins pas cet air hautain qui arbore toujours son visage ridé. Ces longs cheveux retenus en un chignon ne lui allait pas du tout. Ca faisait trop ressortir son large visage. Mais personne ne le lui disait.
 
-         Ha, il est venu… Vous auriez pu m’en abstenir… Grognait-elle en s’en allant dans le salon.
 
Elle ne voulait pas de lui, et lui ne voulait pas d’elle, pourquoi devait-il rester ici ?! Son père lui dit à l’oreille :
 
-         Elle ne pense pas ce qu’elle dit.
 
Les parents se rendirent au salon, tandis que lui traînaient des pieds…
 
 
-         Alors c’est quoi mon cadeau, Sven ?
 
Celui-ci stressait sur place ; Que faisait Evan ?!
 
-         Je… Attends un peu hein ! Toi aussi t’es toujours pressé !
-         Mh… J’aime les cadeaux.
-         C’est plutôt une surprise.
 
Ils discutèrent un moment, puis la future femme de Sven vint aborder Ethan. Sven en profita pour s’éclipser, et d’appeler Evan.
 
Plusieurs coup d’appel plus tard, il entendit la voix presque morte d’Evan.
 
-         T’ES OU !?!
-         … Désolé Sven, je… Je pourrais pas venir…
-         QUOI ?
-         Mes parents m’ont obligé à… Venir voir ma grand-mère…
-         Mais elle te déteste !
-         Ils le savent… Mais moi je pense plutôt qu’ils ne veulent pas que je vienne… A toi mariage…
-         Mais t’as 25 ans !
 
Evan entendait Sven soupirer.
 
-         Evan, je ne lui mettrais pas la bague au doigt si tu n’es pas présent.
 
Il raccrocha.
 
Comment ça il n’épousera pas sa femme si il n’est pas là ?
 
POURQUOI IL FAIT DU CHANTAGE LUI AUSSI !!?
 
Evan était mal. Sven savait très bien jouer avec lui. Il était dans la cuisine depuis dix minutes, à chercher une solution. Puis des pas résonnèrent. Et trois hommes entraient.
 
-         Oh… Fit l’un d’eux. Désolé de vous avoir dérangé.
 
Ils s’apprêtaient à repartir. Mais Evan les retenait.
 
-         Non ! Je… Je pourrais vous demander quelque chose… ?
-         Bien sûr.
 
Les trois serviteurs s’approchèrent de lui.
 
-         M’ouvrir la porte de l’arrière pour.. Pour que je parte et… Et que quelqu’un me conduise jusqu’à un...
 
Il n’avait pas encore terminé sa phrase qu’un des trois hommes souriait en lui répondant :
 
-         Très bien ! De toute façon, on sent qu’elle va nous virer, alors je ne vois pas où est le problème.
 
Il se tourna vers les deux muets.
 
-         Jack, va ouvrir la porte, et toi Alfred, tu le conduiras là où il le désire. Moi je vais divertir les invités. Au revoir Monsieur…
-         Evan. Evan tout court.
 
Ils se sourirent amicalement, tandis qu’Evan le remerciait un nombre incalculable de fois. Il traversa en compagnie de Jack de longs couloirs, jusqu’à arriver à la fameuse porte. Il lui remercia et sortit. Il vit directement une voiture qui l’attendait. C’était la première fois qu’il entrait dans une voiture… Normale ? Elle n’allait pas attirer les regards, elle était simple. Et il s’y sentait bizarrement bien.
 
-         Quelle rue ?
-         Euh… Zut… J’ai oublié, je.. Je vais le rappeler, attendez !
 
Il composa le numéro de Sven et porta le combiné à son oreille.
 
-         Allô ? Evan c’est toi ?
-         Ouiii !
-         Bah pourquoi t’as un numéro privé ?
-         Laisse tomber ! J’arrive ! Donne-moi juste ta rue.
-         Rue L’Émile, n°56. Grouille-toi hein, le festin a déjà commencé sans toi !
-         M’en fou de la bouffe ! C’est Ethan que je veux !
par Inki Inochi
ajouter un commentaire commentaires (20)    créer un trackback recommander
Lundi 25 juin 2007
Pas relus =)

Chapitre XV
 
 
 
-         Alors, comment c’est passé ton procès d’aujourd’hui ?
 
Evan faillit s’étouffer en entendant son père. Ils étaient en train de dîner. Sa mère le regardait, curieuse aussi.
 
-         Je l’ai remporté.
 
Il ne rajouta rien d’autre. Il n’allait pas leur dire qu’il avait vu son frère. Ses parents en auraient fait tout un cinéma… Il culpabilisait trop d’être parti comme un voleur. Et dire qu’Ethan le regardait… Comme une invitation à venir…
 
Mais pour lui dire quoi ? « Salut Ethan, tu viens prendre un verre chez moi ce soir ? ». De toute façon, aucuns sons ne seraient sortit de sa bouche.
 
Le dîné finit, il monta dans sa chambre en trombe et refermait la porte. Encore ces foutues larmes qui lui montaient aux yeux, et il n’y pouvait rien, ça lui faisait du bien malgré tout.
 
Soudain, son portable vibrait.
 
Il le prit directement et colla son nez sur l’écran.
 
Un numéro privé. Et Ethan avait changé de numéro… Serait-ce lui ? Il appuyait sur le bouton magique, et porta l’appareil à son oreille…
 
-         Salut !
 
Ce n’était rien que Sven… Evan prenait trop ses rêves pour des réalités.
 
-         O.. Oui salut Sven…
-         Evan ? Ca n’va pas, t’as pleuré ?
-         Non non ça va, je… Enfin rien du tout, tu veux quoi ?
 
Il entendit un rire.
 
-         Bah mon mariage ! Comment peux-tu m’oublier ainsi !! Je te rappelle juste que t’es invité, c’est tout. Tu viens, hein ?
-         Oui oui ne t’inquiète pas Sven… Passe un bonsoir à ta future femme, je… Je dois raccrocher…
-         Très bien. Et… Devine qui il y aura aussi ?
-        
-         Allez Evan, je le sais très bien, ne te voile pas la face. Je l’ai invité pour toi. Enfin, pour moi aussi hein ! Mais je n’aime pas te voir comme ça.. On dirait un zombie !
 
Après quelques mots échangés, ils raccrochèrent.
 
Evan n’en revenait pas. Il avait un sourire aux lèvres. Il se ferait beau, pour ce mariage. Comme si ça aurait été le sien. Et il fera tout pour qu’Ethan revienne à lui ! Parce que lui ne fera jamais le premier pas.
 
Il se levait, et enfila un bas de pyjama. Il remerciait Sven du fond du cœur… Celui-ci avait deviné pour lui et Ethan. Et il l’avait totalement accepté. Sven était très ouvert, heureusement, il n’aurait pas supporté de perdre ce bon ami.
 
Il eut droit à une longue nuit de sommeil… Bien agitée.
 
 
Au même moment, du côté d’Ethan…
 
-         Toi, perdre un procès ? Hé bien, tu as enfin un adversaire de taille !
-         Tu ne comprends pas…
-         Ho que si ! Tu as perdu tous tes moyens face à Evan !
 
Ethan grogna.
 
-         Prononces pas son prénom Betty…
 
Depuis maintenant 4 ans, ils habitaient ensemble, et étaient disons… En couple. Betty était folle amoureuse de lui. Et elle le montrait en le gâtant exagérément, le cajolant de trop, il détestait ça… Le pire était quand elle lui faisait l’amour. Il était obligé de simuler pour ne pas lui faire de peine. Sa seule fois avec Evan avait été…
 
-         A quoi tu penses mon chou ?
 
Et ces surnoms débiles aussi, il détestait.
 
-         A toi.
 
Betty fit un grand sourire.
 
-         Tu as peut-être envie de…
-         Non.
 
Il prit l’excuse d’être déçu et fatigué à cause de sa défaite.
 
-         Alors on va dîner ? Tu me l’avais promis !
-         Oui, on va dîner…
 
Ils s’habillèrent à leur aise et se retrouvèrent, une heure plus tard, dans un chic restaurant. Un des plus cher de la ville. Il ne savait pas quoi faire de son argent… Il en faisait alors cadeau à Betty.
 
-         Tu n’as pas faim chéri ?
-         Si, si…
-         Mais tu n’as rien mangé !
 
Ethan soupira, prit une fourchette et entama son met.
 
-         Je suis invitée pour le mariage de Sven ?
-         Oh… Hé bien… Je n’en sais rien.
-         Appelle-le, je voudrais savoir.
 
Ethan profita de ce moment pour s’éclipser dans les toilettes.
 
-         Allô Ethaaan ?
-         Bonsoir Sven. Je t’appelle pour savoir si Betty est invitée à ton mariage…
 
Dis non… Pitié dis non !
 
-         Oui.
-         Hein ?!
-         Bah vous êtes ensemble, alors oui.
 
Sven savait qu’Ethan n’était pas comblé. Il savait que son ami se voilait la face depuis 5 ans. Et il savait qu’il allait céder une fois face à son désir.
 
-         Ho Ethan ! Fait-toi beau hein ! Même très beau !
-        
-         En plus de mon mariage, je vais te faire la plus belle surprise de ta vie.
-         Je comprends pas, là, Sven…
-         Pas grave. Contente-toi d’être beau.
 
Sven raccrocha directement. Ce n’était pas quelqu’un qui savait garder quelque chose pour lui, et il n’aura pas résisté à l’envie de lui dire…
 
Ethan retourna auprès de Betty.
 
-         Alors ?
-         C’est évidemment oui.
-         Génial !
 
Ils sortirent du restaurant vers 23h. Alors que Betty parlait, Ethan rêvassait… Car ils se dirigeaient vers un certain parc où des cygnes habitaient. Ca lui rappelait d’agréable moment. Et c’est dans Ce parc qu’Il lui a dit d’arrêter la cigarette…
 
Mais il l’avait reprit, il en était même plus accro qu’avant. Au point que ça ne lui suffisait plus, au point qu’il voulait oublier un certain visage familier, il se donnait corps et âme aux substances illégales que ses lois, auxquels il rendait soi-disant justice, interdisaient.
 
Il ne servait à rien, bon qu’à jeter, misérable. Il avait coulé bien bas. Et une seule personne, inaccessible soit-elle après ce qu’il lui craché au visage cinq ans auparavant, pouvait le sortir de l’eau…
 
De retour chez eux, Betty s’en allait directement au lit, tandis que lui prenait une douche à l’improviste.
 
Une fois sous les draps, le pire arrivait. Betty glissa sa main sur son entrejambe, pour le caresser lentement. Rien. Ca ne lui faisait rien. Il s’efforçait alors de penser à Evan pour bander vraiment. Il ne voulait pas la décevoir, il baisserait dans son estime, il ne le supporterait pas.
 
Betty remarquait l’absence de plaisir. Elle se redressait finalement et perdit patience.
 
-         Ethan à quoi tu joues ! Tu n’es jamais le premier à me faire des avances ! T’es coincé ou quoi ?!
 
Il ne répondait rien. Il s’était endormi. L’image d’Evan en train de jouir dans sa tête l’avait emporté pour une nuit solitaire de plus…
par Inki Inochi
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Mercredi 20 juin 2007
Très court chapitre [2 pages Word xD], que je viens de terminer à la va-vite... Désolée ToT

Chapitre XIV
 
 
Hier, Evan avait eu 27 ans. Cinq ans avaient passé sa dure séparation. Séparation auquel il ne s’était jamais remit. Il faisait semblant devant sa famille, mais une fois seul, sous les draps, il pleurait, encore et encore, toutes les larmes de son corps. Il en avait mal aux yeux. Il en avait mal au cœur…
 
Ses parents adoptifs n’avaient jamais parlé de son histoire avec son frère. Il n’avait jamais dit à quel point il l’avait aimé, ni à quel point il l’aimait toujours…
 
Son père avait toujours sa galerie en poche. Sven y travaillait toujours… Mais pas Ethan. Lui, il ne lui avait pas menti en disant qu’il allait s’en aller, loin. Il ne l’avait pas cru, jusqu’au matin où il est allé le trouver au magasin…
 
Il ne voulait pas le croire… Ca ne pouvait pas se finir ainsi ! Qu’ils soient frères ou non, rien ne changeait, il l’aimait, il l’aimait à en crever !
 
Evan eut son diplôme. Il était avocat depuis trois ans, et commençait à se faire connaître par de petites affaires.
 
D’ailleurs, aujourd’hui, il avait un client à défendre. Celui-ci avait menacé un professeur avec un couteau. Il avait travaillé dessus toute la nuit… Et il allait remporter cette victoire en plus !
 
Il se rendait au tribunal vers 13h. Il était à présent dans la salle, où le Juge, les jurys et autres étaient déjà présents.
 
Tandis qu’il parlait à son client, lui expliquant la situation, ledit professeur menacé et son avocat firent irruption dans la pièce, se dirigeant vers l’avant de la salle, où ils s’installèrent.
 
Evan tourna son visage vers la gauche pour voir son adversaire du moment…
 
ETHAN ?!
 
Il rebaissait directement la tête. Ethan ne l’avait pas encore vu. Se cacher. Il devait se cacher… Il mit sa main au visage, sous l’œil attentif de son jeune client.
 
-         Monsieur, ça ne va pas ?
-         S… Si…
-         Me dites pas que vous avez zappé ce que vous deviez dire !?
-         Non ! Arrêtez de stresser. Ce.. Ce n’est rien…
 
 
Voilà 10 minutes que ça avait commencé. Ethan l’avait remarqué. Et tout ce qu’Evan trouva à faire, c’est…
 
-         Objection votre honneur ! Mon client n’avait jamais cherché à blesser son professeur !
-         Objection retenue, Déclarait le Juge. Celui-ci continua en s’adressant à Ethan, qui lançait un regard noir à Evan : Quant à vous Monsieur Francis, soyez indulgent. Reprenez je vous pris.
 
Ethan soupira et rajouta simplement :
 
-         Je n’ai pas d’autre question votre honneur.
 
Evan eut un sourire de victoire dissimulé. Il se leva et fit face audit professeur, qui le regardait avec un air de mépris.
 
-         Monsieur Marius, commença Evan, si mon client avait vraiment cherché a vous faire du tord, et que vous l’aviez sentit, pourquoi ne pas avoir déclenché l’alarme ? Il y en a bien une dans chaque classe, non ?
-         Objection votre honneur ! Se défendit Ethan. Mon client n’avait pu faire aucun geste, il avait peur !
-         Objection refusée. Monsieur Marius, veuillez répondre aux questions s’il vous plaît.
-         Je.. Je ne l’ai pas fait parce que… Mais oui, parce que j’avais peur ! Je… J’étais à mon bureau et il s’approchait de moi…
-         Vous dites que vous étiez à votre bureau ?
-         Oui…
-         Les alarmes sont placées juste à côté de vous, Monsieur Marius. Et le siège de mon client est au fond de la classe. Vous aviez eu largement le temps pour…
 
Ethan, qui ne supportait pas se laisser abattre comme ça, se levait encore une fois :
 
-         Objection votre honneur, mon client ne l’avait pas directement vu venir !
-         Objection refusée, n’interrompez pas s’il vous plaît.
 
La fin du procès se terminait. Evan l’avait remporté, et il était fier de lui. Voilà une leçon donnée à Ethan ! Et puis, comment cela se faisait-il qu’il ait eu son bac ? Il ne foutait rien dans les amphis !
 
Evan cessait de se poser des questions. Il félicita son jeune client et prit son sac. Se levant, il remarquait qu’Ethan était resté assis, à le fixer… Leurs regards ne se lâchaient pas.
 
Pourtant, Evan n’y fit pas plus attention, et continuait son chemin. Il avait mal au cœur de partir comme ça. Il avait, durant toutes ces années, maudit Ethan de s’être enfuis… Mais là, c’est lui qui s’enfuyait. Et bizarrement, il n’arrivait pas à se retourner pour le prendre dans ses bras et l’embrasser. Il avait trop de rancœur pour ça.
 
Si seulement Ethan faisait le premier pas pour s’excuser et revenir à lui…
 
Il lui pardonnerait.
par Inki Inochi
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>