Lundi 18 février 2008
Cette voiiix.. Appartenait ààà....
Ah lalaaa ce que je m'aime ! =D
Chapitre XVIII
Ah lalaaa ce que je m'aime ! =D
Chapitre XVIII
Le ton de l’homme fut si bref et impérieux que l’adolescente n’osa guère répliquer, retournant dans son coin en boudant. Elle
s’en était allée après un regard d’appel à l’aide lancé à Evan, qui ne la voyait déjà plus… Celui-ci entremêla ses doigts aux mains qui venaient se lier aux siennes.
Le monde pouvait s’écrouler, rien n’avait plus d’importance que ce regard ivre ancré dans le sien. Pas de sourires, ni quoi que
ce soit. Mais il lui pardonnait déjà à l’avance…
Le visage de l’aîné était tellement proche que son souffle chaud parvenait aux joues rougies de plus jeune, qui ne savait plus où
se mettre. Ethan le fixait avec une telle intensité qu’Evan en restait intimidé et mal à l’aise.
Le jeune avocat sentit une main s’aventurer sur sa hanche, pour lentement la caresser. Des frissons lui parcoururent l’échine
quand cette main remonta, doucement, le long de son dos, pour venir se nicher sur une nuque tremblante de satisfaction et d’un désir naissant.
Son visage s’empourpra vivement lorsque deux lèvres se posèrent sans son consentement sur le coin de sa bouche. Evan frémit et
resserra ses doigts sur l’épaule de son cavalier tout de noir vêtu…
Il ferma les paupières, les accolant fort, et ne voulant pas croire à une illusion…
Quatre mots audacieux lui parvinrent aux oreilles, prononcés par une voix douceâtre et enjôleuse.
Surpris, il rouvrit brusquement les yeux, mais Ethan l’avait déjà abandonné sur la piste, rejoignant une femme qu’il
enlaça.
Cette femme aurait pu être n’importe qui. Mais ce fut le nom de Betty qui le frappa de plein fouet. Elle embrassait son
homme. Le touchait. Lui souriait de cette vulgaire et grotesque manière.
« Rejoins moi à l’étage »
Cet ordre minutieusement murmuré, il l’aurait volontiers exécuté si le bon Dieu lui avait épargné cette vision, dont il n’aurait
fait que s’en passer.
Les larmes au bord des yeux, il sortit le plus discrètement possible de la pièce. Il ne voulait pas faire de scandale, c’était
pour cela qu’il ne défendait pas encore son territoire ; Ethan.
Dans le hall, alors qu’il enfilait maladroitement sa veste, une voix bruyante l’interrompit :
- Heeeeeey ! Mais ! Qu’est-ce que tu fous, où tu vas ?!
Evan arrête tout mouvement. Son regard fut lointain, et il ne put empêcher quelques gouttes de s’échapper.
- Il.. Il m’a dit de le rejoindre à l’étage… Et ensuite, il.. Il s’en va chez… cette… Cette…
Plaquant sa paume contre sa bouche, afin d’étouffer ses pleurs, Sven s’approcha de lui, le prenant dans ses bras. Il ne savait
pas quoi dire afin de le consoler, lui-même était au courant pour Betty, et il se sentait un peu responsable de la peine de son ami… Cela ne devait pas se dérouler comme ça. Evan n’aurait jamais
du croiser Betty.
- Et toi… Tu étais au courant ! J’en suis sûr ! Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?! Je.. Je me suis fait humilier de la pire des façons…
- Ethan n’aime pas Betty, tonna le marié.
Evan eut un triste rire ironique, et quitta les bras réconfortants du blond.
- Alors pourquoi est-il avec elle… ?
- Tu sais bien qu’il déteste la solitude. Il n’arrive pas à se mettre avec.. Quelqu’un d’autre que toi… Avoua Sven.
- Tu dis n’importe quoi ! Il ne m’aurait jamais abandonné ainsi, il y a cinq ans !
Le suisse soupira de lassitude, et rétorqua d’un ton qu’il espérait remettre son ami en place :
- Bordel Evan ! Il a appris que vous étiez frère de la plus brusque des manières !
- Moi aussi, figure-toi ! Ce n’est pas lui la victime ! Se défendit l’avocat.
- Ce n’est pas toi non plus !
Les deux amis s’observèrent sombrement, avant qu’Evan finisse d’enfiler négligemment son écharpe.
- Bonne fin de soirée.
- Evan, je t’en pris, ça rime à rien, là…
L’interpellé se frotta les yeux de fatigue. Il en avait plus que marre de courir après Ethan, qui jouait inlassablement avec ses
sentiments. Cela devenait insupportable d’être ainsi rejeté… Et pourtant…
- Si tu ne restes pas pour moi, reste pour lui. Tu ne sais pas à quel point il est malheureux. Il a même repris la cigarette.
Sven s’en allait sur ses mots plutôt brusques, espérant qu’ils sensibiliseraient un minimum le jeune avocat.
… Sven… Espèce de…
Evan courrait déjà jusqu’à l’étage, dévalisant les escaliers. Une porte grande ouverte attira son attention ; Il s’y
engouffra son hésitation. A peine eut-il mit le deuxième à l’intérieur qu’Ethan surgit, pressant instantanément ses lèvres rouges sur la bouche fine du plus jeune. Leurs fronts étaient callés
l’un contre l’autre, tandis qu’Ethan autorisait ses mains à s’enivrer du corps frêle d’Evan, l’objet de ses désirs.
Celui-ci était impuissant. Lui aussi avait un manque physique à absolument satisfaire. Il enlaça alors son frère, qui lui,
gardait la tête blottit contre le creux de l’épaule de son amant.
Ils se dirigèrent lentement vers le milieu obscur de la pièce vide, qui ne comportait qu’une fenêtre. L’absence de lumière
offrait aux retrouvailles un brin d’intimité.
Evan se retrouva très vite à terre, dévêtit de sa veste et son chemisier blanc. Son torse fut gâté de brûlants baisers, ravivant
la passion cachée en lui. Sentir ainsi le poids d’Ethan sur son corps ne fit qu’exciter ses sens refoulés, qu’il essayait tant bien que mal de contrôler.
L’aîné remonta au visage d’Evan, mêlant une nouvelle fois leurs langues. Ethan pressait son sexe contre l’entrejambe de son
cadet, frottant leurs virilités respectives, assoiffés l’un de l’autre.
- … Ethan… Dit.. Dit-moi quelque chose…
Evan était peut-être heureux d’avoir retrouvé son âme sœur, mais il ne voulait pas qu’un simple « langage corporel ».
Il souhaitait lui parler, comme auparavant. Echanger des mots doux, des secrets, des rires.
- .. Ethan… !
Le plus âgé ne répondit toujours pas, préférant largement mordiller les tétons de son compagnon, qui malgré l’irrépressible envie
avait encore l’audace de parler.
A contre cœur, Evan repoussa son aîné. Bronchant son mécontentement, Ethan atterrit à ses côtés, couché l’un à côté de l’autre,
haletant légèrement. Leurs mains se frôlant, Evan en profita pour agripper les doigts d’Ethan. Surpris que celui-ci ressert l’étreinte, il se contenta de savourer silencieusement
l’instant…
- C’était toi, ma surprise… Déclara Ethan, un petit sourire niais aux lèvres.
- Pardon ?
- Rien..
L’agréable silence se réinstalla. Evan tourna sa tête vers la gauche, admirant le profil droit de son frère…
- Sven m’a dit que..
- Sven dit beaucoup de chose, Le coupa Ethan, qui refusait de montrer ses faiblesses au seul homme qu’il était capable d’aimer.
Evan se redressa légèrement, esquissant un timide sourire. Ses doigts commencèrent à caresser le visage détendu d’Ethan,
s’attardant irrémédiablement sur la bouche rosée de son faux jumeau.
- Tu m’as manqué… Avoua simplement Evan.
L’interpellé, qui avait les yeux clos, détourna abruptement la tête.
Evan soupira bruyamment, et relâcha la main de son aîné. A ce qu’il voyait, Ethan n’avait toujours pas mûri. Têtu, il l’était
toujours autant.
- .. Evan, ne m’en veux pas.. Tu m’as aussi manqué, évidemment, et plus que tu ne le crois… Murmura-t-il, gêné et embarrassé.
Ethan avait juste pensé qu’ils auraient fait l’amour, et que tout cela se serait arrangé... Mais comme à l’accoutumée, Evan avait
le satané don de tout compliquer.
- Tu.. Tu veux peut-être venir chez moi.. ? Essaya le plus âgé.
Le cadet émit un rire sarcastique, terriblement vexé.
- Oui, pourquoi pas ! Comme ça tu baiseras ton frère et le jettera pour ensuite sauter une certaine Betty ! MAIS OUI, POURQUOI PAS !
Evan savait que ses paroles, il allait les regretter. Cet emportement avait été plus fort que lui, il ne voulait plus qu’on joue
ainsi avec son cœur.
- Mais putain, Evan ! Je t’interdis de parler comme ça !
- Ha ouais ?! Mais n’empêche que tu te la fais bien pendant que je crève dans mon coin ! T’en as rien à foutre de ma gueule, dis-le qu’on en finisse !
T’es qu’un putain d’égoïste, tu le seras toujours !
Sous son incontournable fureur, Evan se leva, empoignant ses vêtements qu’il ne prit pas la peine d’enfiler.
Il passa sa main sur la poignée e la porte… Et celle-ci ne s’ouvrit pas.
Evan s’acharna dessus, encore plus énervé… Mais pourquoi cette foutue porte ne s’ouvrait-elle donc pas ?!
- .. Ethan.. Tu l’as fermé à clé ?!
- Non !
- Ethan, si c’est toi, tu me l’ouvres tout de suite !
- Je te dis que ce n’est pas moi !!
Evan émit un énième soupir, horriblement mal à l’aise après tout ce qu’il avait craché à Ethan… Jusqu’à ce qu’il entende une
certaine chose qui lui mit… La rage.
- HAAAAAHAHAHAHHA !!! HE BIEN C’EST MOI QUI L’AIT FERMEE !!
.. Sven…
- ET VOUS RESTEREZ COINCES ICI TOUTE LA NUIT !
.. J’vais te…
- PARCE QUE RAS LE CUL DE VOS HISTOIRES !!
… Tueeeer…
Des pas se firent entendre, semblant s’éloigner, pour totalement disparaître. Evan se retourna lentement, et eut le malheur de
croiser un certain regard malicieux…
- Oh non... Gémit Evan.
- Oh si !